Géopolitique du coronavirus II – entretien avec Marion Sigaut

Née le 2 juin 1950 à Paris, Marion Sigaut est écrivain, historienne et conférencière française. Titulaire d’un diplôme d’études approfondies en Histoire, elle a publié des ouvrages relatifs à l’histoire du XVIIIe siècle en France et traitant d’affaires religieuses, policières et judiciaires de la fin de l’Ancien Régime jusqu’aux débuts de la Révolution française. A ce jour, elle a publié 17 ouvrages dont deux bandes dessinées. Parmi ceux-ci : « Russes errants : sans terre promise », « La Marche rouge, les enfants perdus de l’Hôpital général » , « Les Droits sexuels ou la destruction programmée de l’enfance et de la famille» chez Sigest, et «Foi de dissidente» chez Civitas.

Strategika – On lit beaucoup d’éléments contradictoires selon les différentes sources d’information disponibles ou selon les avis des professionnels de la santé. Quelle est la réalité effective de cette pandémie selon vous ?

Il y en a forcément plusieurs. Mais pour la complotiste assumée que je suis, il y a une tentative d’instaurer un gouvernement mondial sous couvert de protection sanitaire des populations. Mais le complot a forcément de multiples facettes, le projet de faire de gros sous avec des médicaments chers en étant une. Il y a également, à mon sens, celui de faire vacciner tout le monde, avec le double avantage du pactole financier et du puçage d’une population réduite à l’esclavage. Le Meilleur des mondes, ni plus ni moins. Le tout avec la sexualisation à outrance qui fera du sexe une activité de loisir déconnectée de la personne et de la transcendance. Le bout de l’horreur.

Strategika – Cette pandémie précède-t-elle un effondrement économique et systémique ?

Là je n’en ai pas la moindre idée. Ou plutôt j’ai là-dessus des idées sans intérêt pour le public car totalement décousues.

Strategika – Plus de 3 milliards de personnes sont appelées à se confiner dans le monde. Pour la première fois de son histoire, l’humanité semble réussir à se coordonner de manière unitaire face à un ennemi global commun. Que vous inspire cette situation ?

Je pense que le diable est aux commandes, mais que ça se retournera contre lui.

Entendons-nous : ce que j’appelle le diable, c’est la force active dévouée au mal et à la destruction. C’est la force qui a, méthodiquement, à force de mensonges et de crimes, remplacé la recherche du bien commun par la glorification du profit et de la jouissance immédiate. Réussir à confiner 3 milliards de personnes sur un mensonge éhonté, chapeau l’artiste. Mais que va-t-il en sortir ? Bien malin qui peut le dire. Une des premières conséquences visibles, pour le moment, est la remise en question de la mondialisation chez nombre de gens qui ne l’avaient encore pas remise en question.

On va vouloir relocaliser, réhabiliter la production locale, le retour à la terre, tout ce que j’appelle de mes vœux depuis toujours… Un mal pour un plus grand bien ?

Mais le confinement est évidemment une mauvaise solution, l’ennemi commun n’est pas le coronavirus mais les salauds qui nous gouvernent par le mensonge et la violence. Qui vivra verra.

Strategika – Cette pandémie va-t-elle forcer l’humanité à se doter d’un gouvernement mondial comme le préconisait Jacques Attali lors de la pandémie de grippe A en 2009 ?  

C’est le but, et ça ne marchera pas. Aucun gouvernement mondial n’est possible ni souhaitable sauf à décider de donner les clés du poulailler au renard.

Le gouvernement mondial, c’est ni plus ni moins que l’aboutissement du mal absolu pour l’humanité. Notre humanité est faite de diversité, un mot totalement vidé de sa substance par la volonté de forcer un brassage au détriment de tout le monde.

La diversité, c’est chacun chez soi, ouvert à l’autre comme on ouvre sa maison, pour recevoir des visiteurs, mais en ayant eu soin d’y faire de murs et une toiture solides.

