Le mythe de la classe salariée opposée à l’impérialisme, les salariés comme sous bourgeois, bourgeois de second ordre

Source: brunobertez.com – 8 janvier 2026- WSWS.ORG

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L’originalité de la situation historique est la disparition apparente de la lutte des classes au niveau national.

Je m’explique.

Dans le cadre de l’ordre mondial de type impérialiste, financiarisé et avec généralisation de l’échange inégal entre les pays, l’exploitation traditionnelle est masquée. Elle existe toujours bien sur, mais elle n’apparait plus comme telle sous sa forme intelligible et assimilable par les masses.

En effet ce sont des pays entiers qui en exploitent d’autres; pour caricaturer, des pays entiers du Nord exploitent des pays entiers, du Sud . Ils les exploitent soit au niveau de la main d ‘œuvre directe ou incorporée dans les biens et services importés, soit au niveau des richesses primaires, matières premières , énergie sous payées, soit au niveau financier ou monétaire ou par les parités de changes . etc

La dépossession internationale est une forme d’exploitation, d’extraction, tout comme l’est l’importation du produit de l’activité des travailleurs sous payés, payés en dessous des valeurs moyennes des pays développés.

Nos pauvres sont en quelque sorte des sous-bourgeois, des bourgeois de second ordre, ils mangent les restes du festin du capital financiarisé devenu impérialiste. Ils n’ont plus une conscience de classe claire. Ni chez eux, ni avec les populations des pays dominés.

L’affrontement international , mondial entre « le camp du bien, camp des riches » contre « le camp du mal, camp des pauvres » exprime encore un peu la vérité, la réalité de la situation que je décris, mais tout cela est brouillé, masqué.

Il est difficile de l’expliquer et de le démontrer simplement.

Des auteurs ont tenté de faire comprendre que la rivalité stratégique entre les USA et la Chine était une sorte de lutte des classes mondiales ou un de ses avatars, ils ont échoué, c’est trop complexe et et trop contre-intuitif!

Si on me suit, cependant , on comprend que la plupart des pays occidentaux, même là ou les salariés sont exploités le plus durement, applaudissent à la prise de contrôle du Venezuela par les USA; ou au projet occidental de pillage des richesses de la Russie et de l’Ukraine, tout comme ils sont favorable au pillage du Moyen Orient.

Les masses des pays occidentaux sont toujours favorables à ce que l’on extraie de la plus value ailleurs, plus value dont ensuite ils reçoivent quelques miettes .tandis que le gros de la plus value renforce les pouvoirs de domination des classes supérieures sur elles!

Inconsciemment les pauvres, les prolétaires, les laissés pour compte de ces pays savent qu’ils jouissent du partage, qu’ils jouissent de ces miettes que le capital et ses alliés leur laisse dans le processus d’exploitation. Il est en effet évident que le niveau de vie de nos classes inférieures et moyennes inférieures serait encore plus bas si elles ne bénéficiaient pas de ce petit ruissellement de l’exploitation de certaines régions du monde.

Ci dessous un texte Trotskiste qui prétend le contraire de ce que je dis c’est à dire qui prétend que les masses s’opposent aux guerres impérialistes:

l’immense majorité des travailleurs s’oppose à une nouvelle guerre impérialiste. Sondage après sondage, l’opinion publique manifeste une profonde hostilité envers l’intervention militaire au Venezuela et une méfiance généralisée à l’égard des discours officiels sur la « démocratie » et la « sécurité ».

C’est à la fois une erreur de raisonnement de la part des trotskistes et de la mauvaise foi. .

Erreur de raisonnement qui fait semblant de croire que ce que l’on dit dans un sondage exprime une vraie position objective; les sondages sont des hommages du vice à la vertu, des moyens lâches de se dédouaner et de se donner bonne conscience sans risque sans douleur, ils n’expriment pas des choix et des comportements objectifs, ce sont des postures.

Mauvaise foi, car les trotskistes tordent la réalité et les analyses afin d’alimenter leur credo, leur moulin à parole internationaliste et leur mythe devenu bourgeois de la révolution internationale avec celui des solidarités au delà des frontières .

Cette analyse leur permet de continuer à faire semblant de s’opposer au capital tout en étant complice objectif dans ses parades -comme l’immigration- , lesquelles parades consistent précisément à internationaliser et délocaliser les contraintes qui pèsent sur les salariés par l’intermédiaire du marché mondial.

Ce sont ces erreurs et cette mauvaise foi qui expliquent les positionnements de Melenchon anti RN, Melenchon qui, in fine fait toujours voter pour le Très Grand Capital comme il l’a fait à chaque fois et singulièrement encore comme il l’a fait en faveur de Macron aux présidentielles ou contre le RN lors des législatives.

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