La fête de Place d’Armes Occitanie : une autre France
Source : 13 mai 2026 – Eric de Verdelhan
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« Il est des lieux où souffle l’Esprit » (Maurice Barrès).
« Il n’y a que deux personnes qui aiment la terre : le paysan et le soldat. Pour l’un elle est la terre nourricière, pour l’autre la terre charnelle » (Pierre Schoendoerffer).
La France se délite un peu plus chaque jour ; le monde devient une poudrière, une marmite qui peut imploser à tout moment ; notre époque est inquiétante, délirante, anxiogène et pourtant, aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’autre chose que de l’état de dégénérescence – morale et mentale – de la déliquescence et du délabrement de notre pauvre pays. De plus en plus souvent, après un match de foot ou un refus d’obtempérer qui tourne mal, des barbares saccagent nos villes, détruisent des commerces, incendient des voitures, blessent nos forces de l’ordre. On mobilise 600 gendarmes pour surveiller 17.000 teufeurs réunis illégalement sur un terrain militaire pour une free party antifasciste. On y consomme moult drogues, tout ceci est interdit par la loi mais le pouvoir laisse faire, par peur des bavures ou d’une possible guerre civile déclenchée par les troupes allogènes excitées par les islamo-gauchistes de LFI. Cette cinquième colonne diversitaire terrorise Macron, ce qui explique sa veulerie, sa lâcheté et sa complaisance à l’égard de l’Algérie de Tebboune.
Beaucoup de Français donnent l’impression de s’habituer à la loi des banlieues de non-droit, de l’accepter lâchement, voire même, pour certains, de la comprendre au nom de la repentance envers une immigration qui aurait, nous dit-on, une revanche à prendre. Après avoir bradé son empire colonial – et, par là même son autosuffisance énergétique -, la France accepte de perdre aussi des quartiers entiers, livrés aux bandes de trafiquants allogènes ou aux imams intégristes, et elle semble se satisfaire de leur qualification de territoires perdus de la République alors qu’ils ne sont pas perdus pour tout le monde. Certes, après chaque attentat, après chaque crime odieux, nos hommes politiques donnent de la voix. Leurs rodomontades et leurs colères sont beaucoup plus fortes s’ils sont dans l’opposition, sans doute pour faire oublier que, depuis un demi-siècle, ils ont laissé l’islam salafiste tisser sa toile dans le pays, sans rien faire, sans rien dire, sinon en rabâchant ad nauseam le sempiternel pas d’amalgame par crainte de faire le lit du populisme et/ou du RN.
Renaud Camus a été lourdement condamné pour avoir parlé de grand remplacement. Depuis, Mélenchon le revendique et le souhaite. Le mâle blanc n’est plus chez lui en France.
Mais aujourd’hui disais-je, je voudrais vous parler d’une autre France, celle des Gaulois réfractaires que Macron déteste et dont les médias parlent rarement, sinon pour en dire du mal.
Le 8 mai après-midi, j’arrivais au domaine de Russol à Laure-Minervois (Aude) pour la 2e édition des Rencontres Culturelles Patriotiques d’Occitanie qui avaient lieu le lendemain, 9 mai. Un salon du livre organisé par le mouvement Place d’Armes sur un thème qui m’est cher : celui de l’enracinement. Une quarantaine d’auteurs plus ou moins connus ont répondu présent ; les généraux de Richoufftz, Roure et Piquemal ; ainsi que Michel Maffesoli, Christian Combaz, Marion Sigaut, Brigitte Lundi, Pierre Cassen, Richard Roudier, Richard Kalka, Michel Martin et beaucoup d’autres qui ne m’en voudront pas de ne pas les citer.
