Comment vivre en ville avec le moins d’argent possible

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Par Survivaliste minimaliste

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La plupart des gens vivent dans ce qu’ils pensent être la normalité. Quand il y a des problèmes, ils pensent que ceux-ci ne sont que provisoires et que l’État, l’administration, les politiques vont s’attacher à les résoudre. Certes, il faut compter avec l’incompétence de certains, la malhonnêteté de beaucoup, la complexité des choses aussi, qui rend difficile le règlement de certains problèmes, mais globalement les gens pensent que les personnes en charge de la gestion commune vont faire de leur mieux pour le bien collectif. Que la plupart de ceux qui s’engagent en politique le fassent par intérêt personnel, que les gens de pouvoir ne pensent qu’à garder celui-ci, avec les colossaux privilèges qui vont avec, ne vient pas à l’esprit des naïfs qui n’ont pas conscience de la capacité corruptrice des ors de la république.

D’autres personnes pensent que la normalité n’existe pas, que les complexes sociétés humaines évoluent au fil de l’histoire, travaillées par les rapports de force, que rien n’est jamais acquis et que les miracles de la propagande ne correspondent que rarement à la réalité. Ceux-là peuvent craindre que les évolutions négatives que nous pouvons tous constater ne soient pas transitoires mais participent d’une évolution – involution ? – de notre société. En clair, que les choses n’empirent. D’où la nécessité de se protéger et de prévoir, car l’on ne se protège efficacement que dès lors que l’on est capable d’anticiper sur les événements et de s’y préparer. On ne remplit pas son garde-manger quand les rayons des supermarchés sont vides.

Demander aux peuples de se serrer la ceinture du haut des inégalités capitalistes est une provocation. Donner des conseils pour le faire est du pragmatisme. Nous aurions préféré vivre dans une société équilibrée, assurant un partage équitable des richesses pour tous. Une société fondée sur l’exploitation raisonnable et pérenne des ressources, sans excès. Seulement, avidité et égoïsme n’ont que faire de la modération, du respect et de la décence quand ils sont au pouvoir. Les peuples n’ont d’autres choix que de subir ou se révolter.

Les rapports de force structurent l’histoire des sociétés humaines. Un rapport de force gagné par une tendance devient un mouvement historique. Que nous l’acceptions ou pas, que nous le percevions ou pas, la « fin de l’abondance » est une réalité. La société hyper technologique de l’hyper consommation n’aura été qu’une parenthèse. L’humanité doit revenir à plus de modération, non dans le désir de vivre, mais dans la consommation d’objets hyper technologiques inutiles au bonheur. Que cet impératif ne concerne que les peuples et pas la caste mondialisé qui dirige est normal: ce sont eux qui tiennent les rênes. Ce sont eux les vainqueurs. Il est normal qu’ils imposent leurs conditions. Refuser cette imposition ou bien vouloir proposer d’autres méthodes, d’autres solutions pour sortir de l’abondance outrancière dans le respect de tous, mène au combat politique. Ce n’est pas l’objet de cet article. Si les peuples refusent le combat, ou simplement n’en comprennent pas la nécessité, ce qui est le cas en l’état actuel de la situation, ceux qui ont compris que l’on n’arrête pas l’histoire en marche doivent s’y adapter, ou disparaître: « nous surpasser ou nous abolir » (1), même si cela revient en apparence à suivre les injonctions du pouvoir.

« Il fallait surmonter (la peur), et par volonté, non point par nécessité. Les actes dans les deux cas sont souvent assez les mêmes ; il n’y a qu’une porte. Mais la manière de la passer importe. Aller à l’épreuve et non la subir » Alain. La conscience morale.

Certes, les pauvres n’ont jamais vécus dans l’abondance, ou si peu. Cependant, avoir une automobile, même bas de gamme, est déjà un signe d’abondance eu égard à l’histoire de l’humanité et à la réalité économique de la majorité des humains sur terre. C’est de cette abondance-là dont il est question.

Mais nous forçons ici le trait. Ce qui est en jeu, c’est la fin de l’abondance outrancière. Celle qui repose sur la surexploitation des ressources de la planète, au mépris de leur renouvellement, aux dépends des territoires dont on exploite les ressources sans que les populations locales n’en bénéficient, et sans que les populations consuméristes en soient libérées de leur dépendance envers l’exploitation capitaliste, entendue aujourd’hui au sens de capitalisme socialisé d’État.

