L’Italie suspend un accord de collaboration militaire avec Israël. Trump attaque Meloni

Source : breizh-info.com – 15 avril2026 – Audrey

https://www.breizh-info.com/2026/04/15/258932/litalie-suspend-un-accord-de-collaboration-militaire-avec-israel-trump-attaque-meloni/

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Le gouvernement italien vient de suspendre le renouvellement automatique d’un accord de coopération militaire avec Israël. Un signal politique fort envoyé au gouvernement Netanyahou, qui, avec le refus italien de soutenir la guerre américano-israélienne contre l’Iran, a fortement irrité le président américain Donald Trump, qui a durement et enfantinement attaqué Giorgia Meloni.

Blocage d’un accord militaire en vigueur depuis 2005

Dans un contexte de guerre avec l’Iran, le gouvernement italien  a pris officiellement ses distances politiques avec Benjamin Netanyahu. Une lettre envoyée par le ministre de la Défense Guido Crosetto à son homologue israélien, Israël Katz, a en effet suspendu le renouvellement du mémorandum d’entente entre l’Italie et Israël en matière de coopération militaire et de défense.

« Compte tenu de la situation actuelle, le gouvernement a décidé de suspendre le renouvellement automatique de l’accord de défense avec Israël.(…) Quand il y a des choses que nous ne partageons pas, nous agissons en conséquence.» Giorgia Meloni

Il faut toutefois préciser qu’il ne s’agit pas de déchirer un traité existant, mais de bloquer le renouvellement tacite d’un accord prévoyant une durée de cinq ans, renouvelable automatiquement en l’absence de renoncement écrit. Introduit en 2005, le renouvellement était prévu pour débuter le 14 avril 2026 et se poursuivre jusqu’en 2031, mais la lettre expédiée a effectivement suspendu l’accord.

Jérusalem minimise

Si Jérusalem minimise sa portée, arguant que cela n’affectera pas la sécurité d’Israël , connaissant la susceptibilité d’un État hébreux habitué à une allégeance inconditionnelle et sans discernement aucun de la part de ses partenaires occidentaux, la nouvelle est quasi-révolutionnaire. D’autant plus que les prises de position critiques à l’égard de la politique de Benjamin Netanyahu ne s’étaient jusqu’à présent jamais matérialisées, relevant plus de la posture que de la manifestation de souveraineté.

Réaction de Donald Trump

Avec toute la classe qui le distingue, Donald Trump a réagi, déclarant dans une entrevue exclusive au quotidien italien Il corriere della Sera, « être choqué » parce que Giorgia Meloni « est très différente de ce que je pensais » (sic). Se référant au refus italien d’ouvrir son espace aérien aux avions de chasse américains et, plus largement, au refus d’entrer dans la guerre contre l’Iran, il accuse la Romaine de vouloir « le pétrole sans le risque« , tentant même de monter les lecteurs contre cette dernière : « Les Italiens aiment-ils le fait que votre premier ministre ne nous donne aucune aide pour obtenir le pétrole ? » Ajoutant : « Elle se fout de savoir si l’Iran a une arme nucléaire, une arme capable de pulvériser l’Italie en deux minutes s’il en avait la possibilité ». Une tentative de semer la discorde qui a peu de chances d’être prise au sérieux.

Cela s’inscrit dans un contexte de dégradations des relations entre les deux chefs d’État, suite notamment aux attaques verbales virulentes du trublion de Washington contre le pape Léon XIV.

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Une Italie compacte face aux accusations trumpiennes

La principale opposante de Giorgia Meloni, Elly Schlein, secrétaire générale du Parti démocrate, qui avait jusque-là habitué les Italiens à une opposition crasse au gouvernement, critiquant même les mesures de bon sens parfaitement partageables, a applaudi la décision  :

« Je tiens à exprimer notre condamnation la plus ferme quant à l’attaque du président Donald Trump contre la présidente du conseil Giorgia Meloni, pour avoir dûment exprimé sa solidarité au Pape Leone, et je veux rappeler que l’Italie est un pays libre et souverain et que notre constitution est claire : l’Italie rejette la guerre, aucun chef d’État étranger ne peut se permettre d’attaquer ou de menacer, ni manquer de respect à notre pays et au notre gouvernement. Nous sommes des adversaires dans cette salle, mais nous n’accepterons pas d’attaques ou de menaces envers le gouvernement. »

Du jamais-vu.

Il serait évidemment faux de prétendre que cette décision de bloquer un accord historique de collaboration militaire avec Israël équivaudrait à une rupture avec Tel-Aviv, ou à un quelconque revirement de la politique étrangère italienne.

Mais, en espérant que de telles initiatives se multiplient pour que le carnage au Moyen-Orient cesse, on ne peut que saluer cette modeste manifestation de souveraineté. 

