« Hommes, animaux, plantes… Plus rien n’échappe à l’ARN messager » : le livre choc du Dr Sabatier et d’Estelle Fougères sur une « dérive biotechnologique » en gestation
Source : epochtimes.fr – 9 novembre 2025 – Kay Rubacek
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Au fil de l’histoire, les mouvements politiques sont nés davantage de l’aspiration humaine que de la logique. Chaque génération affronte un moment où la foi s’estompe, où le sens s’érode, et où quelque chose de nouveau se crée pour combler le vide.
Aujourd’hui, cette aspiration a trouvé un langage moderne qui utilise le vocabulaire de la compassion, de la justice et de l’égalité. C’est le langage du socialisme — qui ne renaît pas seulement comme l’étape initiale du communisme selon la théorie économique et sociale marxiste, mais aussi et surtout comme un renouveau moral.
Ses signes sont bien connus : drapeaux et banderoles rouges, slogans anticapitalistes, etc. Pourtant, ce que de nombreux Européens et Américains plus âgés considéraient comme des symboles d’oppression, les jeunes d’aujourd’hui perçoivent comme des signes d’empathie et de bienveillance. Pour une génération, le socialisme évoque la misère et la tyrannie ; pour une autre, il offre un sentiment d’appartenance et un objectif moral. Cette inversion révèle quelque chose de profond sur l’époque actuelle : les lignes de combat politique se sont déplacées de l’économie vers l’éthique.
Prenons comme exemple les Socialistes démocrates d’Amérique (Democratic Socialists of America, ou DSA) – la plus grande organisation socialiste autoproclamée des États-Unis, devenue le principal vecteur de ce renouveau moral. Ce n’est pas un parti traditionnel, mais un mouvement qui présente ses candidats sous la bannière du Parti démocrate. Son objectif n’est pas seulement de faire élire ses membres, mais de convertir les cœurs des Américains et de faire ressentir le socialisme non plus comme une rébellion, mais comme une vertu.
Dans ses propres publications, le DSA met en avant des « communications légères et ciblées » qui mêlent humour, conviction et optimisme juvénile pour atteindre les électeurs. Il ne présente pas des technocrates, mais des missionnaires confiants, joyeux et portés par une certitude morale. Alors que les partis politiques traditionnels misent sur la négociation, le DSA mise sur la conviction. Il organise, prêche et moralise. Plus qu’un programme, il propose une raison d’être. C’est cela, plus que n’importe quelle politique, qui explique son attrait croissant auprès des jeunes.
Chaque génération hérite d’une forme de désespoir. Pour ceux qui sont nés en Occident après la guerre froide, ce désespoir n’a pas pris la forme des bombes ou de la pauvreté, mais celle de l’insignifiance de l’existence. L’anxiété et la solitude atteignent des niveaux record, et la confiance envers les institutions s’est en grande partie effondrée. Cette génération a grandi dans une économie qui semble truquée et une culture qui paraît creuse. Pour beaucoup, des mouvements comme le DSA remplissent désormais le rôle que la foi et la famille tenaient autrefois, en offrant une communauté dotée d’une certitude morale et d’un sentiment de mission.
Selon les sondages de Gallup, la confiance des Américains dans le capitalisme a chuté à son niveau le plus bas jamais enregistré : à peine la moitié des adultes en ont encore une opinion positive. Le soutien au socialisme, quant à lui, reste stable, mais il est le plus fort parmi les jeunes. Bien que la plupart des Américains continuent de valoriser la libre entreprise, leur confiance dans les grandes sociétés s’est érodée face à la hausse des coûts et à l’élargissement des inégalités. La montée du socialisme représente donc moins un vote en faveur d’un contrôle omniprésent de l’État qu’un vote de défiance envers la crédibilité morale du capitalisme.
Karl Marx écrivait un jour que la religion est « le soupir de la créature opprimée, le cœur d’un monde sans cœur ». Il voyait la foi à la fois comme un signe et un réconfort — un moyen pour les êtres souffrants de supporter une réalité brisée. Ironiquement, ses disciples ont bâti un mouvement qui a fini par remplir le rôle même qu’il cherchait à démanteler. Le socialisme est devenu non seulement politique, mais aussi moral, promettant une rédemption par la lutte collective.