D’autre part, plus le pouvoir est éloigné de la population, plus il est abusif. On aurait dit à nos aïeux des campagnes qu’un jour des gens à Bruxelles leur diraient quoi planter, ils nous auraient pris pour des fous. Avant le Révolution, il était impensable, je dis bien impensable, que les maîtres d’école soient choisis par qui que ce soit d’autre que les habitants concernés. Même le roi n’aurait pas songé à leur imposer quelqu’un. L’Église pas plus. Ce sont les habitants qui choisissaient leur maître d’école et décidaient des programmes qu’il offrirait aux enfants, l’influence du roi consistant à lui garantir de bonnes conditions de salaire et de vie et celle de l’Église à le former le mieux possible. Ce droit des parents était si reconnu que la Révolution, dans son, incomparable entreprise de destruction de l’école chrétienne, n’a pas remis en cause ce droit fondamental.

La Révolution a, méthodiquement, éloigné le pouvoir de décision des habitants, on a appelé ça la démocratie alors que c’est son contraire. Là où la population décidait à main levée dans des réunions hebdomadaires ou chaque feu était représenté, on a inventé l’élection de députés envoyés à la capitale blablater sur des sujets choisis par d’autres.

Ça a été le recul de tout pouvoir décisionnaire des gens sur leur vie. Le gouvernement mondial n’est ni plus ni moins que la continuation de ce processus à l’échelle mondiale. C’est le diable, vous dis-je.

Strategika – En 2009 toujours, Jacques Attali expliquait que « l’Histoire nous apprend que l’humanité n’évolue significativement que lorsqu’elle a vraiment peur ». Que vous inspire cette idée ?    

Je dirais que les gens renoncent à leurs libertés et à leur bon sens quand ils ont peur. D’où l’intérêt, pour ces salauds, d’engendrer la peur. La Révolution française en est un exemple frappant. Ce qu’on a appelé « La Grande Peur » qui a précédé l’abandon des privilèges, c’est-à-dire de tous les droits acquis par des générations et des générations de travailleurs, a été méthodiquement organisée par le duc d’Orléans, cousin, du roi et grand-maître du Grand-Orient, qui a envoyé ses sbires à cheval dans les campagnes diffuser des fausses nouvelles pour affoler la population.

Oui la peur a fait évoluer les Français. Dans la plus mauvaise direction possible. Ceux qui veulent que nous ayons peur veulent notre destruction. Je revois les yeux exorbités de la petite crétine aux petites nattes qui vociférait « I want you to panic » et je vois qui il y a derrière. Quand on aime quelqu’un, on tente, d’abord et avant tout de le rassurer et de le sortir de la peur qui paralyse. Face au danger, la peur est une alerte. Elle ne peut pas être un but ni un moyen pour celui qui l’éprouve. On n’agira qu’en surmontant la peur.

Ceux qui veulent que nous ayons peur veulent notre mort. Ni plus, ni moins.

Strategika – Comment voyez-vous l’évolution de la pandémie et ses conséquences politiques et sociales dans les semaines à venir ?

J’ai du mal à voir quelque chose, mais je pense que le plan de nous faire avaler des médicaments hors de prix et une vaccination générale a du plomb dans l’aile. La chloroquine semble le grain de sable qui fait dérailler la machine. La chloroquine et le reste d’ailleurs, il y a certainement quantité d’autres substances tout aussi efficaces et bon marché qui pourraient être mises à la disposition du publie. Je viens d’écouter le couple Delépine, c’est éloquent.

Le roi est nu. Tout le système mis en place ces 40 dernières années pour nous abrutir et nous faire renoncer à ce que nous sommes est en train de s’ébranler. J’ignore totalement comment ça va se terminer, mais mal, forcément mal pour les salauds qui nous gouvernent, et ceux qui les dirigent. 

Strategika – Existe-t-il une issue politique à la situation que vous venez de décrire et quelle forme pourrait-elle prendre selon vous ?

Dans le cadre de la République, aucune. La gueuse a montré son vrai visage, le même au demeurant depuis plus de deux siècles qu’on nous l’a imposée dans le sang. Je n’ai aucune espèce de visibilité sur ce qui va se passer, et je ne conçois même pas qui pourrait remplacer à l’Élysée le minus qui occupe la place.

