Je ne suis pas occidental!
Source: geopolitika.ru – 18 mars 2016 – Roberto Pecchioli
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Au moment de la chute du communisme réel du 20ème siècle, la joie de ceux qui avaient toujours été anticommunistes a éclipsé la réflexion sur l’avenir. Un homme attaché au passé – Pino Rauti, chef historique de l’aile « mouvementiste » et « sociale » du MSI – fut l’un des plus lucides. Il avertit que la fête pour la défaite d’un ennemi historique ne devait pas durer longtemps, car l’autre adversaire – le libéral-capitalisme – avait remporté, qui plus est sans guerre, une victoire historique dont il ferait sentir le poids pendant des décennies. Peu de personnes l’écoutèrent, même au sein de son propre camp. Peu d’autres voix s’élevèrent, de différents points de vue, pour mettre en garde contre les conséquences du triomphe libéral, libéraliste, libertaire. Plus de trente-cinq ans plus tard, de nouveaux décombres transforment le monde en un désert accidenté et un théâtre de guerre spectral, cette « troisième guerre mondiale par morceaux » évoquée par Jorge Mario Bergoglio.
La longue période de l’unipolarisme américain, de la « fin de l’histoire » avec l’imposition planétaire du modèle libéral-capitaliste sous sa forme globaliste, financière et technologique, semblait toucher à sa fin. L’irruption de la Chine, l’émergence progressive de l’autre géant asiatique, l’Inde, le retour de la Russie, l’alliance des BRICS, semblaient annoncer l’aube d’un monde multipolaire, dans lequel chaque civilisation et chaque aire du globe pouvait revendiquer son rôle et sa spécificité — culturelle, spirituelle, économique, géopolitique. Mais les événements des dernières années – et des derniers mois, voire des derniers jours – replongent le monde dans le cauchemar de la guerre, rendant plus inquiétante et féroce l’axe du soi-disant Occident, dont la clef de voûte est l’alliance entre l’anglosphère et Israël. En crise économique, dépendant financièrement, technologiquement et militairement d’outre-Atlantique, affligé d’une crise démographique et des valeurs à laquelle il ne répond que par un libertarisme/libertinage nihiliste et une ouverture insensée des frontières, le Vieux Continent correspond parfaitement à son nom, avant-garde du crépuscule de l’Occident que les esprits les plus inquiets avaient commencé à percevoir dès la fin de la Première Guerre mondiale, début du siècle américain.
L’aventure guerrière américano-israélienne de ces dernières semaines, quel qu’en soit le résultat, apparaît chaque jour davantage comme la réaction violente de la bête blessée, refusant d’accepter le rôle que lui imposent l’histoire, la démographie et l’économie dans la période actuelle. L’agression contre un État souverain, l’assassinat traître de ses dirigeants, élus — bien ou mal —, à la différence des aristocraties (absit iniuria verbis !) arabes du Golfe, que le pétrole a transformées en autant de Las Vegas sordides où se règlent les affaires les plus indicibles de la planète, est probablement le point de non-retour de l’histoire des dernières décennies. Il est risible d’entendre le brave Merz, homme de BlackRock, chancelier de l’ex-grande Allemagne en crise industrielle et énergétique, affirmer que l’Iran, sans l’intervention militaire des Bons et des Justes, aurait eu la bombe nucléaire en deux semaines. Pas une ou trois, deux. Une réédition du conte des armes de destruction massive de Saddam et de la fiole agitée à l’ONU par Colin Powell à l’époque de Bush père.
L’assassinat politique est devenu une pratique ordinaire de l’Occident en phase terminale: les cas de Saddam, Kadhafi, Nasrallah et maintenant Khamenei, outre l’enlèvement de Maduro, en témoignent, indépendamment du jugement sur les personnes. Ils en sont venus à massacrer les fillettes d’une école de Téhéran. Dommages collatéraux. En Iran, ils s’en souviendront, contrairement à nous autres Italiens, qui avons subi le même sort lors des bombardements des libérateurs, comme à l’école élémentaire milanaise de Gorla, le 20 octobre 1944 (deux cents morts, dont 184 enfants). Un épisode jamais rappelé qui montre la nature servile de nos gouvernements. Ceux qui, au fil du temps, ont fait preuve de dignité, de Craxi à Moro, ont connu le sort que l’on sait (ndt: en Belgique, un massacre similaire a eu lieu à Mortsel, près d’Anvers, où une école a été frappée de plein fouet par des bombes américaines; le bombardement d’Ixelles-Etterbeek à fait, lui aussi, près de 400 victimes)..
