L’américano-israélienne Miriam Adelson verse 40 millions de dollars aux Super PAC républicains pour les élections de mi-mandat
Source: lemediaen442.fr – 18 avril 2026 – Yoann
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Miriam Adelson, héritière d’un empire de casinos et figure tutélaire du Parti républicain, vient d’injecter 40 millions de dollars dans deux Super PAC, ces machines de guerre électorales qui permettent aux milliardaires d’acheter l’influence politique sans même avoir à se salir les mains. Une somme colossale, répartie entre le Senate Leadership Fund (30 millions) et le Congressional Leadership Fund (10 millions), qui propulse la veuve Adelson au rang de première donatrice du cycle électoral 2026. Officiellement, il s’agit de « soutenir les candidats républicains ». Officieusement, de verrouiller une majorité déjà fragilisée par les divisions internes et l’impopularité croissante du Parti Républicain.
Le Senate Leadership Fund n’a pas caché son enthousiasme, saluant « la contribution individuelle la plus importante de son histoire ». Une histoire, rappelons-le, marquée par l’arrêt Citizens United (2010), qui a transformé les élections américaines en enchères géantes où le dernier milliardaire en lice l’emporte.
Super PAC : la démocratie en vente libre
Ces comités d’action politique « indépendants » — un euphémisme pour désigner des structures opaques — peuvent engloutir des sommes illimitées, à condition de ne pas officiellement coordonner leurs actions avec les candidats. Une règle de pure forme : en pratique, les Super PAC servent de relais aux partis, inondant l’espace médiatique de publicités, d’études biaisées et de campagnes de déstabilisation. Leur arme favorite ? Les attack ads, ces spots télévisés qui réduisent la politique à une guerre de boue financée par les plus riches.
Le Senate Leadership Fund et son pendant à la Chambre, le Congressional Leadership Fund, sont les bras armés des dirigeants républicains. Leur mission : inonder les swing states de propagande, étouffer les adversaires sous des montagnes de dollars, et transformer les élections en formalité. Avec 40 millions en poche dès avril, les républicains peuvent déjà se permettre de sourire.
Miriam Adelson, ou l’art de blanchir l’argent du casino en influence politique
Veuve de Sheldon Adelson, roi des casinos et pilier du lobby pro-israélien, Miriam Adelson a hérité d’un empire — Las Vegas Sands Corp. — et d’une obsession : modeler la politique américaine à coups de chéquiers. Ses dons, toujours spectaculaires, ciblent systématiquement les candidats les plus à droite, ceux qui font de la défense inconditionnelle d’Israël une ligne rouge et du néolibéralisme un dogme.
Cette fois, le message est clair : les midterms de novembre 2026 ne seront pas une élection, mais une transaction. Les républicains, majoritaires dans les deux chambres depuis 2024, savent que l’histoire leur est rarement favorable lors des scrutins intermédiaires. Avec une présidence démocrate — même affaiblie — et une base électorale de plus en plus volatile, chaque siège compte. D’où l’urgence de disposer d’une war chest capable d’écraser toute velléité de résistance. En 2024, Sheldon Adelson a donné au Super Pac (Républicain) 146 millions de dollars, ce qui est deux fois moins que la contribution de SpaceX.
Midterms 2026 : la démocratie en solde
Les enjeux ? La totalité des 435 sièges de la Chambre, et un tiers du Sénat. Les républicains, déjà divisés entre trumpistes et modérés, ne peuvent se permettre de perdre le contrôle du Congrès. D’où l’importance cruciale des méga-dons comme Adelson : ils permettent de lancer les campagnes dès le printemps, de saturer les médias locaux dans les États clés, et de réduire les adversaires à des cibles faciles.
Ce don record intervient alors que les deux partis se livrent une course effrénée aux fonds. Démocrates comme républicains préfèrent les chèques à huit zéros. Une stratégie risquée : à force de dépendre des milliardaires, le parti républicain s’expose à devenir le parti d’une oligarchie, bien plus que celui du « peuple ».
L’héritage Adelson : quand le casino finance la droite
Miriam Adelson ne se contente pas de donner, elle investit. Ses 40 millions ne sont pas un cadeau, mais un placement : en échange, elle attend des lois favorables à ses casinos, un soutien sans faille à Israël, et une politique économique taillée pour les ultra-riches. Depuis des années, elle façonne le paysage politique américain, transformant les élections en exercices de comptabilité où seuls les plus offrants ont leur mot à dire.
Les documents de la Federal Election Commission (FEC) confirment ce que tout le monde sait déjà : en 2026, la démocratie américaine se jouera, comme d’habitude, à coups de millions, dans l’ombre des Super PAC et sous l’œil bienveillant de ceux qui, comme Adelson, ont compris que le pouvoir ne se conquiert plus dans les urnes, mais dans les comptes en banque.