Abondance outrancière qui devrait ne concerner que les biens inutiles, les produits les plus avancés du capitalisme contemporain, tous parfaitement inutiles au bonheur de vivre: téléphonie mobile, intelligence artificielle, armements, surenchère de hobbies sans cesse plus coûteux – les petits bourgeois occidentaux jouent avec leurs jeux vidéos, leurs jet-skis ou leurs avions radiocommandés tandis que les peuples peinent à finir leur mois.

Au lieu de cela les pénuries crées artificiellement opèrent sur les produits vitaux, la nourriture, le chauffage. Au peuple de payer la facture, comme toujours. Les puissants ne vont pas scier la branche sur laquelle ils sont confortablement installés. Se priver de chauffage, oui. Se priver du dernier gadget informatique, surtout pas. Ce sont les bénéficiaires principaux de l’abondance qui en dénoncent aujourd’hui les excès chez les autres. C’est immoral, mais c’est ainsi. Cela s’appelle le pouvoir. Soit on lutte pour l’obtenir, soit on le subit. Vu sous cet angle, les souffrances des faibles sont logiques.

La question de la responsabilité n’est pas l’objet de cet article et ne présente aucun intérêt immédiat dans la recherche de solutions pratiques. Nous vivons une période de mobilisation générale de la population équivalente à celle subie durant la seconde guerre mondiale. Quand il est question de manger du rat pour survivre, il faut manger du rat. Même si le conseil vient des élites à l’origine et responsables de la guerre. Élites qui ne changeront rien à leur mode de vie, hormis quelques démonstrations publicitaires de solidarité : on s’habille en militaire pour aller visiter le front et on goûte la popote du soldat à la bonne franquette… C‘est de bonne guerre. Les dirigeants actuels n’ont rien inventé.

Si la majorité du public se désintéresse de la politique, il est normal qu’elle en paye le prix en période de crise. Il y a les titulaires du pouvoir, éternels fauteurs de trouble, et les irresponsables qui refusent de se comporter en citoyens véritables, éduqués politiquement et actifs. Les victimes de la propagande ont aussi leur part de responsabilité. Aux autres, pauvres et lucides, nous espérons que cet article donnera quelques idées utiles pour traverser cette période de crise, en préservant au mieux la qualité de leur vie. Qualité entendue en terme de liberté et de survie plutôt qu’en termes de confort.

Cet article s’adresse donc à ceux qui souhaiteront adapter leur mode de vie afin d’atténuer le choc, particulièrement, à ceux qui, déjà en situation économique difficile, ne peuvent se payer le luxe de ne rien faire en attendant le grand soir…(2)

Vivre avec moins d’argent pour compenser l’inflation, la perte de pouvoir d’achat, la perte d’un emploi, ou tout autre aléa de la vie entraînant une baisse de revenus, est plus facile à la campagne qu’à la ville. Les tentations y sont moins nombreuses, les prix moins élevés, et surtout les capacités d’auto-production qui existent à la campagne sont plus ténues en ville : jardinage, élevage, chasse, pêche, glanage, stockage, bricolage. En ville, l’autonomie, la survie en environnement dégradé, la vie avec peu d’argent, est plus difficile, les résultats plus aléatoires. Un paysan peut être désespérément pauvre, il n’y a personne à la rue dans les campagnes.

Voyons ce qu’il est possible de faire pour vivre en ville à moindre coût. Ceci sans investissements pharaoniques préalables, investissements uniquement accessibles à ceux qui, de toute façon, n’ont pas de soucis d’argent.

Cet article aborde les questions sous l’angle des économies réalisables. Dans les domaines relatifs à la vie quotidienne, un gain financier est toujours un pas vers plus d’autonomie, un gain de liberté.

Il est important aussi d’être conscient que plus nous savons être radicaux dans nos actions, plus les résultats obtenus peuvent être spectaculaires.

En la matière, chacun fera selon ses capacités ou ses besoins; les seconds étant un aiguillon plus efficace que bien des résolutions.

« Le péril…seul nous permet de connaître nos moyens, nos vertus, nos armes et nos défenses, notre esprit – bref… nous oblige à être forts ». Friedrich Nietzsche. Le crépuscule des idoles.