Une affiche italienne commémorant le massacre de Gorla; le monument aux victimes de ce crime de guerre; des images d’enfants massacrés à Mortsel dans des circonstances identiques. En France et en Allemagne des tragédies identiques ont frappé des familles innocentes par centaines de milliers.
La conclusion est claire : je ne me sens pas occidental. Je ne suis pas l’héritier d’une clique d’assassins assoiffés de pouvoir, mais de trois millénaires de civilisation qui a inventé, entre autres, le concept de personne, la dignité de tout être humain, et distingué la liberté du simple arbitraire, reconnaissant la pluralité des choix, des idées, des modes de vie. Je ne peux pas être occidental parce que j’éprouve encore de la honte face au mal et de l’indignation envers ceux qui le commettent, surtout lorsqu’ils se drapent de pseudo-idéaux humanitaires. Je ne suis pas occidental, car cela voudrait dire couvrir des gouvernements — européens — incapables, corrompus, serviles, ennemis des peuples qu’ils administrent pour le compte d’autrui. Je rejette avec indignation l’antisémitisme : je ne juge pas par catégorie ni, encore moins, par race. Je me demande cependant si le bon sens de millions de personnes opposées au suprématisme délirant de certains secteurs du monde juif n’a pas le droit de le condamner sans être sanctionné pénalement. Ce ne sont pas les tribunaux qui changeront l’opinion de beaucoup sur la clique dirigeante d’Israël.
Je ne suis pas occidental, en outre, parce que je ne sais même pas ce que cela signifie. Si c’est l’héritage de la grande civilisation gréco-romaine, chrétienne et européenne, il n’y a pas besoin d’une définition bâtarde, utile seulement pour nous arrimer au char des intérêts américains. Si c’est le nom collectif de ceux qui veulent dominer le monde à tout prix, imposant un système économique, social, financier, éthique dont les fruits sont l’arrogance, la guerre, le nihilisme, la richesse démesurée et le pouvoir immense de quelques-uns, je le suis encore moins. Par hommage à l’argent et au système Epstein, qu’ils appellent cela Sodome et Mammon. Que ceux qui le souhaitent suivent le sénateur belliciste américain Lindsay Graham, septuagénaire, corpulent, homosexuel, qui exhorte ses malheureux électeurs de Caroline du Sud à mourir pour Israël. Qu’il s’enrôle lui-même, en compagnie de son jeune amant, mais pas nous, ni nos enfants, petits-enfants et compatriotes. Nous sommes de nombreux apatrides: nous devons trouver une identité, des valeurs communes, des intérêts concrets à défendre. Pour l’instant, nous pouvons seulement refuser d’être occidentaux: c’est déjà choisir un camp, fort, moral, politique, voire esthétique.


Un peu d’histoire divise les hommes, mais beaucoup d’Histoire les uni.
« En 1930, s’installer en Orient était, pour lui (René Guénon), revenir à une civilisation « normale », c’est-à-dire traditionnelle.
Il y a quelques dizaines d’années, toute personne un tant soit peu « ouverte de cœur » qui posait le pied dans un pays oriental ressentait comme une dilatation de son être, une libération. Elle prenait conscience du poids, de l’emprisonnement dans lequel elle avait vécu. Car tout est affaire de contraste : quelqu’un qui aurait toujours vécu dans une prison ne saurait pas que sa situation est contraignante. Seule la fréquentation d’un univers différent permet de ressentir l’emprise des liens créés par les différents aspects de la société dans laquelle nous vivons.