La manifestation a commencé par une bénédiction des drapeaux par mon ami le Padre Richard Kalka, ancien aumônier des parachutistes ; puis par un discours d’ouverture musclé de Gérard Hardy, président de Place d’Armes, béret rouge sur la tête. Une chorale locale a chanté la prière du para et rappelle-toi Jeanne. Pour ma part, je suis sensible à cette symbiose du sabre et du goupillon que la Révolution et l’influence des Loges maçonniques depuis, n’ont pas réussi à tuer. Je suis peut-être vieux jeu, has been, réactionnaire, mais je suis attaché aux symboles et aux traditions qui entretiennent ou alimentent notre devoir de mémoire.
Le programme de la journée prévoyait de nombreuses conférences, des stands (dont l’un vendait un excellent Minervois), une tombola et un banquet patriotique.
J’ai retrouvé sur place des amis ; le padre Kalka, Pierre Cassen, fondateur de Riposte Laïque, Richard Roudier, ancien président de la Ligue du Midi et son épouse.
La Ligue du Midi est maintenant présidée par Olivier Roudier, fils de Richard, qui a fait une conférence remarquable sur l’enracinement ce qui démontre, s’il était besoin, que les chiens ne font pas des chats et que bon sang ne saurait mentir.
La journée du 9 mai est passée très vite et elle s’est terminée, comme dans Astérix le Gaulois à table, avec des gens charmants. La France d’en bas comme disent les journalistes ; ceux que ce porcelet sudoripare de François Hollande appelait les sans-dents ; ceux que Macron voyait dans les gares, ces gens qui ne sont rien et qu’il méprise. La France qui ne brûle pas les voitures, qui ne deale pas, qui bosse et qui paie ses impôts. Une autre France, belle, intelligente, solide dans ses valeurs et fière de servir (ou d’avoir servi) son pays. La France que j’aime !
Cette participation au Salon du Livre de Place d’Armes a été pour moi un moment de bonheur, d’émotion, de ces instants trop rares qui vous redonnent une bouffée d’espoir dans l’avenir de notre nation, qui vous instillent un peu de baume au cœur.
Je vote des félicitations à l’équipe de bénévoles autour de mon ami Bernard Bouvier. Dans un monde ou l’hédonisme narcissique est devenu la règle et où beaucoup ne songent qu’à se servir, ça force le respect, d’autant plus qu’ils sont serviables et éminemment sympathiques.
Ce que je retiens de mon passage à Laure-Minervois, ce n’est pas la convivialité car ce mot est galvaudé de nos jours. Non, je parlerais plutôt de gentillesse, de camaraderie, de courtoisie, de symbiose idéologique et de bonne humeur ; ce fut un pur moment de bonheur !
J’ai rencontré des gens biens, des hommes libres qui savent, pour la plupart, que la liberté se mérite et se gagne. J’ai retrouvé des amis et je m’en suis fait de nouveaux…
Que vous dire pour conclure ? Rien sinon que je reviendrai l’an prochain si Dieu me prête vie.
Éric de Verdelhan


Parmi l’étalage de votre érudition dans vos nombreux commentaires sur ce site, il semble y avoir quelque ignorance tenace « sacralisée » dans votre connaissance du féminin, du masculin, de leurs essences, de leur source et de leur complémentarité.
LES 2 FRANCES
Voici un faits sur lequel la légende de sainte Geneviève (422-512) jette une lumière inattendue.
Elle nous dit : « cinq ou six mois après la défaite d’Attila, Mérovée, roi des Francs (Saliens), vint assiéger Paris, encore au pouvoir des Romains. Le siège durait depuis quatre ans quand Mérovée s’en rendit maître. »
Alors, comment se fait-il que Geneviève régnait à Lutèce quand Attila s’en approcha et qu’elle y exerçait une autorité morale suffisante pour intervenir dans les faits de guerre et pour protéger la ville ? Et comment cette ville dans laquelle règne une femme gauloise est-elle assiégée par Mérovée, 3ème roi de France ?
C’est évidemment qu’il y avait séparation des pouvoirs : le spirituel (féminin) et le temporel (masculin).
