«Redevenir juif» pour s’émanciper du sionisme
Source : orientxxi.info – 11 juin 2026 – Sylvain Cypel
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Illustration : Détail d’une affiche électorale du Bund, à Kiev, vers 1917. En yiddish : « Là où nous vivons, c’est là notre pays ! »
On assiste dans la jeunesse juive américaine à une distanciation importante à l’égard de l’État d’Israël. Elle avait lentement commencé de progresser dès le début des années 2000, mais après le massacre du 7 octobre 2023 elle a littéralement explosé, au vu de la cruauté du comportement des gouvernants israéliens à l’égard des Palestiniens. L’une des manifestations les plus marquantes de cet éloignement est que le terme «sioniste » est devenu une insulte pour une partie de ces jeunes juifs
Une des formes étonnantes de cette désaffection se manifeste dans le regain progressif de l’intérêt que porte une partie non négligeable d’entre eux à l’histoire du Bund, une organisation juive née à la fin du XIXe siècle. Ainsi, en avril 2026, l’autrice américaine Molly Crabapple a bénéficié d’un succès littéraire important avec la publication d’un livre titré Here where we live is our country (Là où nous vivons est notre pays). Son livre, qui raconte l’histoire du Bund, est resté plusieurs semaines parmi les meilleures ventes des best-sellers du New York Times.
Un judaïsme « diasporique »
Pourquoi ce soudain intérêt pour une organisation ouvrière et culturelle juive qui tenait à la fois du parti, du syndicat et de l’association communautaire ? Née à la fin du XIXe siècle dans la « zone de résidence juive » de l’Europe de l’Est1 elle a disparu à la fin des années 1940. L’intitulé du livre de Crabapple résume tout : les juifs n’ont pas besoin d’aller ailleurs que là où ils sont pour s’émanciper. Et certainement pas d’aller prendre la terre des autres. Ce qui caractérisait particulièrement le Bund2, c’était son progressisme et son antisionisme radical. Il se disait marxiste et prônait l’autonomie culturelle. En octobre 1938, son principal dirigeant, Henrik Erlich, écrivait :
Si un État juif est un jour fondé en Palestine, son climat spirituel sera le suivant : une peur éternelle de l’ennemi extérieur (les Arabes), une lutte sans fin contre l’ennemi intérieur (les Arabes) pour chaque petit lopin de terre, pour le moindre poste de travail. Est-ce là le genre de climat dans lequel la liberté, la démocratie et le progrès peuvent s’épanouir ? N’est-ce pas au contraire le climat dans lequel prospèrent le chauvinisme et les tendances réactionnaires ?3
Bref, pour vivre dans un monde meilleur, les juifs n’avaient pas besoin d’établir un État en expulsant ses habitants. Cette idée mènerait au pire.
C’est ce « climat » désormais porté jusqu’à son paroxysme génocidaire par le sionisme qui amène les jeunes juifs américains à s’intéresser à ce que fut le Bund. Non parce ce parti pourrait aujourd’hui se régénérer : il a disparu dans le génocide juif, et ses quelques dirigeants qui sont restés, Joseph Staline s’est occupé de les assassiner. Mais le regain actuel d’intérêt pour le Bund incarne la possibilité d’une vie juive autre que guidée par le messianisme, le suprémacisme ethnique juif et le culte de « Tsahal, l’armée la plus morale au monde ». Ce regain aspire, à l’inverse, à pouvoir vivre un judaïsme « diasporique » intrinsèque. Sait-on qu’un phénomène identique se développe désormais aussi en France, certes à un niveau beaucoup moins développé, mais réel et croissant ? Le livre du philosophe Michel Feher, Redevenir juif, est l’un des premiers, en France, à poser les jalons d’une réflexion sur un possible nouveau « diasporisme » émancipé du poids du sionisme, après le manifeste du collectif Tsedek ! publié en février 2026.