Audrey D’Aguanno

Photo d’illustration : DR

Une pensée sur “L’Italie suspend un accord de collaboration militaire avec Israël. Trump attaque Meloni

  • 16 avril 2026 à 20 h 16 min
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    Que peut bien nous inspirer cette situation ?
    Le 11 septembre 1990, le président américain George Bush (père), lors d’un discours prononcé devant le Congrès, disait : « Nous nous trouvons aujourd’hui à un moment exceptionnel et extraordinaire. La crise dans le golfe Persique, malgré sa gravité, offre une occasion rare pour s’orienter vers une période historique de coopération. De cette période difficile, notre cinquième objectif, un nouvel ordre mondial, peut voir le jour : une nouvelle ère, moins menacée par la terreur, plus forte dans la recherche de la justice et plus sûre dans la quête de la paix. »
    Aussi, constatons que, 11 ans plus tard, jour pour jour, avec Georges Bush « junior », loin d’être une ère de paix, c’est une ère de guerre qui s’était ouverte ; loin d’être le triomphe de la justice, on voyait déjà l’injustice régner partout. Cela ne doit pas nous étonner : la capacité à mentir, et donc à avoir un certain talent de « comédien », est l’une des « qualités » requises par l’oligarchie dans le choix de ses « marionnettes »… à l’Ouest comme à l’Est.
    Rappelons que les italien(ne)s Giorgia Meloni, Luciano Benetton, Francesco Cossiga, Romano Prodi, Silvio Berlusconi, Giuliano Amato, Carlo Scognamiglio ou l’ancien « Rockefeller » italien et patron de la multinationale FIAT, Gianni Agnelli, ont été ou sont encore (entre autres italiens) membres de l’« Aspen Institute ».
    « L’Aspen Institute for Humanistic Studies » naquit en 1949 dans le Colorado, grâce à Robert M. Hutchins, haut dignitaire de la maçonnerie britannique, président de l’université Rockefeller de Chicago et directeur de la Fondation Ford dans les années cinquante, qui fut impliqué dans les années Soixante dans un trafic de drogue. En effet, Hutchins était en rapport avec Aldous Huxley avec lequel il collabora activement en entreprenant un programme pour l’étude des effets des drogues. Sous le prétexte d’« études humanistes » et sous la direction savante des « initiés » du R.I.I.A. (« Royal Institut of International Affair » (R.I.I.A.), plus connu sous le nom de « Chatham House » ; équivalent, pour les Britanniques, du C.F.R.) et de la « Fabian Society », bastions des mondialistes (le « fabianisme » né en 1884, est mouvement radical basé à Londres dans le but de renverser l’ordre existant et d’établir un gouvernement mondial socialiste contrôlé par ses dirigeants et par les intérêts financiers qui leur sont associés), l’Aspen a réussi à coopter des personnalités du monde politique et industriel pour les orienter vers des analyses et des prospectives « globales », des lois mondialistes au sens technocratique, pour ensuite les faire insérer dans les programmes de gouvernement de leurs pays respectifs, réussissant ainsi à constituer un réseau qui relie à l’échelle internationale les classes dirigeantes des différents pays. Le chef de l’Aspen Institute a été longtemps Robert O. Anderson, ancien secrétaire au Trésor américain, l’un des directeurs du C.F.R. (Council on Foreign Relations ; véritable « gouvernement de l’ombre » des États-Unis), membre du Bilderberg et de la « Commission Trilatérale » (fondée en 1973 par David Rockefeller), et dirigeant de la multinationale du pétrole Atlantic Richfield Corporation (A.R.C.O.).
    Les thèmes obligés, jusqu’à il y a quelques décennies, étaient : l’Union Européenne, les financements pour les pays de l’Est et l’ex-Union Soviétique, propositions et solutions pour conférer un plus grand pouvoir aux Nations Unies et à ses organismes.
    NB : Depuis que l’erreur règne, l’âme des foules est écrasée par l’égoïsme des oligarchies régnantes (religieuses ou laïques), fauchant tout dans leur poursuite insensée de la domination, de la gloire, de l’argent, et détruisant le rêve sacré de l’unité des esprits dans la vérité absolue.
    Pendant 2.500 ans l’humanité a vécu sous un régime d’incohérence fait de toutes les folies accumulées :
    – Folie de la domination qui a voulu tout soumettre à l’ambition de quelques despotes qui prétendaient dominer la Terre, se déchirant entre eux, ou, plutôt sacrifiant leurs peuples pour eux.
    – Folie des dogmes qui a imposé des croyances ineptes, des morales absurdes et cruelles qui ont enserré l’âme humaine dans un carcan de douleur et ont avili les races.
    – Folie d’accaparement de richesses folles, entassées par les plus audacieux et les plus rusés aux dépens des masses réduites à la gêne et à la misère.
    – Folie de la réglementation de ceux qui se sont crus autorisés à faire des lois, des règlements, des décrets pour diriger la vie des autres, pour leur donner la permission d’agir, la permission d’écrire, la permission de parler, la permission de penser… et même de respirer puisqu’ils ont fait de tous les actes de la vie des prétextes pour prélever des impôts, réduisant l’humanité à l’état d’automates, mus par un réseau compliqué d’ordonnances et sans cesse surveillée pour saisir et punir le moindre écart de cet assujettissement voulu.
    Pour ces puissants du vieux monde, gouverner c’est pressurer, c’est contraindre, c’est réprimer, c’est punir.
    Le monde actuel est un corps social dans lequel la flamme vitale, sans cesse diminuée, va s’éteindre tout à fait si elle n’est renouvelée.
    Nous vivons sous le régime de l’universelle imposture ; le caractère qui domine tout, c’est le mensonge, la vaine apparence des choses, qui furent réellement grandes et saintes dans les temps passés, mais qui se terminent en comédies, en simulacres ; c’est l’achèvement de toutes les parodies.
    Pour refaire la Société, il faut remonter à la source des idées, reprendre l’œuvre tout entière, reconstituer l’évolution mentale, édifier la science et rectifier l’histoire.
    Rien ne saurait arrêter une idée ou une révélation dont l’heure est arrivée, dit le poète.
    L’heure est donc venue de supprimer tous les despotismes et toutes les orthodoxies pour faire place à la Vérité qui ne s’impose pas par la Force, mais se propose par la Douceur. L’heure est venue de clore l’ère des persécutions.
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/introduction-livres-de-femmes.html

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