La principale vertu de la sobriété est de nous rendre moins dépendants. Cela demande un effort continu et une certaine détermination. Le prix a payer pour moins dépenser est-il si lourd ? Finalement on ne renonce qu’à la consommation. Pas à vivre heureux. Consommation de biens de confort agréables sur l’instant qui nous emprisonnent à vie dans un faisceau d’obligations lourdes qui plombent en profondeur notre capacité à nous élever en tant qu’être humains.

L’homme contemporain est écrasé par l’horizontalité de sa vie, sa superficialité, sa course permanente contre le temps, la pesanteur de l’ordre social étatique et administratif qui s’insinue dans le moindre aspect de sa vie.

Par la sobriété, on peut s’offrir le luxe de refuser certains renoncements désastreux. Des potentialités s’ouvrent, des choix impensables deviennent possibles.

A chaque fois que l’on renonce à de la consommation non directement indispensable à la vie, on gagne en liberté.

« Le OUI caché au fond de vous est plus puissant que tous les Non et les peut-être dont vous et votre époque êtes malades et dépendants. » F. Nietzsche. Fragments posthumes sur l’éternel retour.

Le toit

Être propriétaire de son logement est un atout essentiel. Globalement vous économisez un tiers de budget en n’ayant pas de loyer à payer. Il ne faut pas avoir à payer de mensualités d’emprunts bancaires non plus. Surtout d’ailleurs. A ce compte, il vaut mieux être locataire que semi-propriétaire payant les intérêts et ne remboursant que marginalement le capital. En cas d’impossibilité de payer, vous perdrez votre logement et aurez payé des agios durant des années pour rien.

Il existe une procédure de surendettement auprès de la banque de France qui peut vous permettre de diminuer votre taux d’emprunt, voire annuler une partie de votre dette, mais si vous avez un bien pour lequel votre capital remboursé est encore faible, vous devrez probablement vendre votre logement pour rembourser vos créanciers. C’est ce qui est arrivé aux américains victimes de la crise des subprimes: ils ont perdu leurs maisons.

Donc, être propriétaire, oui, mais entièrement, ou presque. S’il ne vous reste que quelques mensualités à payer, et que vous ne pouvez plus payer, adressez-vous à la banque de France et préparez un dossier de surendettement. Cela peut vous aider à solder vos dettes immobilières ou autres au plus vite.

Pour vivre avec peu d’argent, il ne faut pas être endetté. La règle d’or en la matière étant de n’acheter que ce dont nous avons l’argent pour payer cash.

Si vous avez la possibilité de vous offrir un petit logement, sans vous endetter, faites-le au plus vite. Un petit logement vaut mieux que pas de logement du tout. Un studio dont on est entièrement propriétaire vaut mieux qu’un bel appartement sous mensualités. Le potentiel est plus faible en terme d’autonomie, mais il est à vous, pas à la banque. La campagne est le lieu d’achat idéal mais ne rentre pas dans le cadre de cet article. En ville, achetez si possible dans un quartier un peu vert, un peu excentré, mais demeurant facile d’accès. Il existe des opportunités hors des villes, à proximité d’une ligne d’autobus ou de train urbaine qui sont un bon compromis. Au pire, un plein centre est acceptable dans les petites villes. Une terrasse ou, mieux, un petit jardin est un plus considérable. L’important est d’être propriétaire au plus vite, sans dettes, sans mensualités ni agios.

Les alternatives urbaines traditionnelles sont : vivre chez ses parents, vivre chez son conjoint, vivre en communauté (squat, colocations), l’asile de nuit quand il existe ou le carton dans la rue. Rue où l’on retrouve nombre de diplômés de l’enseignement supérieur, nombre de travailleurs pauvres, nombre de bénéficiaires de l’assistance chômage cependant incapables de payer un loyer. Attention danger ! La rue n’est pas l’apanage des clochards professionnels (3). Si vous pouvez assurer votre propre toit, vous éviterez déjà le pire.

Le chauffage

La crise ukrainienne va faire entrer les populations de l’Europe de l’ouest, jusqu’alors plutôt privilégiées, dans les problématiques du chauffage de leurs logements l’hiver.

Comment affronter les possibles pénuries de gaz, les coupures – dites délestages – d’électricité, le renchérissement des coûts ?

La réponse la plus radicale: ne pas chauffer. En tous les cas, tenter de ne pas chauffer le plus longtemps possible, chauffer à minima, éteindre au moindre retour de températures supportables.