Une proximité idéologique entre sionistes et antisémites
On a là affaire à un livre savant. Autant sur le passé du mouvement sioniste que sur son actualité. Par exemple sur les liens qui unissent la droite sioniste américaine aux diverses fractions de Maga, et tout particulièrement celles qui entretiennent des propensions antisémites ; sur le pourquoi de ces étonnantes alliances, mais aussi sur les tensions internes qu’elles suscitent. Lorsque l’influenceur de premier plan de la mouvance Maga Charlie Kirk est assassiné, « Candace Owens, l’enfant terrible du mouvement, fait courir le bruit que Kirk a été liquidé… par le Mossad », note Feher. Le vice-président américain J. D. Vance, pour sa part, promet à ses partisans qu’ils vivront bientôt « dans une nation chrétienne où ils n’auront plus jamais à s’excuser d’être blancs ». Voilà qui va rassurer les juifs américains… C’est cette atmosphère ambivalente de liens de grande proximité idéologique entre le sionisme et le régime de Donald Trump — c’est-à-dire le suprémacisme blanc, le mépris pour le droit international, l’ethnonationalisme religieux, etc. —, proximité liée à une poussée antisémite importante qui ne ressort pas des milieux « islamo-gauchistes », mais précisément du sein même de Maga — « pour les amateurs de complots (…), les juifs demeurent des objets de phobie difficilement remplaçables », écrit Feher — c’est donc bien cette atmosphère nauséabonde, validée par les plus hauts dirigeants israéliens, qui amène les jeunes juifs américains à chercher aujourd’hui une alternative au dogme sioniste.
La dernière partie de l’ouvrage est consacrée au débat autour de la figure du juif comme paria. On y retrouve entre autres, mais sans surprise, le rapport de Hannah Arendt à cette thématique, et celle d’un précurseur moins connu : Bernard Lazare, un juif français « assimilé » que l’affaire Dreyfus transforme initialement en militant très actif de la lutte contre l’antisémitisme, puis en porte-voix du sionisme. Il prend la parole au deuxième Congrès sioniste en 1898, avant… de s’en détourner et de rompre avec son fondateur, Theodor Herzl. Dans les deux cas, il s’agit de deux intellectuels juifs qui, attirés un premier temps par le sionisme, en viennent à manifester à son égard le plus grand scepticisme. Cette rupture est souvent celle dans laquelle s’engagent de plus en plus de jeunes juifs américains.
Dans son livre exceptionnel Le Siècle juif (La Découverte, 2008), qui traite du destin des juifs d’Europe centrale et orientale du milieu du XIXe siècle jusqu’au milieu du XXe, Yuri Slezkine divise l’humanité entre les « apolliniens » et les « mercuriens ». Les premiers symbolisent l’enracinement dans la glaise, l’ethnicisme, la pensée grégaire. Les seconds sont des passeurs : passeurs de frontières, passeurs d’idées. Les juifs qu’il étudiait étaient révolutionnaires, cosmopolites et universalistes, et il les voyait comme l’incarnation du type mercurien. Slezkine se préoccupait peu des sionistes, champions du nationalisme ethniciste.
Cinq ans plus tard, Enzo Traverso consacrait un ouvrage à « la fin de la modernité juive » (La Découverte, 2013). Le succès du sionisme comme celui de l’insertion des juifs aux États-Unis avaient consacré, selon lui, leur transition de la révolution vers le conservatisme.


Le sionisme chrétien a anticipé de près d’un demi-siècle le sionisme juif.
La notion de « peuple » juif, est une création récente, comme l’a parfaitement démontré Shlomo Sand dans son ouvrage « L’invention du peuple juif ».
Rappelons qu’au commencement du Moyen Âge, les Israélites dispersés s’étaient répandus sur toute l’Europe. On les appelait Juifs, quoique les vrais Juifs eussent presque tous passé au Catholicisme, et fussent devenus les plus ardents adversaires des anciens représentants des tribus d’Israël. Ce sont les Juifs christianisés, par ironie sans doute, qui donnaient aux Israélites leur nom de Juifs qui était discrédité et détesté partout.