« Lorsqu’en 1899 les Américains se trouvèrent pour la première fois en relation avec les Indiens Tinglits de l’Alaska, qui avaient été protégés de l’influence de la société occidentale par leur région difficile d’accès, ils se convertirent en masse à la vie indienne, si bien que le gouvernement des Etats-Unis fut obligé de créer une loi interdisant de « se faire Indien » ! Mais dès 1782 un fermier Américain d’origine française, Michel Guillaume Jean de Crévecœur, notait malicieusement : « Des milliers d’Européens sont devenus Indiens et on n’a pas d’exemple d’un seul de ces aborigène qui ait choisi délibérément de devenir américain. ». » (Erik Sablé)
« La fondation de la Pennsylvanie comme colonie de la couronne britannique remonte à 1682, année où William Penn a débarqué pour la première fois sur cette Terre nouvelle qui lui avait été octroyée par Charles II. Or 1682 est également l’année où la Louisiane française fut fondée par Robert Cavelier de la Salle (né en 1643 alors que William Penn est né en 1644).
« On peut établir un parallélisme intéressant entre la Louisiane française et la « Sainte Expérience » de Pennsylvanie. Dans l’un et l’autre territoire, les relations entre colons et Indiens furent exemplaires, si on les compare à ce qui se passait dans les autres colonies britanniques. Il s’agissait, dans l’un et l’autre cas, d’une colonisation pacifique. William Penn et Robert Cavelier de la Salle avaient tous les deux pris la peine d’apprendre la langue des Indiens avec lesquels ils étaient en relation, et ils avaient gagné leur confiance. Mais ce qui est tout aussi intéressant, et bien mal connu, c’est la nature exceptionnelle des relations entre la Pennsylvanie et l’Amérique française tout au long des guerres franco-britanniques.
« Les Français ignorent à quel point leur propre histoire a été mêlée à celle des Quakers, la « Société des Amis », en Amérique du Nord. Ils ont adopté les mêmes « grands hommes » que les Anglo Américains : Georges Washington et Benjamin Franklin, tous deux francophobes actifs pendant la guerre de sept ans, et ils ont oublié William Penn, partisan d’une co-existence pacifique entre Indiens, Anglais et Français en Amérique du Nord. » (Jean Tourniac)
À propos de Benjamin Franklin (1706-1790), rappelons ce que René Guénon écrivait dans les « Etudes Traditionnelles » d’avril 1938, concernant le rôle contre-initiatique, c’est-à-dire d’agent de « forces obscures », par lui attribué à Benjamin Franklin, et qui avait suscité dans le journal « France-Amérique du Nord » (numéro du 30 janvier 1938), la curiosité et l’incompréhension de M. Gabriel Louis-Jaray :
« Dès lors que nous disions que ce personnage (B. Franklin) semble bien avoir été surtout « l’agent de certaines influences extrêmement suspectes », il ne pouvait qu’être parfaitement évident, pour tous nos lecteurs, que les influences en question étaient celles de la « contre-initiation ». Nous voudrions attirer l’attention du lecteur sur le fait que la Tradition met en relation le « pouvoir de la Foudre » avec l’Initiation. Or, n’est-il pas étrange que B. Franklin ait dû, précisément, sa réputation au « détournement de la foudre » ? »
Précisons qu’en hébreu la foudre est désignée par le mot « Barak » et la bénédiction par celui de « Berakhah », le « feu électrique » (appelé, dans la vision d’Ezéchiel, d’un mot intraduisible : le « Haschmal ») situé au centre du « Char » ; il est intéressant de constater que le « feu divin » du « Char », est « Haschmal » et que ce mot désigne, de nos jours, l’électricité en hébreu moderne.
Ajoutons à cela que Jean et Jacques sont appelés « Boanerges » par le Christ (Marc 3:17), ce qui signifie « Fils du Tonnerre » et se traduit aussi par « fils de l’Energie » ; il semble donc bien que les deux « Boanerges » aient disposé d’une sorte de maîtrise de la foudre, qui est énergie électrique, c’est-à-dire énergie spirituelle et véhicule d’information divine : « Les disciples Jacques et Jean voyant cela dirent : Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume ? » (Luc 9:54).