Essayez de ne chauffer que pour éviter l’humidité. Le reste du temps, essayez de ne pas utiliser vos appareils de chauffage. Cela impose une préparation psychologique et matérielle.

Sur six mois potentiels de chauffage, la bonne stratégie est de ne commencer à chauffer que le plus tard possible. Il est beaucoup plus difficile de cesser de chauffer que de ne pas commencer. Vous pouvez toutefois procéder à de courts moments de chauffage, de l’ordre de la demi-journée, lors des jours les plus froids de l’automne. Fixez-vous une date hivernale pour commencer à chauffer régulièrement. Une date qui soit la plus tardive possible, selon votre climat et votre moral.

Si vous avez dû chauffer quelques jours avant cette date, comptabilisez ces jours de chauffage anticipés et tentez de les rattraper en ne chauffant pas durant les jours ensoleillés de la période durant laquelle vous avez décidé de chauffer régulièrement.

Au début du printemps, cessez de chauffer dès que les températures remontent et que vous n’avez pas à craindre de retour de l’humidité. N’hésitez pas à éteindre votre chauffage dès qu’une belle journée s’annonce.

Vous pouvez aussi adopter un rythme de chauffage fragmenté: chaque jour, mais pas toute la journée ; correct, mais pas dans toutes les pièces. Allumez en rentrant du travail, réchauffez-vous en cuisinant. Laissez la porte du four ouverte après la cuisson – four éteint… Éteignez le chauffage avant de vous coucher sous une montagne de couettes !

Ne surchauffez jamais.C’est un piège dont on ne peut pas sortir. Cela flingue le budget et souvent est source de maladies grippes, angines etc.

Aérez pour éviter l’humidité, afin de n’être point obligé de chauffer pour la réduire.

Ne chauffez pas votre salle de bain l’hiver: n’y restant que quelques minutes et ne vous douchant pas l’hiver (voir, plus bas, l’eau de service), ou très rapidement avec peu d’eau, le chauffage n’est pas absolument indispensable. Imposer cet ascétisme à des enfants est plus difficile, c’est une réalité. Mais comment vivaient donc nos ancêtres pauvres, ne serait-ce qu’à la fin du XIXème, début du XXème, avant la première guerre mondiale ?

Les moyens de chauffage alternatifs, bois, granulés, photovoltaïque, sont difficiles d’accès en ville ou coûtent très cher. Ceux qui peuvent se les payer n’ont pas vraiment besoin de faire des économies… Ils payent plein pot avec plaisir, heureux de leur supériorité de classe. Tant mieux pour eux. Les habitants de vieilles maisons de banlieue qui ont la chance de disposer de cheminées pourront se chauffer au bois. Il faut surveiller l’évolution du prix du stère de bois – plus cher en ville qu’à la campagne – relativement à celui du gaz, amené à grimper, ou de l’électricité, solution à-priori la plus chère pour le chauffage. Les temps changent, il faut se renseigner sur les tarifs pratiqués localement afin de choisir – si possible – le meilleur moyen de chauffage, et s’équiper en conséquence. Pour la majorité, en pratique, vous n’aurez pas le choix et devrez vous contenter du dispositif en place dans votre logement. D’où l’utilité de chauffer un minimum – dans les limites de ce que le climat de votre région, votre santé, votre moral et vos finances permettent.

Les vêtements

Quand on chauffe peu ou pas du tout l’hiver, les vêtements chauds sont indispensables…à l’intérieur.

Les scandinaves utilisent plusieurs couches de vêtements, chacune ayant sa spécificité. 2 tee-shirts, 1 chemise ou sweet, 1 pull léger, 1 plus large plus chaud, éventuellement 1 anorak – à intérieur (!) – est une combinaison qui peut vous permettre de passer l’hiver sans trop chauffer.

Quand vous sortez enlevez 1 ou 2 couches !

Vous pouvez utiliser des sous-vêtements polaires. Ils coûtent plus cher mais ont leur utilité si vous êtes fragiles ou vivez dans une région particulièrement rude en hiver. Il est possible de passer plusieurs hivers en climat continental uniquement avec un chauffage léger et plusieurs couches, sans utiliser de sous-vêtements polaires. Ceux-ci offrent ainsi une option supplémentaire si nécessaire.

Complétez avec un bonnet; indispensable en intérieur non chauffé car une part considérable de notre chaleur interne s’échappe par la tête.