Aussi, il ne faut pas confondre les Juifs et les Israélites, comme sans doute le faisaient les Romains, et comme le font encore presque tous les historiens modernes.
La confusion qui s’établit entre les Juifs et les Israélites commence au premier siècle.
Les Juifs, qui sont partout méprisés, se font appeler « fils d’Israël », croyant par cette supercherie reconquérir l’estime perdue.
À l’époque d’Oliver Cromwell (1599-1658) et au XVIIIème siècle, les espérances de la restauration d’Israël qui n’étaient encore que des vœux pieux, commenceront à se concrétiser au siècle suivant. Et là, il est intéressant de noter que le sionisme chrétien a anticipé de près d’un demi-siècle le sionisme juif. Avec les conquêtes du peuple anglo-saxon, la métaphore d’Israël et de la Nouvelle Jérusalem passe alors du statut de mythe de libération au mythe d’accomplissement. Se développe la doctrine protestante qu’on appelle l’« anglo-israélisme » (« British-Israël » ; le mot « British » qui est composé de « berith » ou « b’rith », alliance, et « ish », homme ou peuple, signifie « le peuple de l’Alliance ») : croyance répandue du temps d’Élisabeth 1ère d’Angleterre, que les Anglo-Saxons seraient les descendants des dix « tribus perdues » d’Israël (nouvelle supercherie), donc les véritables israélites. Il fallait donc restaurer l’Église « anglo-israélienne » en terre anglo-saxonne, avant la Parousie, et reconnaître en la reine d’Angleterre l’héritière légitime du « Roi David » (précisons que le nom de « David », dont on a fait un « Roi », est la traduction du nom hébreu « Daud », nom féminin qui était celui de la dernière souveraine, Reine et Mère de Salomon, qui fut martyrisée à Jérusalem après y avoir régné 33 ans).
Faisons remarquer que, suite au développement de la doctrine du « peuple de l’Alliance » en Angleterre, les Etats-Unis d’Amérique seront le lieu de la fondation en 1843, de l’association fraternelle juive « B’nai B’rith » qui signifie, en langue hébreu, « les fils de l’Alliance ». Les Etats-Unis furent dès le début fondés sur les principes du « fondamentalisme protestant » anglo-saxon, et furent vus par leurs fondateurs comme la « terre promise », où l’histoire doit se terminer par le triomphe planétaire des « dix tribus perdues ». Ce mythe est alors mis en parallèle avec l’hégémonie anglo-saxonne sur le monde, confirmée par les succès frappants de l’Angleterre « maîtresse des mers » et la superpuissance américaine, la seule du monde moderne. Les Anglo-Saxons deviennent la « nation élue », « La graine d’or du monde germano-romain, comme dit Alexandre Douguine (Le Paradigme de la Fin), qui doit établir à la fin des temps sa domination sur toutes les autres nations de la Terre. ». Cet Israël « spirituel » « fera carrière » dans le capitalisme et l’empire colonial pendant que le catholicisme « méditerranéen », lui, déclinera. Au XIXe siècle, avec les conceptions racialistes de la science, ce faux Israël spirituel montrera son vrai visage, et prendra progressivement une dimension proprement raciale.
Notons que le Coran utilise deux expressions différentes pour désigner les juifs : soit « fils d’Israël » (banû Isrâ’îl) quand il s’agit des authentiques dépositaires de la tradition hébraïque, soit proprement « juifs » (yahûd) quand il s’agit des représentants de ses formes déviées.
NB : Le jour du Sabbat, les hommes suspendant tout travail avaient le loisir d’être tout à la Déesse aimée ; c’était le jour con-sacré. La Religion ainsi comprise était vraiment humaine et morale. En même temps, elle était simple comme toutes les conceptions féminines, sans apparat, sans exagération, sans rien de surnaturel. Le régime social qui en résultait était basé sur la justice intégrale, sur des mœurs pures, sur une vraie fraternité. Telle fut la forme de la primitive religion Israélite. Les sacerdotes lui substituèrent le Judaïsme, culte impie dans lequel la « Divinité unique » du Sépher est cachée dans le silence, couverte d’un voile mystérieux.
