Le GIEC revient sur ses prédictions de réchauffement catastrophe, les médias sont silencieux, les politiques l’ignorent… sauf un
Source: dreuz.com – 17 mai 2026 – Patrick Grunberg
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Le comité international chargé de concevoir les scénarios d’émissions officiels utilisés pour les évaluations du GIEC a publié en avril 2026 un article indiquant que les scénarios extrêmes précédents sont « peu plausibles ». C’est une révolution. Ignorée.
Seul ou presque en Europe, le quotidien néerlandais De Volkskrant (un média grand public propre sur lui et pas du tout climato-sceptique) en a fait sa une : « Le Groupe d’experts de l’ONU sur le climat abandonne le scénario apocalyptique ». Le journaliste néerlandais Maarten Keulemans a qualifié la nouvelle d’« énorme », et a précisé que « presque tout ce que vous avez lu sur l’avenir climatique est faux ».
« Presque tout ce que vous avez lu sur l’avenir climatique est faux »Quotidien néerlandais De Volkskrant
Ailleurs, c’est le silence, le désert informationnel, ou presque : c’est la désinformation dans son incarnation la plus tragique, pire que les Fake News. Mais on les comprend : ils ont passé une décennie à se moquer des climato-sceptiques, et les qualifier d’attardés qui refusent la science. Puis les taxes carbone sont arrivées, toute la politique économique, énergétique et sociale s’est construite autour du mythe, alors n’attendez pas des dirigeants politiques qu’ils crient sur les toits qu’ils avaient tort. Encore moins les grands médias.
Silence média
- En Allemagne, Die Welt et watson.ch ont couvert l’événement avec des titres soulignant le caractère irréaliste des scénarios RCP8.5/SSP5-8.51.
- Royaume-Uni : Couverture très limitée. Certains médias de droite ou climato-sceptiques (GB News, The Express, The Times…) ont rapporté que les scientifiques avaient abandonné le scénario « le plus apocalyptique ». La BBC et The Guardian ne semblent pas avoir trouvé de place pour en parler.
- États-Unis, dans les médias de gauche/grand publics (NYT, Washington Post, CNN, etc.) : Silence quasi total. Aucun titre majeur ne l’a traitée comme une information importante.
- France : étrangement, l’auto-censure a été moins violente. Certes, les grands médias de désinformation habituels comme Le Monde, Libération ou TF1/France Télévisions l’ont largement ignoré ou à peine mentionné, conformément à la tendance générale à minimiser les mises à jour gênantes ou qui contredisent la ligne idéologique.
- Franceinfo l’a brièvement, mais positivement couverte le 8 mai 2026, avec un titre présentant un réchauffement supérieur à +5 °C d’ici 2100 comme désormais « improbable ». La chaîne a même interviewé Robert Vautard (coprésident d’un groupe lié au GIEC).
- Le Point a publié un article le 8 mai 2026 (« Climat : les scénarios les plus alarmistes du GIEC ne sont plus d’actualité »). Il explique que le scénario catastrophe n’est plus crédible en raison de la baisse des coûts des énergies renouvelables et des tendances en matière d’émissions, citant le climatologue François-Marie Bréon.
- L’Express a abordé le sujet brièvement.
- Belgique : la RTBF (chaîne publique belge francophone, très suivie en France) : également mentionnés dans certains résumés comme ayant abordé le sujet.
- Même les « principaux » médias alternatifs comme Riposte laïque, B voltaire, F de Souche, l’ont ignoré.
Dans les milieux francophones, l’info a circulé dans les communautés sceptiques et sur certains sites anticonformistes, mais sans plus.
Pourquoi cette censure ?
La mise à jour du GIEC remet en cause les discours fondés sur plus de 15 ans de scénarios catastrophes qui ont dominé les gros titres, les études d’impact et les justifications politiques.
Plus de 100 000 articles ont fait référence au réchauffement climatique ; des milliers rien qu’en 2026. Reconnaître ce revirement implique que de nombreux récits « catastrophistes » et des milliers de milliards de dollars de dépenses et de restrictions associées reposaient sur des hypothèses irréalistes.