Des gants de plusieurs types selon votre activité sont incontournables. Gants légers pour taper sur un clavier ou tourner les pages d’un livre; sous-gants pour réchauffer vos doigts sous des gants de travail; moufles qui s’ouvrent en mitaines grâce à un zip; gants polaires pour les moments difficiles de la journée.

Une écharpe de laine complète utilement l’ensemble de votre panoplie d’explorateur urbain des grands froids d’appartement.

Habillez-vous chaudement avant d’avoir froid, mais ne vous couvrez pas trop trop tôt dans la saison. Surfez sur la température et choisissez juste ce qu’il faut pour être bien. Pas plus. Pas de sur-confort.

Pour la nuit bonnet de nuit, gants et sur-chaussettes sont utiles, sous 1 ou 2 couettes. Comme pour les vêtements, plusieurs couches sont utiles: soit 2 couettes, une légère et une plus lourde et plus ample par dessus, ou une combinaison couverture / couette.

Une couverture glissée entre le matelas et le drap housse vous isolera efficacement de la fraîcheur du sol et du matelas.

Vous pouvez utiliser des Sabots. Uniquement si vous vivez en en rez-de-chaussée, sinon vous allez être un enfer pour votre voisinage. Ce n’est pas le but. Des sabots traditionnels de campagne; large et adaptés à des pantoufles à votre taille que vous glisserez directement dans les sabots. Cher à l’achat mais confortables, solides donc durables, et bon isolants l’hiver. On peut les porter avec des pantoufles adaptés, plusieurs couches de chaussettes, ou en les dotant d’une semelle chaude amovible.

Pour les grands froids et les appartements non chauffés, des bottines fourrées d’intérieur à épaisse semelles isolantes et choisies une taille ou deux supérieures sont indispensables. Les bottines doivent posséder une bonne isolation plantaire. Il est inutile de disposer d’une bonne fourrure intérieure si la semelle ne vous isole pas correctement. Plus amples, elles vous permettront d’ajouter semelles chaudes et papier journal (4). Vous pourrez les porter avec deux paires de chaussettes. Le pied ne doit pas être comprimé, ni par la chaussure, ni par les chaussettes, sous peine de mauvaise circulation sanguine, donc de froid.

Les parquets en bois sont exceptionnels en ville. Les gens qui ont ce type de produit chez eux n’ont en général pas de soucis de chauffage… Couvrez le sol de vos pièces à vivre et de votre chambre de tapis. Ils isolent un peu de la froideur des revêtements modernes ou des carrelages.

L’alimentation

Ici l’on touche à la fois au cœur des économies domestiques – le passage au supermarché est une saignée financière – et à la santé. Évitez de trop manger et de mal manger, une nourriture trop riche. Les pénuries que l’on nous annonce ici et là vont vous aider (sic). La ville est le lieu de toutes les sollicitations et il est presque impossible de résister à un club américain lors de la pause de midi ou à un bon dîner au restaurant du coin le soir. Faire ses courses avant d’avoir dîné est l’assurance d’acheter trop de produits inutiles.

La solution est de ne pas acheter ce qui est préjudiciable à votre santé et à celle de votre portefeuille. On dévore ce que l’on achète, ce dont on dispose à la maison. Une bonne bouteille, une plaquette de chocolat ne font jamais long feu. La solution ? Ne pas acheter. Ne bannissez rien de vos listes. Cette technique ne marche pas car une fois au supermarché on s’autorise exception après exception, jusqu’à alourdir notre panier de produits inutiles d’un point de vue nutritif qui alourdissent votre facture dans des proportions considérables.

Le plus simple est de n’acheter que ce qui est indispensable à notre nutrition. Achetez pour un bon mois d’autonomie: riz, pâtes, lentilles, sardines, fruits et légumes, éventuellement kéfir – idéal pour les personnes fragiles de l’estomac pour remplacer le petit déjeuner – et disons un produit de confort auquel vous tenez particulièrement pour votre moral. Pas plus. Fromage, viande, boissons, beaucoup de produits ne sont pas vraiment indispensables à la nutrition. De toute façon, si vous achetez pour un mois, votre caddy sera plein et votre budget largement épuisé : vous n’aurez plus de place ni de moyens pour acheter des produits inutiles. A la maison, vous ne pourrez manger que ce que vous avez: riz, pâtes, lentilles, sardines, fruits et légumes. Cela suffit.