Pendant 516 ans, c’est-à-dire depuis la mort de Myriam jusqu’à la mort de Salomon (975 ans avant notre ère), le peuple d’Israël ne forma qu’une nation. C’est sous le régime gynécocratique que le peuple d’Israël avait existé jusque-là, et c’est sur ces fondements que nous allons voir Salomon étayer sa puissance et régner en homme, c’est-à-dire en conquérant cherchant à agrandir son royaume et en ambitieux cherchant à augmenter sa fortune. Dans les « Mystères de Jérusalem », ancêtres de la Franc-Maçonnerie (« opérative »), le grade de « Maître Secret » a pour objet de réagir contre les deux grandes violations du « droit naturel », introduites dans le monde par Salomon : la première en donnant le titre Divin à des personnifications masculines en même temps que l’autorité suprême, alors que ces personnalités mâles ne représentent pas le bien, mais le mal ; la seconde est celle qui consiste à disputer l’enfant à sa Mère, ce qui est une violation du Droit maternel.
C’est après la mort de Salomon que la nation se divisa en deux Royaumes. C’est ce qu’on appelle « le schisme de Juda ». Le pouvoir ainsi divisé amena la division de toutes les institutions qui régissent la vie morale.
C’est à partir de ce moment que la tribu de Juda prend de l’importance et que le nom qu’elle se donne, « Iehoudim » ou « Yehudim », figure dans l’histoire. Dans le « Livre des Rois », on trouve ce nom pour la première fois pour désigner les révoltés de Juda.
C’est de ce nom qu’on fera « Judæi », et de Judæus, qui signifie « de la Judée », on fera Juif.
Aussi, la première tribu révoltée, Juda, laissera dans l’histoire un nom synonyme de trahison.
L’exil ou la captivité de Babylone… En réalité, il y eut plusieurs déportations : la première sous Joyakim, en 599 ; la seconde lors de la destruction définitive de Jérusalem et du Temple, en 588. C’est pendant le séjour des Judéens à Babylone que les hommes, enhardis par ce qu’ils voyaient faire autour d’eux, se perdirent tout à fait. Sous l’influence démoralisatrice des Babyloniens, ils acquirent de nouveaux défauts. Jusque-là, ils avaient été turbulents, envahisseurs par moments, cruels quelquefois, mais ils avaient cependant gardé au fond de l’âme le respect de Hevah, l’Esprit féminin, ils avaient même respecté la vérité, n’osant pas encore s’affirmer dans le mensonge et se cacher sous la ruse. Les Babyloniens, maîtres en ces matières, devaient leur en donner l’exemple ; leur ville, qui allait bientôt disparaître de la scène du monde, était entrée en pleine décomposition morale. Les vainqueurs Chaldéens, en attaquant les hébreux, avaient, en plus du souci de détruire leurs institutions gynécocratiques, celui de les asservir ; il n’est donc pas étonnant que, dans ce milieu misogyne, les Juifs se soient affermis dans leur révolte contre Hevah, et que, entraînés par l’exemple, ils aient conçu l’idée d’instituer une religion nouvelle, dans laquelle le Prêtre aurait la première place en même temps que les honneurs et les bénéfices du sacerdoce. C’est donc de cette époque qu’il faut dater la nouvelle période religieuse des Juifs, l’origine du Judaïsme, venant renverser le premier culte, la vraie religion, pour lui en substituer une « qui n’est pas religieuse ».
La folie des hommes n’a d’égale que la folie des dieux qu’ils ont créés.