C’est qu’il y avait deux Frances : celle des Saliens masculinistes, dont Mérovée est le petit roi et qui n’a qu’un tout petit territoire à l’Est, et celle des Ripuaires féministes, qui reconnaît le pouvoir spirituel et qui est allié à ceux qui occupent le reste de la Gaule, y compris Paris.
Voilà ce qui va nous expliquer l’histoire de France, qui ne sera qu’une lutte de sexes : les masculinistes et les féministes : l’une qui veut la Vérité et le Bien, l’autre qui veut l’erreur et le mal ; l’une qui va produire des persécuteurs, et l’autre des persécutés.
Les historiens masculins ne nous parleront jamais que des Francs Saliens (les masculinistes), ils tairont ce qui concerne les peuples féministes de la Gaule. Et toute cette primitive histoire de France ne sera que l’histoire du petit parti des révoltés saliens, affranchis de la morale, de la raison, du devoir et de la soumission au Droit divin de la Déesse-Mère, ce qui nous est révélé par cette phrase : « Qui t’a fait roi ? »
Il y a donc une autre histoire de France à faire, celle des peuples légitimes de la Gaule Celtique, vaincus, après de longues luttes, par les révoltés illégitimes.
Et cette histoire fut si glorieuse que, malgré tous les efforts faits pour la cacher, nous trouvons encore assez de documents pour la reconstituer.
NB n°1 : Avant l’organisation matriarcale, les hommes erraient d’un lieu à l’autre, étrangers au sol qu’ils occupaient.
Les Déesses-Mères, en organisant le travail, divisèrent le sol et le délimitèrent pour les travaux agricoles. Elles donnèrent aux hommes la part de terre qu’ils avaient à cultiver. De là vint le mot « tenancier », qu’on retrouve dans le vieux mot latin « tenere » (tenir ; celui qui a).
Mais le tenancier devait donner une part de ses produits à la Mère, à l’organisatrice, dont le rôle moral, maternel, éducateur, n’était pas producteur des biens matériels nécessaires à la vie. Il fallait donc que l’homme travaillât pour elle et pour les enfants de la collectivité. Il faisait cinq parts du produit de sa terre, en gardant quatre et donnant la cinquième à sa Maîtresse.
Le souvenir du cinquième lot payé à la Maîtresse laisse des traces dans le mot « five », qui signifie « cinq » et dont on fait « fief ». Une ferme s’appela « quinta » chez les Ibères. Le grec « pente », cinq, forma le latin « penaere » qui signifie « payer l’impôt ».
Egalement, le travail que représentent les quatre parts a eu des appellations restées dans les langues ; « arbé », dans les langues celtiques, veut dire quatre. De là s’est formé « arbeit » qui signifie travailler (en allemand « arbeiten »).
« Arabe » est le nom donné à ceux qui étaient soumis à cette redevance (« arba’a » : quatre en arabe).
Chez les Celtes, où « Vyer » signifie aussi quatre, la grange dans laquelle se gardaient ces quatre parts fut appelée « Vyer heim » (« Vyer », quatre, « heim », demeure), d’où nous avons fait « ferme ».
Arabe ne serait pas un nom de peuple, mais un nom générique désignant celui qui travaille la terre. « Arare » veut dire labourer.
Les Bretons étaient quelquefois appelés « arbi » (hébreu, heber, arabe), c’est-à-dire « ceux qui travaillent ».
Avec le temps, les hommes commencèrent à trouver bien lourde leur sujétion. Ils travaillaient sur un sol dont ils n’héritaient pas (la fille seule héritait). On vit alors des hommes, plus audacieux que les autres, s’attacher à la Maîtresse et prétendre partager avec elle la redevance des tenanciers.
Alors le cinquième donné fut divisé, et chacune de ses deux moitiés devint un dixième (la Dîme).
C’est ainsi que Joseph, à la cour de Pharaon, régla la taxe du peuple (Genèse, XLI, 24).