Si vous le pouvez, débranchez votre frigo. C’est plus facile à faire à la campagne qu’à la ville. On y dispose de caves qui remplacent aisément le réfrigérateur. Mais l’hiver, vous pouvez le faire même en ville. Il suffit de placer les produits sur le balcon, à l’ombre, idéalement dans une armoire de balcon ou dans une simple boite de stockage. Tous les étudiants ayant vécus en cité universitaire connaissent, ou ont connus, cela. Beurre, fromage, viande, fruits et légumes tiennent quelques jours quand il fait froid dehors. Le réfrigérateur est une des sources de dépense majeure pour un ménage type. Il arrive à la seconde place des gros consommateurs d’énergie après le chauffe-eau. Le couper durant quelques mois, ou définitivement, peut vous faire économiser beaucoup d’argent.

Vous vous passerez très bien des plats cuisinés et des surgelés, chers, ainsi que du lait et des laitages, à consommer modérément pour les humains adultes. Nous remplaçons le lait par de l’eau dans toutes nos pâtisseries et crêpes, sans impact notable sur leur saveur.

Faites votre pain, vos pâtisseries et viennoiseries vous-mêmes. Vous pouvez utiliser une machine à pain – utile quand vous êtes pressés – ou mieux, pétrir à la main. Le gain financier est intéressant vu le prix du pain aujourd’hui en zone euro. Si vous pétrissez vous-même votre pain, vous n’aurez pas besoin d’investir dans une machine et économiserez de l’électricité : 1h 30 de pétrissage/chauffage pour un pain à cuire au four ensuite ;3h pour un pain cuit directement par la machine. Si vous faites du pain tous les deux ou trois jours, l’économie d’électricité est significative. A la main, il vous faudra compter sur une demi-heure pour l’ensemble des opérations de pétrissage/façonnage, puis une vingtaine de minutes de cuisson au four.

Stockez farine et levure. Si vous faites du pain tous les trois jours vous aurez besoin d’un kilo de farine par semaine. Certains supermarchés refusent l’achat de plusieurs kilos de farine. Le quota par personne y était fixé à 2 ! Détail significatif de l’état de la société occidentale en 2022… Étrangement, pas de quota sur aucun produit de confort inutile. Seuls les biens de première nécessité sont dans le collimateur. Ceci s’il était besoin de justifier de la pertinence de faire quelques économies et de prévoir à l’avance ce dont nous pourrions avoir besoin, dans un futur qui est déjà notre présent.

Stockez aussi riz, pâtes, lentilles, sardines en boite et autres produits qui vous sembleront nécessaire. Achetez des boites de stockage d’une taille qui vous permette de les glisser sous votre lit. Stockez aussi dans votre cave ou votre garage, mais attention à l’humidité et aux rongeurs.

Inutile de communiquer sur la présence de votre stock. Vous pourriez en trouver la porte fracturée un jour ! Parlant de normalité, ce genre d’actes va devenir la normalité en France, et rapidement. Ce n’est pas le cas dans d’autres pays, pourtant méprisés par les français : on a toujours une guerre de retard dans notre compréhension du monde. C’est humain.

Cultivez quelques légumes sur votre balcon. Vous n’atteindrez pas l’autonomie alimentaire avec trois bacs mais vous vous ferez plaisir. En période de crise, c’est appréciable. Si vous avez des tomates chez vous, vous n’aurez pas à les acheter. Vous pouvez cultiver du basilic et faire votre propre pistou. Un ou deux plant d’aubergine prend relativement peu de place. Idem pour le piment.

On peut s’essayer aux pommes de terre en tour dans un coin du balcon (5). Pommes de terre, tomates, basilic et aubergines sur 4m², c’est vraiment pas mal ! Vous n’en vivrez pas durant douze mois, mais vous aurez un peu d’autonomie et ferez de petites économies.

Récupérez vos pots de yaourt. Il vous permettront d’effectuer des semis pour vos plants de balcon au printemps prochain. Ces pots de yaourt remplaceront avec profit le petit matériel à semis vendu au profane : cher et terriblement fragile.

Bien sûr, il est impératif de préparer soi-même la veille le déjeuner qui sera pris sur le lieu de travail, sauf tarifs particulièrement favorables du restaurant d’entreprise. Cela évite de se ruiner au snack du coin. Le total des sommes que l’on perd mensuellement dans ce genre d’endroit atteint des niveaux impressionnants.