La dissolution religieuse et morale des Juifs engendra une littérature exubérante dans laquelle les scribes et les docteurs, pétris d’orgueil, épuisèrent leur science en de vaines et puériles subtilités. Ils étaient fanatisés par les idées nouvelles que la mauvaise traduction du Sépher (devenu la Genèse) avait fait naître et, sur ces traditions faussées, édifièrent une nouvelle Loi. Notons qu’au commencement du Moyen Âge, les Israélites dispersés s’étaient répandus sur toute l’Europe. On les appelait Juifs, quoique les vrais Juifs eussent presque tous passé au Catholicisme, et fussent devenus les plus ardents adversaires des anciens représentants des tribus d’Israël. Ce sont les Juifs christianisés, par ironie sans doute qui donnaient aux Israélites leur nom de Juifs qui était discrédité et détesté partout. Aussi, il ne faut pas confondre les Juifs (Charles Maurras parlait de « convoi de bateleurs et d’agitateurs sans patries ») et les Israélites, comme sans doute le faisaient les Romains, et comme le font encore presque tous les historiens modernes. Les Sémites formaient deux partis en lutte. Les Israélites restèrent toujours séparés du monde juif, qui représentait pour eux l’usurpation du pouvoir religieux ; ils gardaient fidèlement leurs principes théogoniques et leur grande loi morale. La confusion qui s’établit entre les Juifs et les Israélites commence au premier siècle. Les Juifs, qui sont partout méprisés, se font appeler « fils d’Israël », croyant par cette supercherie reconquérir l’estime perdue. Au commencement du premier Christianisme, ce sont eux que l’on considère comme des pharisiens hypocrites, des « Hommes sans Thorah », des « Sépulcres blanchis » qui imposent aux autres des devoirs qu’ils ne remplissent pas eux-mêmes et créent dans la société une aristocratie factice basée sur les privilèges qu’ils se donnent. D’un « royaume divisé contre lui-même », ils forment des sectes qui se détestent et se méprisent entre elles autant qu’elles détestent et qu’elles méprisent le genre humain. Combien ils sont loin de l’antique esprit d’Israël, ces hommes avilis et prétentieux à la fois, livrés à d’incroyables superstitions et à un sordide appât du gain ! Leur esprit obscurci ne leur permet plus de comprendre la Thorah dont le sens leur échappe, la lettre seule les attache et ils la réduisent à une casuistique ridicule et frivole.
À la médiocrité, ces fanatiques ajoutent la violence. Après avoir fait eux-mêmes une « nouvelle Loi », on verra surgir des zélotes (zélateurs de la Loi) qui, armés du fer sacré, tueront pour la moindre infraction aux prescriptions dites mosaïques. Derrière eux viendront les sicaires (en latin « sicarii », les hommes à couteaux) qui feront couler des flots de sang. Cette nouvelle Loi (la Loi de l’homme qui est destinée à remplacer celle de la Femme) est surtout exprimée dans le Talmud et le Deutéronome (le mot Deutéronome veut dire « deuxième Loi »). Mais tous les livres publiés à ce moment sont imbus du même esprit. Ce sont : l’Esdras grec, le Prêtre et III Esdras, publiés après la chute de Jérusalem (en 70), livres écrits dans un tout autre esprit que le premier Esdras.
Sous, le règne d’Agrippa Ier, vers 40, parut le « Livre de la Sagesse », appelé en grec « Sagesse de Salomon », livre écrit dans le but de justifier Salomon, le fondateur de la royauté masculine et le véritable promoteur de la révolte des Juifs contre Israël. Avec « l’œuvre » de Philon, c’est, de beaucoup, l’ouvrage le plus connu du judaïsme hellénistique (c’est Philon d’Alexandrie qui, quelques années avant notre ère, écrivit « De vita Mosis », qui est la légende de Moïse telle que nous la connaissons. Il s’agissait d’un roman sans aucune base historique et dans lequel il avait introduit les mœurs nées du Droit romain. Ce récit mensonger donna à l’homme glorifié sous le nom de Moïse une consécration et le fit entrer dans l’histoire.).