NB n°2 : Quand il s’agit de leur terre, il ne faut jamais prendre les dires des paysans à la légère…
« En des temps où je parcourais le Maroc en quête d’éléments pour un reportage sur l’économie marocaine, il m’arriva un soir, entre Chichaouenne, où sont de si beaux tapis, et Marrakech, d’entreprendre une conversation avec un fellah qui égratignait son champ avec un arau primitif tiré par un attelage assez bizarre d’une vache maigre au delà de la maigreur et d’un chameau qui n’était guère plus gras.
« Là-bas, c’est le « bled sec », mais toutefois pas totalement aride.
« Dans le champ que l’homme labourait étaient d’assez gros blocs de pierre, non point assez énormes, cependant, pour ne pouvoir être déplacés de main d’homme avec un peu de peine.
« Je m’étais assis au bord de la route à contempler l’étrange attelage, m’étonnant de la peine que prenait l’homme pour guider son instrument entre les blocs.
« Il vint me voir et nous fîmes les salamalecs rituels.
« Avec la méticuleuse et gentille politesse berbère, il me demanda si j’étais « labès », et si tout allait bien pour moi. J’étais « labès ». Je lui demandai s’il l’était aussi. Il l’était. Ma famille également. La sienne aussi. Nous convînmes qu’Allah devait être remercié. Nous le fîmes.
« Alors il s’assit près de moi et nous parlâmes de la terre, des récoltes, de ce dont parlent tous les paysans du monde avec les gestes qu’il fallait là où il les fallait pour arriver à nous comprendre. Et, sabir pour sabir, sur la question des sauterelles, du rendement de la terre, du tracteur qu’il aurait désiré, nous nous comprenions très bien.
« Je lui demandai alors pourquoi il n’enlevait pas les pierres de son champ. Il me regarda comme si Allah m’avait refusé toute clarté. Et il est de fait qu’il me l’avait refusé.
« Est-ce que je ne savais pas que quand Allah envoyait de l’eau, celle du Ciel ou celle de la Lune (la rosée), c’étaient les pierres qui la gardaient et que, sans pierres, son champ serait kif-kif la route ?
« Je mis cela dans ma poche.
« Et puis ces pierres, Allah les avait mises là pour que la terre soit bonne et que les récoltes soient bonnes… Lui n’était pas un « Fqih », un lettré, mais il savait voir la vérité des choses. Il y avait des pierres qui chassaient le mal. Celles-là en étaient… « Amdoulillah ! »
« Amdoullilah ! » Mais alors, pourquoi ne pas mettre d’autres pierres ?
« Peut-être un saint saurait, mais lui, il ne savait pas quelle pierre mettre ni où.
« Il me souhaita bonne route. « Slamah ! »
« Or, quand il s’agit de leur terre, il ne faut jamais prendre les dires des paysans à la légère. Je retins que certaines pierres dans un champ pouvaient être bénéfiques.
« Et puis je me souvins d’un autre paysan, un Berrichon qui avait, aussi, une pierre dans l’un de ses prés ; une pierre qui était un menhir, superbe, dressé droit, de près de quatre mètres, et, à ce paysan, j’avais entendu dire : « C’est p’t’êt ben pas à cause de la pierre, mais c’est quand même ben mon meilleur pré ! Et qui fait ben le meilleur profit aux bêtes. Et que, si je savais, j’en mettrais ben aussi dans les autres prés, des pierres. Et après tout, les Anciens qui l’ont mise là, cette pierre, ils avaient p’t’êt ben une idée de derrière la tête. Ils étaient p’t’êt ben pus malin qu’on croit, les Anciens… »
« Ces deux hommes qui, tous deux, le Berbère et le Berrichon, savaient de quoi ils parlaient quand ils s’agissait de leur terre et de leur métier, étaient donc d’accord sur ce point : les pierres d’Allah et les pierres des Anciens étaient, agronomiquement, bénéfiques.
« Cela donne à réfléchir. « (Louis Charpentier, Les géants et le Mystère des origines)
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