« Crime environnemental »: le Liban accuse Israël d’avoir pulvérisé du glyphosate sur son sol
Source : geo.fr – 5 février 2026
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Plus d’un an après la conclusion d’une trêve entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, les zones frontalières côté libanais sont largement désertées et les frappes israéliennes restent fréquentes. L’armée israélienne affirme viser principalement des membres du Hezbollah ou ses infrastructures.
Après avoir collecté des échantillons de terre dans le secteur, les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement ont dit avoir détecté du glyphosate, s’inquiétant des « dégâts causés à la production agricole » et à la « fertilité du sol ».
Dans un communiqué commun, ils affirment que certains échantillons avaient une concentration de glyphosate « entre 20 à 30 fois supérieure à la moyenne » dans la région. Le président libanais Joseph Aoun a dénoncé « une violation flagrante de la souveraineté libanaise et un crime environnemental et sanitaire ». Sollicitée par l’AFP, l’armée israélienne n’a pas commenté dans l’immédiat.
« Inacceptable »
La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) avait indiqué, dans un communiqué diffusé lundi, avoir été mise au courant la veille par l’armée d’une opération visant à pulvériser « une substance chimique non-toxique » près de la frontière.
L’armée lui a indiqué que les Casques bleus devaient s’éloigner et s’abriter, « les forçant à annuler plus d’une dizaine d’opérations », a rapporté la Finul, précisant avoir aidé les forces armées libanaises à collecter des échantillons.
« Ce n’est pas la première fois que l’armée israélienne pulvérise des substances chimiques inconnues depuis des avions au-dessus du Liban », a dénoncé la force onusienne, qualifiant d’« inacceptable » l’opération israélienne.
« Cela soulève des inquiétudes quant aux effets de ce produit chimique inconnu sur les terres agricoles locales et à son impact sur le retour à long terme des civils et sur leurs moyens de subsistance », a dit la Finul. Le ministère libanais des Affaires étrangères a fait part de son intention de saisir le Conseil de sécurité de l’ONU sur la question.