Mais je perçois, à terme, un véritable retour à la vie locale, à la production locale, aux échanges locaux, à la petite industrie locale, à la reconquête de territoires qui ont, des siècles durant, montré leur capacité à nourrir et faire prospérer un peuple industrieux et moral.

En arrivant à la campagne à l’âge de 40 ans, j’ai compris que la démoralisation du pays était surtout un phénomène urbain. Dans le village où tout le monde regarde, on ne se comporte pas comme un gougnafier comme on peut faire en ville. La morale a encore un sens, la notion de bien commun est évidente, et il ne viendrait à personne l’idée de se demander si un homme peut devenir une femme et réciproquement.

Malheureusement cette population est réduite à une misère par rapport à ce qu’elle était. Nous sommes les derniers des mohicans. Mais le salut viendra de la France périphérique, c’est évident.

Strategika – Comment liez-vous la crise actuelle à votre domaine d’expertise et votre champ de recherche ?

J’y vois l’aboutissement de ce que fut le renversement de la chrétienté par le règne de Mammon. Mammon, dieu du profit, qui jeta les marchands à la conquête du monde par l’esclavage, la destruction de civilisation entières. Mammon qui transforma le pain du peuple en marchandise comme une autre, et l’usure comme la juste rémunération de l’argent, autre marchandise comme une autre. Tout ce qu’on a voulu appeler le « progrès » a été la lente dégradation de la dignité et de la liberté humaine.

L’étude de la vie paysanne entre la fin du Moyen âge et la Révolution française montre une lente et inéluctable dégradation des conditions de vie, un recul de la dignité et de la liberté. Pour la condition ouvrière c’est encore plus flagrant. On a dépossédé le monde ouvrier de son outil de travail au moment où la technique allait permettre de soulager le travailleur manuel. Si les corporations n’avaient pas été détruites, la technique aurait bénéficié à l’ouvrier, au lieu de quoi, entre les mains du financier, elle l’a asservi jusqu’à l’envoyer au chômage en attendant de l’éliminer physiquement.

Le combat est eschatologique.

Un clin d’œil ?

Allez, je me lance : c’est la lutte finale…

5 pensées sur “Géopolitique du coronavirus II – entretien avec Marion Sigaut

  • 4 avril 2020 à 2 h 54 min
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    C’est vif et bien envoyé, Madame Sigault!

    Sur la fabrication de l’épidémie, on pourra ne pas être d’accord. Elle a, ce me semble, toutes les caractéristiques d’un accident, ou d’un acte de la Providence …

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    • 11 avril 2020 à 21 h 34 min
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      Il y a des coïncidence qui me laissent penser le contraire. La Chine est un des pays de Mammon.

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    • 8 septembre 2020 à 23 h 48 min
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      Il n’y a aucune épidémie : les virus pathogènes n’existent pas, comme l’a montré Stefan Lanka.
      http://neue-medizin.com/lanka2.htm
      Nous avons affaire à une pure manipulation des chiffres et des faits dans un but de peur générale. Les prétendus tests ne font que percevoir des choses indirectes et arbitraires (par exemple, les tests PCR amplifient des séquences d’ADN pour les comparer à une séquence… arbitraire), pas détecter quelque agent pathogène que ce soit ; et aucune maladie spécifique n’est réellement apparue, on n’a fait qu’utiliser des symptômes préexistants pour faire croire à un tableau clinique.
      Un document de synthèse (en anglais) qui peut être éclairant :
      https://theinfectiousmyth.com/book/CoronavirusPanic.pdf

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  • 8 avril 2020 à 0 h 14 min
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    De ce long monologue assez inbuvable je n’ai retenu que les deux éléments finaux le syndrome de Münchhausen, mais qui nous inflgerait des maux insupportables et viendrait nous en soulager pour se mettre en valeur ?
    Serions nous assez inconséquents pour remercier ce faux sympathique
    Pour lui vouer de la reconnaissance.
    Non pour moi çà n’a pas de sens je ne peux absolument pas tomber dans ce baize couillons.

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    • 27 juillet 2020 à 5 h 47 min
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      D’après vous, pourquoi votre président ment-il au kilomètre ? Qui donc le pousse à agir de la sorte et qu’est-ce que ça lui rapporte d’agir ainsi ?

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