Vers l’euro numérique : le Parlement européen a donné son premier feu vert !
Source : stratpol.com – 8 juillet 2026 – Paolo Hamidouche
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Paolo Hamidouche Journaliste indépendant. Passionné de Géopolitique internationale, de sport et des valeurs traditionnelles et de souveraineté des nations. Auteur régulièrement de tribunes pour Stratpol et rédacteur en chef du site Divergence Politique.fr |
Le Parlement européen accélère la mise en place de l’euro numérique : Bruxelles ambitionne de construire une nouvelle infrastructure de paiement afin de réduire la dépendance aux réseaux internationaux. Ce projet suscite des débats sur la protection de la vie privée, le secteur bancaire et la souveraineté financière.
Le projet d’euro numérique entre dans une phase décisive : la commission des affaires économiques et monétaires (ECON) du Parlement européen a approuvé sa position sur le règlement visant à introduire une nouvelle forme électronique de la monnaie unique, émise par la Banque centrale européenne. Cette décision ouvre la voie à des négociations avec le Conseil de l’Union européenne et la Commission pour finaliser le texte. Bien que le projet soit encore loin d’être pleinement mis en œuvre, il a été conçu avec un objectif précis : créer un système de paiement public européen complémentaire aux espèces et aux instruments privés existants, offrant aux citoyens une alternative pour effectuer des transactions numériques sans dépendre exclusivement des infrastructures de paiement internationales.
La proposition approuvée par le Parlement européen prévoit que l’euro numérique pourra être utilisé en ligne et hors ligne. Dans le premier cas, les paiements s’effectueraient via un système de comptes, tandis qu’en mode hors ligne, les transferts d’argent se feraient directement via des appareils locaux, comme pour les espèces. Une différence majeure concerne la gestion des risques : en cas de perte de l’appareil contenant les fonds hors ligne, ces derniers pourraient être irrécupérables.
Cette question reflète inévitablement la complexité du problème de la souveraineté financière européenne : selon les données de la Banque centrale, les réseaux américains Visa et Mastercard représentent une part importante des paiements par carte dans la zone euro, notamment pour les transactions transfrontalières. C’est pourquoi l’euro numérique est perçu par les institutions comme un outil permettant de renforcer l’autonomie du système de paiement, sans pour autant supprimer le rôle des banques privées et des solutions de marché existantes.
Confidentialité, limites d’utilisation et question de la confiance
L’un des aspects les plus sensibles du projet concerne la gestion des données personnelles : le Parlement européen a fait de la protection de la vie privée l’un des principes fondamentaux de l’infrastructure, envisageant un modèle défini comme « protection des données dès la conception » et « protection des données par défaut », c’est-à-dire que des protections sont intégrées à la conception même du système. Parmi les outils techniques cités figurent les « preuves à divulgation nulle de connaissance », des technologies cryptographiques qui permettent de vérifier certaines informations sans divulguer l’intégralité des données de l’utilisateur.
Conformément à la position adoptée par la commission ECON, la BCE n’aurait pas d’accès direct aux données d’identification des utilisateurs de l’euro numérique, et ces informations ne seraient traitées que dans la mesure nécessaire au fonctionnement du service. La distribution de la nouvelle monnaie numérique ne serait donc pas confiée directement à la banque centrale. Le modèle envisagé impliquerait les banques, les établissements de monnaie électronique, les bureaux de poste et les prestataires de services de paiement agréés, qui pourraient proposer le service aux citoyens de toute l’Union européenne.
Afin d’encourager l’adoption, les services essentiels devraient être gratuits : ouverture de compte, gestion des fonds et mise à disposition d’au moins un moyen de paiement. Les prestataires pourraient facturer les services supplémentaires, et les frais facturés aux commerçants et aux autres parties prenantes aux transactions seraient plafonnés. Toutefois, la question de la confiance du public demeure primordiale : c’est précisément pour cette raison que le Parlement a prévu des campagnes d’information coordonnées et une phase de mise en œuvre progressive – avec une période de préparation d’au moins 24 mois après l’autorisation définitive – afin de permettre aux banques, aux entreprises et aux citoyens de s’adapter au nouveau système.
Surveillance de la stabilité financière et concurrence mondiale sur les monnaies numériques
Un autre élément clé concerne le lien entre l’euro numérique et la stabilité du système bancaire : la proposition établit un plafond pour le montant d’euros numériques que chaque particulier peut détenir, afin de prévenir les transferts excessifs de liquidités des comptes bancaires traditionnels vers la monnaie numérique de la BCE. Ce plafond n’a pas encore été défini précisément et devrait être fixé par la Commission sur la base des recommandations de la Banque centrale européenne, avec des révisions périodiques. Les entreprises, quant à elles, ne pourront pas détenir d’euros numériques de manière stable, mais seulement les utiliser pour recevoir des paiements et les transférer dans un délai limité.
