La fuite de Ksenia Sobtchak comme symbole de l’effondrement final de l’élite libérale en Russie

Tout ce qu’elle a réussi à faire en fin de compte, c’est de devenir le symbole de la vulgarité et de la médiocrité des Russes occidentalisés, c’est-à-dire des forces de l’élite russe qui ont essayé, sinon de revenir en arrière, vers les « glorieuses années quatre-vingt-dix », du moins d’« arrêter le mouvement », de tenir les hauteurs prises – dans l’économie, l’idéologie, l’éducation, la culture. Ils étaient depuis longtemps voués à la défaite : la Russie leur échappait et inexorablement leur tournait le dos pour suivre son propre chemin. Mais eux, comme toute communauté parasitant l’organisme du peuple, espéraient toujours tenir, s’accrochant au pays si mal aimé d’eux, mais qui les nourrissait.

Lire la suite

Daria Douguine : la guerre en Ukraine, « un choc des civilisations mondialiste et eurasienne » [Entretien]

La principale ligne de pensée de la philosophie politique des néoplatoniciens tardifs est le développement de l’idée d’une homologie de l’âme et de l’État et de l’existence d’un ordre triple similaire dans les deux. La compréhension existentielle et psychique de la politique est en fait perdue à bien des égards aujourd’hui, nous sommes habitués à voir la politique uniquement comme une technique, mais le platonisme révèle un lien profond entre les processus politiques et psychiques. Il est urgent aujourd’hui de rétablir une telle vision complète des processus politiques, c’est-à-dire d’examiner la « politique existentielle ». Le soutien unanime de l’Occident à l’Ukraine en 2022, la fourniture d’armes à une échelle impensable – tout cela ressemble à une agonie. L’agonie d’un régime mondialiste qui commence à perdre du terrain face à la multipolarité. Pour moi, la douleur la plus importante est que l’Europe a succombé à l’influence de la propagande mondialiste et qu’au lieu de rester neutre, elle a pris le parti de la guerre.

Lire la suite

Reflexions sur la citoyenneté au travers de l’élection du 10 avril.

La connaissance de l’histoire est le socle sur lequel poser sa compréhension du présent. La philosophie politique, sinon la « psychologie » chère à Nietzsche ou Balzac, permet de saisir les mécanismes qui travaillent une société. De solides notions en économie pour éviter d’être trop le dindon de la farce sont nécessaires. Quant au recul offert par la lecture, crayon en main (2), des grands auteurs, il évite de tomber systématiquement dans les pièges cousus de fil blanc de la propagande médiatique. La politique est une science humaine comme les autres. Elle repose sur la connaissance.

Lire la suite

« Restaurer le politique » : les interventions salutaires du colloque de l’Institut Iliade

Ce renouveau ne sera pas permis par la démocratie mais par un engagement offensif, individuel et collectif, une nouvelle idéologie politique alliant conservatisme social et une lutte pour un patriotisme culturel paneuropéen. Une certaine idée de la souveraineté.

Lire la suite

Entretien avecXavier Moreau : « La gauche française finira par s’écrouler victime de ses propres contradictions »

Il n’y a pas de parti de droite en France au sens étymologique et doctrinal du terme. Il y a des partis de nuances de gauche qui ont tous accepté le carcan idéologique gauchiste qui s’est imposé dès la Révolution puis sous la IIIe république. Pour exister politiquement en France il faut accepter l’essentiel de cette idéologie et de ce récit pseudo-historique, qui ont été réorientés à partir des années soixante vers une déconstruction totale de notre Nation.

Lire la suite

Henry David Thoreau et la difficile désobéissance civile

La clé de l’obéissance civile c’est la PEUR (avec une bonne épidémie alors…) : “En m’entretenant avec les plus affranchis de mes concitoyens, je m’aperçois qu’en dépit de tous leurs propos concernant l’importance et la gravité de la question, et leur souci de la tranquillité publique, le fort et le fin de l’affaire c’est qu’ils ne peuvent se passer de la protection du gouvernement en place et qu’ils redoutent les effets de leur désobéissance sur leurs biens ou leur famille.”

Lire la suite

Joe Biden: un président US à la dérive – Dominique Delawarde

Le taux d’approbation du président Biden, chouchou des grands médias occidentaux (donc européens et français), a chuté de manière régulière sans rebond significatif. Il atteint aujourd’hui un plus bas à moins de 40 %d’approbation, jamais atteint dans l’histoire US à ce stade d’un premier mandat présidentiel.

Lire la suite