La déclaration centrale du DSA — « Nous croyons que les travailleurs doivent diriger démocratiquement à la fois l’économie et la société afin de répondre aux besoins humains, et non de générer des profits pour quelques-uns » — ressemble davantage à un credo qu’à un programme politique. Même son projet intitulé Religious Socialism (socialisme religieux) reconnaît que des millions de personnes se disant « spirituelles mais non religieuses » cherchent de nouvelles lignes directrices pour leur existence. Ses membres prêchent que le socialisme peut combler ce vide — non pas comme « l’opium du peuple » destiné à apaiser la douleur, dont parlait Karl Marx, mais comme une dynamite morale destinée à faire exploser l’ancien ordre.
Cela aide à comprendre pourquoi le socialisme perdure après chaque échec. On peut réfuter une politique, mais non une promesse de salut.
Les Occidentaux plus âgés réagissent à cette situation de la seule manière qu’ils connaissent : en rappelant aux jeunes le coût humain de l’histoire. Ils évoquent les bilans en vies humaines du communisme, les dizaines de millions de victimes des régimes qui avaient promis l’égalité et produit la terreur. Mais ces faits ne peuvent pas apaiser une soif spirituelle. La jeunesse actuelle ne rejette pas l’histoire par ignorance, mais parce qu’elle s’en sent détachée. Sa lutte va plus loin que la politique : c’est une quête du sens de l’existence elle-même.

C’est pourquoi la renaissance du socialisme ressemble moins à une campagne qu’à une conversion. Elle dit à une génération agitée qu’elle peut à nouveau être juste, que si cette génération partage suffisamment, proteste suffisamment, se soucie suffisamment des autres, le monde deviendra enfin juste.
Pourtant, un autre réveil se manifeste discrètement à ses côtés. La dévotion religieuse croît de nouveau parmi les jeunes. Ils affirment être attirés non par les institutions, mais par la discipline, la vertu et la communauté — les éléments mêmes qui manquent à la vie moderne.
La même soif qui pousse certains vers le socialisme en conduit d’autres vers la foi et le retour aux valeurs traditionnelles. Les deux reconnaissent l’effondrement moral du monde. L’une commence par la transformation de soi, l’autre par la transformation de la société. L’une enseigne le repentir et le pardon, l’autre enseigne le ressentiment et le contrôle. L’une rachète l’âme, tandis que l’autre remodèle le monde.
Cette génération de jeunes est la plus instruite, la plus connectée, et pourtant la plus manipulée de l’histoire humaine. Les réseaux sociaux récompensent la certitude morale qu’ils prêchent et punissent la réflexion. Les mêmes grandes entreprises que les jeunes militants condamnent pour leur avidité façonnent leurs instincts et leurs principes moraux, clic après clic. En ce sens, le nouveau socialisme n’est pas tant une rébellion contre le système qu’un produit de celui-ci. C’est un algorithme moral fondé sur l’aspiration humaine.
Il est facile de reprocher aux jeunes leur naïveté. Il est plus difficile de percevoir leur sincérité. Ils ne sont pas attirés par le socialisme parce qu’ils détestent la liberté, mais parce qu’ils craignent le vide. Ils veulent la vertu sans hypocrisie, la compassion sans corruption, le sens sans manipulation. Si les générations plus âgées espèrent les atteindre, elles doivent répondre à cette aspiration morale non pas par des avertissements, mais par leur exemple.
Le célèbre économiste Milton Friedman écrivait que « la bataille pour la liberté doit être remportée encore et encore ». Au cours des siècles passés, la liberté s’est conquise sur les champs de bataille et dans les parlements ; aujourd’hui, elle se conquiert dans les esprits. Les tyrans d’hier contrôlaient des territoires ; ceux d’aujourd’hui contrôlent l’attention. Cette bataille dépasse le cadre économique — elle est spirituelle.
Dans cette génération, le combat n’oppose plus les nations, mais les sujets : la question de savoir qui définit la vérité et ce qui donne un sens à la vie. Nous devons défendre la liberté non seulement avec des arguments, mais aussi en montrant qu’une vie libre peut aussi être une vie morale.
Les jeunes d’aujourd’hui sont à nouveau à la recherche d’un cœur dans un monde qui semble sans cœur. On ne devrait pas ridiculiser cette quête, mais les aider à trouver ce qu’ils cherchent là où cela a toujours existé : non dans l’État, non dans le système, mais dans l’âme humaine.


