Comment une partie des médias français a tenté de décrédibiliser l’affaire Epstein
Source : ojim.fr – 5 février 2026 https://www.ojim.fr/comment-une-partie-des-medias-francais-a-tente-de-decredibiliser-laffaire-epstein/?cn-reloaded=1
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Vendredi 30 janvier 2026, le département américain de la Justice a publié plus de trois millions de pages supplémentaires liées à l’affaire Jeffrey Epstein, accompagnées de plus de 2000 vidéos et 180 000 images, portant le total à près de 3,5 millions de pages. Cette affaire qui éclabousse l’élite politique occidentale dans son ensemble a été complètement décrédibilisée, moquée, voire niée par certains médias mainstream français qui ont brillé par leur cécité et leur arrogance.
« Affaire Epstein : milliardaire, juif, pédophile… Un « bingo » pour la sphère complotiste »
Voici ce que titrait le média 20 Minutes le 4 janvier 2024. Dès le chapeau, le journaliste, auteur de l’article, évoque « la sphère complotiste » qui s’excite autour de l’affaire Epstein ; puis il blâme les « fanas du complot » et « partisans de Qanon » pour qui la publication de 1000 pages de documents sur l’affaire Epstein représente une véritable aubaine. L’expression « complotiste », utilisée treize fois dans l’article, délégitime l’affaire et laisse entendre au lecteur que le cas Epstein n’est qu’une banale affaire criminelle, artificiellement mise en avant par de délirants partisans de théories du complot.
Même son de cloche pour le journal Le Monde qui interviewe Julien Giry, « maître de conférences à l’université de Tours et spécialiste du complotisme américain ». Tout est de la faute de l’extrême droite américaine, qui doute de la véracité ou tout du moins des conditions du suicide de Jeffrey Epstein en 2019, dans la cellule du Metropolitan Correctional Center (MCC) à Manhattan.
Selon l’universitaire, les « sphères conspirationnistes de la droite alternative » se sont emparées de cette affaire, fantasmant un complot des « élites, minorités et étrangers » contre le peuple américain bien sous tous rapports. Comble de l’ironie, Julien Giry note que des influenceuses MAGA se sont tellement enfermées dans la logique complotiste qu’elles ne croient plus l’administration Trump qui, via la procureure générale des États-Unis Pam Bondi, a confirmé le suicide de Jeffrey Epstein. En clair, toute critique, interrogation ou doute sur l’affaire Epstein sont directement associés au pire conspirationnisme démagogique et populiste.
Une simple « théorie du complot »
Le summum de l’attaque ad hominem est atteint par Tristan Mendès France et Rudy Reichstadt. Dans un podcast de France Info, les deux déconspirateurs ou « chasseurs de complotistes » qualifient l’affaire Epstein de « méga-complot qui repose essentiellement sur un socle de croyances extrêmement fertiles dans la complosphère » ; ce milliardaire proche des élites qui est accusé de trafic sexuel de mineurs stimule une « fantasmagorie complotiste déjà bien installée ». Même si les deux contributeurs du site Conspiracy Watch concèdent à demi-mot des « éléments troubles » dans le suicide d’Epstein, ils balaient d’un revers de main les questions légitimes que suscite cette troublante affaire et préfèrent tout amalgamer dans un « panthéon mythologique de la complosphère avec l’assassinat de JFK et les attentats du 11 septembre. »
Les articles susmentionnés datent tous de 2025 et malgré les milliers de documents compromettants sur le gotha politique américain et européen, les journalistes et fact-checkers persistent dans leur association malhonnête entre l’affaire Epstein et le complotisme. Déjà en 2019, l’hebdomadaire Marianne titrait : « S’ils avaient voulu inventer l’affaire Epstein, les complotistes n’auraient pas fait mieux. » De même, toujours en 2019, L’Obs écrivait « Suicide d’Epstein : les théories du complot les plus folles… et ceux qui y croient », jetant une énième fois le bébé avec l’eau du bain.
Depuis la mort du financier pédocriminel le 10 août 2019, les journalistes des médias traditionnels ont passé davantage de temps à moquer et ridiculiser les obsessions complotistes de militants d’extrême droite conspirationnistes plutôt qu’à enquêter de manière précise, rigoureuse et systématique sur les circonstances étranges du suicide d’Epstein et sur ses complices pédocriminels français.

