De Macron à Mitterrand : remarques sur la dictature pérenne du parti socialiste en France – Nicolas Bonnal

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Par Nicolas Bonnal

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Quelques analystes de papier-mâché vantaient la disparition du parti socialiste en France. En réalité il est puissant comme jamais, en France, en Allemagne ou en Amérique. Car le parti socialiste ou la social-démocratie est le parti de la Fin des Temps, le parti de l’Etat omniprésent et forcené, et de la guerre éternelle (pour Rothbard et les libertariens américains). Le PS en France comme le SPD en Allemagne ou le parti démocrate en Amérique constituent aussi l’armature de l’État profond de ces malheureux pays et il semble qu’ils agissent comme une tunique de Nessus dont on ne puisse jamais se débarrasser. C’est que la masse des cancres vote pour eux et que la droite crève (rêve).

Il y a quelques mois l’excellent et bon communiste Régis de Castelnau écrivait : “La campagne de l’élection présidentielle 2022 est un grand révélateur de la déshérence politique dans laquelle se trouve notre pays. En 2017, un trio constitué de la haute fonction publique d’État, de l’oligarchie économique et de la magistrature politisée, a organisé de longue main un coup d’État pour faire élire à la magistrature suprême un parfait inconnu. S’appuyant sur l’essentiel de l’armature politique du Parti socialiste, Emmanuel Macron a ainsi réalisé un hold-up mettant la dernière main à la destruction des institutions républicaines.”

J’avais un grand-oncle jadis, inévitable retraité de la fonction publique, qui me disait voter socialiste car c’était le parti fourre-tout. De fait ça l’est.

Le PS est le parti de la ponction publique et des retraités.

C’est le parti des boomers et des octogénaires ludiques façon Cohn-Bendit.

C’est le parti des affairistes et des magouilleurs (relisez les Montaldo)

C’est le parti des écolos, des antiracistes et des féministes, le parti du sociétal déstructurant.

C’est le parti de l’américanisation à mort.

C’est le parti bourgeois héritier de la bohème et de la Terreur révolutionnaire.

C’est le parti de la conspiration et de l’occultisme (Muray en a bien parlé dans son Dix-neuvième et moi dans mon Mitterrand).

Le PS est aussi le parti de la désindustrialisation. On avait un déficit commercial de cent milliards en 1982 ; aujourd’hui on est à 150 milliards de francs mensuels.

Enfin c’est le parti des envahisseurs. 92% des musulmans ont voté pour Hollande en 2012, Hollande qui a sonné le glas de la France.

Le PS contrôle Élysée avec Macron et ses acolytes du business, et aussi l’opposition avec l’ineffable Mélenchon, monsieur antiracisme des années 80. Il contrôle aussi la républicaine fille Le Pen (la Marine, je lui dis merde comme Escartefigue, moi qui ai une carte du père me demandant d’être candidat) et ce troupeau d’assistés républicains dont Tocqueville a si brillamment parlé :

« Au-dessus de ceux-là s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre? »

Le reste est toujours d’actualité, sauf que le troupeau n’est plus du tout industrieux comme on sait :

« Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse; il ne détruit point, il empêche de naître; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger. »

Que le berger gouvernemental du reste, sur ordre de Fink, de Blinken, d’Harari et de Klaus Schwab mène son troupeau à l’abattoir, ce n’est plus moi qui m’y opposerai. Marre d’être traité de facho pour exiger du chauffage en hiver ; pas assez PS pour ça.

Comme disait Vigny : « vous ne recevrez pas un cri d’amour de moi ».

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4 pensées sur “De Macron à Mitterrand : remarques sur la dictature pérenne du parti socialiste en France – Nicolas Bonnal

  • Ping :La police climatique sera plus dangereuse que leur « changement climatique » qui n’existe concrètement que dans les médias – comme ces fameux virus. Les médias sont le virus, disait Baudrillard. Les sanctions antirusses ne

  • 13 septembre 2022 à 8 h 39 min
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    A l’image du parti démocrate américain, de quoi le PS est-il le nom?

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  • 13 septembre 2022 à 13 h 54 min
    Permalink

    Hélas, vous jetez le bébé avec l’eau du bain en tombant dans le piège de la confusion entretenue
    Je ne suis pas d’accord avec vous en ce qui concerne l’étatisme que vous parez de tous les maux.
    Sans doute par peur du collectivisme de l’ex-U.R.S.S et de la Chine ?
    Aucun système n’est parfait, ce sont les décideurs corrupteurs qui pourrissent les Institutions, d’où la nécessité de la vertu comme principe premier.
    Vous comparez les “socialismes” européens aux démocrates américains, vous y allez très fort.
    Que je sache c’est le libéralisme tout azimut qui règne aux U.S.A !
    Les Démocrates américains sont aussi libéraux que les Républicains…sans doute plus “libertaires”…
    Et c’est bien le libéralisme de Mitterrand qui nous a plongés dans la panade.
    Le P.S a le chic pour jouer sur tous les tableaux depuis des lustres (le cœur prétendument à gauche mais le porte-feuille à droite)
    Mitterrand et ses héritiers ne sont pas des hommes de gauche au sens social du terme, ils se sont servis de la Constitution de 58, concoctée par le Conseil National de la Résistance, par esprit de revanche contre De Gaulle dont ils détestent les idées et les principes.
    Cette pauvre Constitution est à présent vidée de sa substance première et ils en font une arme contre le peuple en l’interprétant à la sauce dictature.
    Ne vous tracassez pas, je suis moi aussi accusée d’être “facho” par les “gauchos soixante-huitards” mais aussi d’être communiste par la “droâte” imbécile…
    Cela fait un juste milieu !
    Je suis rassurée quand je me remémore les paroles de De Gaulle à ce sujet:
    “Je n’aime pas les socialistes, parce qu’ils ne sont pas socialistes, et je n’aime pas les miens (la Droite) parce qu’ils aiment trop l’argent. »
    Il semblerait que depuis les 2 clans se soient confondus en un seul pour nous faire taire !

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  • Ping :La masse en redemande : le livre du prodigieux ministre de la santé Olivier Véran est donc un franc succès (numéro un des livres politiques) et Florian peut pester tout ce qu’il veut avec ses quinze mille râleurs ; vive la cinquième dose et le

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