« Les jeunes d’aujourd’hui sont à nouveau à la recherche d’un cœur dans un monde qui semble sans cœur. »
Bernard de Clairvaux, dit Saint Bernard, grande figure de l’Église chrétienne qui a soutenu la création de l’Ordre des Templiers, dont il a rédigé des statuts en 1128, dit :
« Tu n’as pas besoin, homme, de traverser les mers, de pénétrer dans les nuages, de franchir les Alpes. Je t’assure, tu n’as pas grand chemin à faire : tu n’as qu’à rentrer en toi-même, pour y rencontrer Dieu. »
S’il existe au fond du Cœur de l’homme une aspiration vague vers le mystère caché dans l’antique RELIGION NATURELLE, c’est que sa conscience cherche, par atavisme, à reprendre le chemin du bonheur primitif que la jeunesse phylogénique connut dans une époque lointaine.
L’atavisme, c’est ce que dans les religions orientales on appelle le « Karma » (parfois nommée réincarnation ou transmigration), c’est la somme de tous les actes du passé nerveux. Aussi, précisons avec René Guénon que le mot sanscrit « Karma », dérivant de la racine verbale « kri », faire (identique au latin « creare »), signifie simplement « action », et rien de plus ; les Occidentaux, en particulier les théosophistes, qui ont voulu l’employer l’ont donc détourné de son acception véritable, qu’ils ignoraient, et ils ont fait de même pour un grand nombre d’autres termes orientaux.
L’atavisme, cette suggestion qui nous vient de l’ascendance, et semble être hors de notre conscience actuelle, nous suggère des actions que notre raisonnement n’a pas prévues et pesées, elle fait de nous, au moral, des automates, agissant en dehors du domaine de notre vie consciente actuelle. Les convictions acquises par nos aïeux dans le cours de leur évolution, qu’elles soient vraies ou fausses, nous dominent à notre insu, sollicitent notre adhésion, créent en nous une suggestion que notre moi conscient discute souvent et même rejette comme un facteur d’erreur. La substance nerveuse possède la propriété de garder presque indéfiniment les traces de tout ce qui l’a impressionnée une fois. C’est ce qui explique la mémoire. La moindre de nos actions s’enregistre dans notre substance médullaire et, pour peu qu’elle se répète, s’y grave. C’est pour cela que ce qui est difficile au début devient facile, puis spontané, puis involontaire.
Cette loi contient toute l’histoire de la mentalité humaine, elle explique la persistance des habitudes ancestrales.
Supprimer la mémoire collective dissout la nation, laquelle fait alors place au troupeau. Peut-être est-ce cela que cherchent les meneurs occultes du jeu, aux fins d’assurer plus facilement leur domination sur les ilotes modernes dont ils rêvent ?
NB : L’Histoire réelle de la Terre et de ses habitants n’a jamais été faite, les hommes ne l’ont pas voulu, ils ont jeté un voile sur la moitié des temps et les ont retranchés des fastes du monde.
Et cette partie supprimée est cependant la plus importante, puisqu’elle contient l’explication des principes, c’est-à-dire des premières actions des hommes, de leurs premières idées, de leurs premiers travaux et des impressions reçues dans la jeunesse ancestrale, qui se sont gravées dans le cerveau humain d’une façon si profonde que l’atavisme les fait renaître dans chaque enfant qui recommence la vie.
Et ceci nous explique pourquoi nous avons deux espèces de connaissances : celles qui furent acquises dans le monde primitif qu’éclairait la lumière de la Vérité, et celles qui furent acquises par la suite dans un monde déjà livré à l’erreur et au mensonge.
Honoré de Balzac disait : « Il y a deux histoires : l’histoire officielle, menteuse, puis l’histoire secrète, où sont les véritables causes des évènements. ».
« Quand l’Homme Intérieur parle, il s’adresse au Cœur des hommes, c’est d’ailleurs le seul langage qui convient », écrit Marie-Madeleine Davy dans son ouvrage « L’Homme intérieur et ses métamorphoses ».
Aussi, l’Homme Intérieur parle sans savoir qui pourra l’entendre, il n’en éprouve d’ailleurs aucun souci, son but est de rendre témoignage.
Dégagé du fruit de ses actions, l’Homme Intérieur n’a pas à connaître ce qu’il advient de son contact avec autrui ; privé de toute curiosité il ne se pose aucune question.
Avec le poète persan Djalāl ad-Dīn Rûmî l’Homme Intérieur peut seulement dire à ceux qu’il rencontre sur sa route :
« Cherche en toi-même… car tu es tout. »
Blog : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/
Une vraie question est que, lorsque l’on a rencontré « Dieu » au cours de notre vie terrestre, on n’a plus grand chose à y faire.