Aussi, à propos du « détournement de la foudre », René Guénon ajoute : « Il va de soi que c’est là quelque chose qui dépasse de beaucoup le point de vue de « politique extérieure » auquel l’auteur de l’article déclare avoir voulu se borner ; cette expression implique d’ailleurs, en elle-même, une conception « particulariste » dans le cadre de laquelle rien de ce qui fait l’objet de nos études ne saurait rentrer. Du reste, si nous ajoutons que Cromwell nous paraît bien aussi avoir joué antérieurement un rôle tout à fait du même genre que celui de Franklin, M. Gabriel Louis-Jaray comprendra peut-être qu’il ne s’agit pas là simplement de politique « anglaise » ou « anti-anglaise », mais de quelque chose où, en réalité, l’Angleterre, l’Amérique ou d’autres nations (la Russie de Poutine aujourd’hui ?) peuvent être « utilisées » tour à tour, suivant les circonstances, pour des fins qui n’ont sans doute pas grand-chose à voir avec leurs intérêts particuliers ».
Depuis la fin du Moyen Âge, un changement considérable s’est produit dans la direction donnée à l’activité humaine.
Ce changement est le résultat direct de la mentalité des peuples Anglo-Saxons. Celle-ci se confond avec l’esprit antitraditionnel, en lequel se résument toutes les tendances spécifiquement modernes.
Ce n’est pas que cet « état d’esprit » antitraditionnel soit entièrement nouveau ; il a déjà eu, par le passé, des manifestations plus ou moins accentuées, mais toujours limitées, bien qu’aberrantes, et qui ne s’étaient donc jamais étendues à tout l’ensemble d’une civilisation comme elles l’ont fait en Occident au cours de ces derniers siècles.
Par conséquent, ce qui ne s’était jamais vu jusqu’ici, c’est une civilisation édifiée tout entière sur quelque chose de purement négatif, sur ce qu’on pourrait appeler une absence de principe ; c’est là, précisément, ce qui donne au monde moderne son caractère anormal, ce qui en fait une sorte de monstruosité.
Précisons avec l’« Encyclopédie de l’Histoire du Monde », que le terme d’« Anglo-Saxon » n’a, à l’origine, rien à voir avec une quelconque appartenance ethnique, et ne désigne que ceux qui avaient émigré des territoires germaniques vers l’île de Bretagne ; il semble (d’après cette encyclopédie) n’avoir été utilisé principalement qu’après 1066 et la conquête normande de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant et ses « compagnons », dont les futurs hauts barons anglais…
Avec le XVIIIème siècle (18=6+6+6), écrit Bertrand Acquin, est soudain apparue une fissure dans le continuum, par l’émergence d’un principe de « révolte » contre la société traditionnelle en vue de provoquer une « rupture », processus en germination depuis le XVIème siècle dont la progression sur le terrain peut se schématiser par une équation « rampante » dominée par la lettre « R » qui est, précisément encore, la 18ème lettre de l’alphabet (6+6+6) : Révolte -> Rationalisme + Réforme (à laquelle on pourrait associer la Renaissance) + Révolution = Rupture.
Dans l’écriture primitive, rappelons que la lettre « R » est le signe du mouvement, c’est l’emblème de l’homme ; la lettre « S » est le signe de l’Esprit, c’est l’emblème de la Femme. Rappelons encore que le Mouvement (élément humain) est une série de déséquilibres. L’équilibre ne peut se réaliser que si le Mouvement est compensé par l’Esprit (élément divin). Ainsi, ces deux principes inverses peuvent s’harmoniser l’un l’autre par le fait même de cette compensation. Aussi, lorsque ces deux principes sont unis, ils forment un splendide et magnifique « Royaume » de bien, parfait et infini, plein de joie sainte et de douceur. Mais lorsqu’ils se trouvent séparés, ils deviennent deux mondes distincts : l’un demeure sombre, froid, sauvage, dur, amer, tourmenté et l’autre, malgré tout, conserve son caractère aimable, doux, charmant et saint.
C’est dans cette « Séparation » que l’on trouve l’origine du Mal. Et faisons remarquer que le mot « Diable » (de « dia-bolos » ou « dia-ballein ») signifie « celui qui désunit », « le diviseur ».
