Ukraine : quand la géographie revient réclamer ses droits

L’analyse qui suit se veut volontairement en rupture avec les lectures dominantes de la guerre en Ukraine. Elle n’entend ni arbitrer le débat politique, ni apporter une solution toute faite, encore moins justifier la guerre ou la violence. Son ambition est plus modeste et plus impérieuse : replacer au cœur de la réflexion un angle mort, celui de la géographie, des contraintes de l’espace et du temps long. À l’heure où le discours public préfère les catégories morales et juridiques, ce retour à la carte peut sembler brutal, voire radical. Il n’en est rien. Il s’inscrit au contraire dans une tradition analytique ancienne, circonspecte et réaliste, qui estime qu’on ne saisit durablement les conflits qu’en acceptant de voir le réel tel qu’il est et non tel qu’on voudrait qu’il soit.

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