Cette nouvelle monnaie européenne s’inscrit dans une concurrence internationale de plus en plus intense pour les monnaies numériques publiques : la Chine a déjà introduit le yuan numérique, tandis que d’autres pays travaillent sur des solutions similaires. Aux États-Unis, l’approche est différente : le gouvernement a ralenti le projet de monnaie numérique de la Réserve fédérale, privilégiant les stablecoins privés libellés en dollars. Avec l’euro numérique, l’UE entend maintenir un rôle public dans l’évolution technologique de la monnaie. Dans cette optique, le projet ne se limite pas aux technologies de paiement, mais s’intéresse également à l’utilisation de la monnaie de banque centrale dans une économie de plus en plus numérique.
Vers le vote final : le chemin vers l’euro numérique est encore long
L’approbation de la commission ECON ouvre une nouvelle phase, mais le chemin vers l’introduction de la monnaie numérique européenne n’est pas encore terminé : après le vote en séance plénière du Parlement européen, des discussions auront lieu entre les institutions européennes et les États membres afin de définir le texte final du règlement. Parallèlement, la BCE et les banques centrales nationales, dont la Banque d’Italie, poursuivent les travaux techniques sur l’infrastructure et les tests nécessaires à son évaluation. Si le processus législatif se déroule comme prévu, l’euro numérique pourrait être opérationnel d’ici la fin de la décennie, marquant ainsi une nouvelle étape dans la transformation du système de paiement européen.


L’U.E. : « Chambre d’enregistrement » de parlementaires stipendiés et serviteur affidés des « Puissances d’argent »
Le président étasunien F.D. Roosevelt disait : « En politique rien n’arrive par hasard. Chaque fois que survient un événement, on peut être certains qu’il avait été prévu pour se dérouler de cette façon. »
C’est pourquoi, actuellement, nous assistons à de grandes manœuvres géopolitiques consistant en la « démolition contrôlée » (devenue une habitude depuis un fameux mois de septembre) du dollar par l’entremise, plus ou moins adroite, de remise en cause de la suprématie américaine sur les échanges internationaux.
La Chine et la Russie, qui sont, rappelons-le, membres de la Banque des Règlements Internationaux (B.R.I.), sont parties prenantes de cette stratégie : la Chine en tant que moteur principal des DTS tandis que la Russie a raccroché les « wagons du train » de la monnaie mondiale.
Le magazine « The Economist » avait, dès 1988, « prévenu » le public du fait qu’un panier de monnaies, le « Bancor » cette devise internationale originellement proposée par le « Fabian » Keynes en tant qu’étalon monétaire international, et que nous voyons d’abord apparaître sous la forme de D.T.S. (Droits de Tirage Spéciaux) au début du XXIème siècles, allait, tel le phénix, renaître de ses cendres autour des années 2018 (voir la couverture de « The Economist »).
L’avènement de cette monnaie mondiale a été préparé, dans le secret par les « puissances d’argent », c’est-à-dire les principaux propriétaires de capitaux de la planète, et leurs divers affidés, notamment les banquiers centraux, lesquels se réunissent au sein de la B.R.I. dont le siège se trouve à Baal… Bâle en Suisse, au sein même de la ville qui, pour la « petite histoire », a inauguré, en 1897, le premier congrès Sioniste.
Rappelons que c’est vers la fin des années 20, pour faire suite aux plans « Dawes » et « Young », et dans le but de faciliter le paiements des réparations pour mieux dévaliser l’Allemagne (conservant ainsi une situation instable et potentiellement explosive, dans laquelle l’Allemagne ferait office de détonateur), que les banquiers internationaux créeront, en Suisse, une institution financière (amenée à avoir un « bel » avenir) dotée de la totalité des prérogatives diplomatiques d’un État (notamment en matière d’immunité de ses membres) et qui ne rendra de compte à personne : la Banque des Règlements Internationaux (B.R.I.). La B.R.I. deviendra, alors, la principale machine ouvrière de la Deuxième Guerre Mondiale.