Les constantes humaines, qu’elles soient individuelles ou sociales, et qui, néanmoins, étaient encore la « norme » au cours des derniers siècles, quelles qu’aient pu être leurs mutations dues à l’évolution de l’humanité, sont à présent devenues hors normes ; la nouvelle « normalité » étant désormais constituée par ce qui jusqu’alors était précisément considéré comme anormal ou inhabituel.
Aujourd’hui, cette banalisation de l’anormalité, c’est-à-dire de tout ce qui est contraire à l’ordre juste des choses, est le signe majeur de la perte du sens des valeurs les plus élémentaires.
Ceci représente un véritable séisme dans le devenir de l’humanité, car, même si aujourd’hui encore il subsiste, du moins en façade, des coutumes, des institutions ou des comportements qui semblent indiquer qu’il n’y aurait pas rupture mais simple évolution, lorsqu’on quitte les « avenues » pour prendre les « ruelles transversales » on s’aperçoit que la partie postérieure desdites façades ressemble à ces reconstitutions de villages de western recréés par Hollywood où tout n’est que trompe-l’œil, puisque les « Saloons », les « Banks » et autres bureaux de « Shérifs » ne sont que des décors en carton-pâte soutenus par des étayages dressés sur des « terrains vagues » le plus souvent envahis par les « mauvaises herbes » et parsemés de « déchets » ou d’« immondices ».
NB : Lors de la récente guerre d’Irak, rendue possible en raison des attentats du 11 septembre 2001, bien que sur les dix-neuf terroristes censés avoir frappé les États-Unis, aucun n’était Iraquien, souvenons-nous des opérations de pillages et du saccage intégral du musée de Bagdad, organisés « professionnellement », sous la passivité totale des forces « américaines » (sous leur protection même affirment certains), et de la destruction systématique de tous ses ordinateurs et archives dans lesquels étaient recensées et photographiées toutes les pièces de l’inventaire, ainsi que du vol de la majeure partie des 40 000 manuscrits et de la totalité des quelques 80 000 tablettes de terre cuite recouvertes d’inscriptions cunéiformes… des tablettes sumériennes dont le décryptage commençait à s’avérer fort instructif en ce qui concerne les influences babyloniennes chez les rédacteurs de l’Ancien Testament…
Du temps de sa splendeur, avant qu’elle ne devienne une ville profanée, c’est-à-dire un foyer de pourriture morale et finisse par disparaître de la scène du monde, Babylone était appelée « la Dame des Royaumes ». Rappelons ses fameux jardins suspendus, que l’antiquité citait comme l’une des sept merveilles du monde, dont on fait gloire à Nabuchodonosor, alors qu’ils sont dus à la Reine Nitocris qui régna avant lui. Au dire de Pausanias, Babylone était la plus grande ville que le soleil eût jamais vue dans sa course. Hérodote parle de la tour de Bélus qu’il a vue à Babylone, et qu’on appelle vulgairement la « tour de Babel », monument composé de huit étages, couronnés par une plateforme régulière où l’on faisait des observations astronomiques. Callisthène, au temps d’Alexandre, trouva à Babylone des observations astronomiques remontant à 1900 ans.
En 1865, le nom de Sir George Everest, géographe britannique et Gouverneur Général de l’Inde, fut donné au plus haut sommet de l’Himalaya. Le nom népalais de cette montagne est « Sagarmāthā » (Déesse du Ciel), et le nom tibétain est « Chomulungma » (Déesse-Mère du Monde). En chinois, son nom est « Shèngmǔ Fēng » (Déesse de l’Univers).
La meilleure façon d’être Occidental est de s’intéresser à l’Orient. Il s’agit non d’imposer à l’Occident une tradition Orientale, dont les formes ne correspondent pas à sa mentalité, mais de restaurer une tradition Occidentale avec l’aide de l’Orient.
« Dans l’Orient, il y a une sagesse profonde que l’Occident ne sait pas apercevoir… l’Orient possède une vérité qui peut s’accorder avec la vérité des plus hautes traditions occidentales » (Paul Chacornac citant R. Guénon dans son ouvrage : « La vie simple de René Guénon »)
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Qui suis-je ? L’essentielle et unique question dont la réponse aboutie transforme et transcende l’existence humaine.