C’est à ce moment où toutes les idées sont perverties et où l’on veut justifier l’homme et le glorifier, qu’on crée la légendaire sagesse de ce roi, alors qu’il fut débauché (le chapitre 11 du premier livre des Rois lui donne 700 femmes et 300 concubines). L’histoire a voulu couvrir de gloire l’homme qui fut le premier roi, le vainqueur de la Gynécocratie, et c’est pour cela qu’on lui attribue toute la gloire de « David », qu’on le représente comme l’auteur de nombreux ouvrages qui sont des œuvres de sa Mère et particulièrement de ses livres de Science naturelle. Cependant, les lois de la psychologie démentent ce fait ; c’est qu’il n’est pas possible qu’un homme débauché soit un sage, un penseur, un savant. Celui qui a 700 femmes et 300 concubines n’écrit pas des ouvrages de science.
Rappelons à nouveau que « David » est la traduction du nom hébreu « Daud », nom féminin qui était celui de la dernière souveraine, Reine et Mère de Salomon, qui fut martyrisée à Jérusalem après y avoir régné 33 ans.
Les historiens qui ont attribué à Salomon l’œuvre de sa Mère, ses Psaumes, ses ouvrages de science et de sagesse, lui ont aussi attribué la construction du Temple, dans lequel la doctrine de cette Reine et celle de Myriam devaient être enseignées (La Bible vulgaire raconte la construction du temple d’après les renseignements des prêtres de la religion juive, qui ne furent jamais initiés aux Mystères de Jérusalem, et n’en connurent jamais que ce qu’on en révélait aux profanes ; aussi leur histoire est pleine de confusion et d’inexactitude).
Des monarques de l’Orient prirent également le nom de Salomon ou Soliman, on en compte jusqu’à 72 (auparavant le grand Conseil des « anciens » ou Sénat d’Israël était composé de 70 – ou 72 – Mères.)
Pendant plus de 1.000 ans, une foule de livres contenant des règles de sagesse pratique et même d’art manuel ont été mis sous le nom de Salomon.
Aussi, précisons que le mot « Salomon » ou « Soliman » est un nom générique et symbolique : il est le nom générique des vainqueurs de la femme, et il indique une ère nouvelle : le règne de l’homme seul !
On veut lui faire signifier la Paix, alors qu’il inaugure le règne de la guerre.
Lors de la récente guerre d’Irak, souvenons-nous des opérations de pillages et du saccage intégral du musée de Bagdad, organisés « professionnellement », sous la passivité totale des forces américaines (sous leur protection même affirment certains), et de la destruction systématique de tous ses ordinateurs et archives dans lesquels étaient recensées et photographiées toutes les pièces de l’inventaire, ainsi que du vol de la majeure partie des 40 000 manuscrits et de la totalité des quelques 80 000 tablettes de terre cuite recouvertes d’inscriptions cunéiformes… des tablettes sumériennes dont le décryptage commençait à s’avérer fort instructif en ce qui concerne les influences babyloniennes chez les rédacteurs de l’Ancien Testament…
Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/delisraelismeaujudaisme.html
« British » est l’ anglicisme correspondant à « breton ou britonnique »…ne sauriez vous pas, au sein de votre érudition et de vos fantaisies, que l’île de Bretagne, avant les invasions germaniques des Angles et Saxons était peuplées exclusivement de nations celtiques : bretonnes dans les 2/3 sud de l’île (du même rameau que les nations gauloises) et gaëliques au nord.
C’est édifiant … Le juif ne serait digne d’acceptation que lorsqu’il est la victime…Quand il s’affirme dans l’existence d’un Etat indépendant, pourtant pluri-ethnique, multi-religieux, et démocratique, conçu d’abord à l’intérieur de la Palestine historique ottomane avant de l’être chez des penseurs juifs européens après avoir subi un génocide des nazis collaborant main dans la main avec une part du monde musulman pour éradiquer le juif de Palestine, et qu’il défend tant bien que mal son existence face à un environnement de toute part agressif, haineux, et génocidaire…il devient insupportable aux antisémites en tous genres, qui savent voiler et se voiler à eux-mêmes leurs désirs de voir accomplis la disparition de l’Etat israélien
et le génocide consubstantiel… sous couvert d’un antisionisme auto-proclamé, haineux mais porteur d’une bonne conscience individuelle et collective pour eux-mêmes qui les rendent auto-satisfaits…et fiers d’eux-mêmes.