Les médias et les militants ont tout intérêt à attiser l’alarmisme (clics pour les médias, urgence politique et lutte contre le capitalisme, les pays occidentaux et l’industrialisation pour leurs complices politiques). Une correction de la part des modélisateurs ne cadre pas avec le discours de « crise », elle est donc minimisée comme « sans importance », ou carrément ignoré.
Citation clé tirée de l’article du GIEC2 :
« Pour le XXIe siècle, cette fourchette sera plus étroite que ce qui avait été évalué auparavant : dans la partie haute de la fourchette, les niveaux d’émissions élevés du CMIP6 (quantifiés par le SSP5-8.5) sont devenus invraisemblables, compte tenu de l’évolution des coûts des énergies renouvelables, de l’émergence des politiques climatiques et des tendances récentes en matière d’émissions. »
Ils les ont remplacés par un nouvel ensemble de sept scénarios (Élevé, Moyen, Faible, etc.), ancrés plus étroitement dans la réalité, dans les politiques actuelles, les tendances observées en matière d’émissions et aux transitions énergétiques réalistes. Le nouveau scénario « Élevé » est nettement inférieur aux anciens extrêmes.
Et Donald Trump est arrivé !
Sur X, le président Trump a cité et salué la récente admission par le comité climatique de l’ONU que les projections d’émissions extrêmes étaient invraisemblables, présentant cela comme une justification contre 15 ans d’« alarmisme climatique » démocrate utilisé pour justifier les politiques énergétiques et le financement de la recherche.
Le président Trump a savouré cette immense victoire, lui qui dénonce l’arnaque climatique depuis de nombreuses années :
« BON DÉBARRAS ! Après 15 ans pendant lesquels les Dumocrates [jeu de mot intraduisible entre « dummi » (idiots) et democrates] ont promis que le « changement climatique » allait détruire la planète, le comité climatique de haut niveau des Nations unies vient d’admettre que ses propres projections (RCP8.5) étaient FAUSSES ! FAUSSES ! FAUSSES ! »
« Depuis bien trop longtemps, l’activisme climatique est utilisé par les démocrates pour effrayer les Américains, imposer d’horribles politiques énergétiques et injecter des MILLIARDS dans leurs programmes de recherche bidon. »
« Contrairement aux démocrates, qui utilisent les absurdités de l’alarmisme climatique pour imposer leur NOUVELLE ARNAQUE VERTE, mon administration s’appuiera toujours sur la VÉRITÉ, la SCIENCE et les FAITS !
C’était une énorme FRAUDE. Ne financez plus jamais ces arnaques vertes !
Le président DONALD J. TRUMP »
Ne vous attendez pas à des réactions politiques. Ils sont trop lâches.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.com.
- RCP8.5 et SSP5-8.5 pour les nuls :
RCP8.5 (Representative Concentration Pathway 8.5) est un scénario à fortes émissions élaboré vers 2011. Il part du principe que les concentrations de gaz à effet de serre (en particulier le CO₂) continuent d’augmenter fortement tout au long du XXIe siècle, pour atteindre un forçage radiatif de +8,5 W/m² d’ici 2100. Concrètement : un monde caractérisé par une dépendance massive et persistante au charbon, une adoption limitée des énergies renouvelables, une forte croissance démographique dans certaines versions, et une politique climatique mondiale très peu efficace. Selon les projections, cela devait entraîner un réchauffement climatique d’environ 4 à 5 °C (voire plus) d’ici 2100 par rapport aux niveaux préindustriels.
SSP5-8.5 est sa version mise à jour : une trajectoire de « développement alimenté par les combustibles fossiles » combinant une forte croissance économique tirée par les combustibles fossiles (en particulier le charbon) et des émissions très élevées. Le résultat est le même : un réchauffement extrême. ↩︎ - https://gmd.copernicus.org/articles/19/2627/2026/ ↩︎