Précisons que la B.R.I. a été créée par une initiative, à la fois, de Norman Montagu (Gouverneur de la banque centrale d’Angleterre), John Foster Dulles (secrétaire d’État des États-Unis), J-P Morgan (banquier d’affaires) et de Haljmar Schacht (fonctionnaire subalterne auprès de l’autorité bancaire allemande créée par les alliés à l’issue de WW1 et qui devint ministre de l’Économie du IIIème Reich de 1934 à 1939). À toutes fins utiles, faisons remarquer que, malgré l’importance de sa fonction dans le régime Nazi, Haljmar Schacht fera partie des trois seuls accusés du Tribunal de Nuremberg qui seront acquittés, tous les autres seront condamnés à mort ou à la réclusion perpétuelle.
Aussi, et sous l’égide de la B.R.I., la prochaine étape de la stratégie, jusqu’ici gagnante, des « puissances d’argent » sera la mise au point d’une monnaie mondiale. Cette future monnaie, qui chapeautera toutes les monnaies du monde, devra circuler sous forme exclusivement dématérialisée. Aussi, cette monnaie mondiale sera entièrement contrôlée par les élites bancaires globalistes.
Parallèlement à cette « évolution monétaire », une autre évolution est menée qui consiste en la suppression de la circulation monétaire sous forme d’espèces dans le monde entier.
Une fois en place, cette monnaie dématérialisée contrôlera parfaitement et définitivement la vie privée de tous ses utilisateurs, alors même que personne ne pourra échapper à cette dématérialisation monétaire pour les échanges nécessités par la vie courante.
« Celui qui contrôle la monnaie d’un peuple, contrôle ce peuple. », disait le président des États-Unis, J.A. Garfield, farouche partisan d’un « argent honnête », élu en 1880… et assassiné en 1881.
Par conséquent, celui qui contrôlerait la monnaie du monde contrôlerait le monde.
C’est pourquoi l’avènement de cette monnaie mondiale sera le premier pas institutionnel vers le gouvernement mondial oligarchique.
Le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) est l’un des mécanismes clés dans le cadre du financement de la future monnaie mondiale.
Le FEM, « validé » par le biais des Nations Unies en 1992 (grâce à la cooptation des hauts fonctionnaires ministériels de 179 pays), lors de la conférence sur l’environnement et le développement, plus connue sous le nom de « Sommet de Rio », est une organisation financière indépendante gérant le système de financement destiné, soi-disant, à mener des actions pour la préservation de l’environnement, dans le cadre du « développement durable ». Il accorde, entre autres, des subsides au projet lié à la lutte contre les effets du pseudo réchauffement climatique. « Pseudo », en effet, car il est avéré que la température, plus élevée dans les temps anciens, s’abaisse graduellement ; le mensonge du « réchauffement climatique » est destiné, en partie, à faire croire que les « élites » actuelles et leurs scientifiques dits « sérieux » peuvent apporter tous les progrès, même ceux du climat.
Notons que, à l’origine, le FEM est issu du « 4ème Congrès Mondial des Terres Sauvages » (4th World Wilderness Congress) organisé en 1987 par la Banque Rothschild, et le Baron Edmond de Rothschild lui-même. Quelque 1 500 banquiers et dirigeants parmi les plus puissants du monde ont assisté à ce congrès qui était présidé par l’homme politique, membre de la haute finance canadienne et agent de « N. M. Rothschild & Sons » à Londres, Maurice Strong (1929-2015). Co-fondateur du WWF, ancien Secrétaire général de la Conférence des Nations unies sur l’environnement et co-directeur de l’Aspen Institute, Maurice Strong était aussi membre fondateur du GIEC (créé en 1988) et de l’« Earth Council », dont il deviendra le Directeur. Créé en 1992, au Costa Rica, pour coordonner la réalisation des programmes de l’« Agenda 21 », l’« Earth Council » a aussi comme membre fondateur Klaus Schwab, accessoirement « Monsieur Great Reset », mais surtout fondateur du « World Economic Forum », les Symposiums annuels qui depuis 1971 réunissent à Davos, en Suisse, les hommes du « Big Business ».
NB : Robert Lattès, membre du Club de Rome (financé par Rockefeller), écrivait (dans Le Nouvel Économiste n°3 du 27/10/1975) que « Sans un nouvel ordre monétaire mondial, il n’y aura pas de nouvel ordre économique, tant le premier commande au second. ». Rappelons que le Club de Rome est cette organisation technocratique fondée en 1968 par Alexander King, membre du Groupe Bilderberg, et par Aurelio Peccei affilié du Groupe « Bilderberg » également, et à l’origine de l’émergence du concept de « développement durable ».
Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/introduction-livres-de-femmes.html