La cuisson

La cuisson des aliments est un poste de dépense important. Après le chauffage en hiver et l’alimentation des appareils électro-ménagers, la cuisson des aliments peut être un gouffre financier dans une période où le prix du gaz et de l’électricité augmente.

Quand vous cuisez votre pain, profitez-en pour cuire un autre plat, afin de maximiser l’utilisation du four. Tous le monde sait cela, encore faut-il s’organiser pour le faire, car cela implique de préparer plusieurs plats le jour où l’on fait le pain, donc de se dégager du temps.

Si vous disposez d’un balcon bénéficiant de quelques heures de soleil par jour, vous pouvez fabriquer un petit four solaire. Celui-ci vous permettra de préchauffer votre eau de cuisson, votre café et mijoter certains plats qui seront prêts dès la sortie du four solaire.

Une planche de base supporte quatre cloisons clouées entre-elles et sur la planche-support. Il suffit de poser dessus une plaque de verre. On ne peut pas faire plus simple. Fabriquez une porte latérale qui vous permettra de glisser vos plats sans toucher au vitrage, ou bien si vous êtes un peu bricoleur confectionnez un cadre mobile emprisonnant la vitre et permettant un accès par le dessus.

Des dimensions extérieures de 60 X 40 cm (espace intérieur de 58.5 X 37 avec des parois de 1.5 cm d’épaisseur et une porte cloison latérale positionnée en extérieur, avec des charnières) permettent de glisser à l’intérieur du four une casserole pour le riz ou les pâtes, une poêle de taille moyenne pour la garniture, et une petite cafetière pour le plaisir.

La cuisson solaire impose une planification. Il faut s’y prendre à l’avance, décider la veille où le matin ce que l’on va manger à midi ou le soir. La cuisson – en fait du mijotage – est longue. Selon la saison et la force du soleil, l’eau peut être brûlante en quelques minutes ou tiédasse après plusieurs heures. Mais l’eau tiède est déjà un petit gain sur la dépense de gaz. Il est possible de faire bouillir son café dans le four solaire sans devoir poser la cafetière sur la cuisinière. En moyenne, l’on gagne 2/3 du gaz nécessaire à percoler un café. S’il faut trois minutes pour se préparer un café, l’utilisation du four solaire peut faire gagner près de 2.30 minutes en été. Multiplié par les 365 jours de l’année, le gain est de près de 450 minutes de gaz ou d’électricité sur 6 mois de belle saison uniquement pour le poste café. Les chanceux vivant dans le sud disposeront de pas mal de journées ensoleillées supplémentaires pour améliorer significativement ce résultat.

Le gain est moins significatif pour l’eau de cuisson. Il est difficile de faire bouillir de l’eau avec un four solaire. Pour cela il faut une parabole, plus délicate d’utilisation en ville, sans jardin. De plus, c’est un outil coûteux à l’achat et difficile à bricoler soi-même sans outillage ni atelier. Cependant, une utilisation régulière du four solaire – voire quotidienne, idéalement, si vous pouvez organiser votre emploi du temps pour cela – réduira significativement votre consommation d’énergie.

Il est possible de laisser mijoter des produits réputés long à cuire, tel des lentilles, dans une boite en verre fermée (après préparation et assaisonnement des lentilles …et ajout d’eau…) que l’on placera le matin dans le four solaire pour dégustation le soir (en journée ensoleillée).

Quand vous utilisez une bouilloire de cuisine, rechargez-là en eau sitôt utilisée. La résistance encore chaude va réchauffer cette eau et vous fera gagner quelques degrés pour la prochaine utilisation. Il est étonnant de constater le nombre de fois ou l’on réutilise cet objet quelques minutes après que l’on pensait en avoir fini. Et si vous ne réutilisez pas l’appareil, vous n’avez rien perdu, l’eau ayant été réchauffée par la persistance calorique de la résistance et non par une consommation d’électricité.

Récupérez l’eau de cuisson pour la réutiliser le soir ou faire cuire un autre plat. Couvrez les casseroles durant la cuisson, coupez le feu avant la fin de la cuisson et gardez à couvert quelques minutes pour finir la cuisson sans utiliser d’énergie. Gardez vos allumettes usagées pour allumer un nouveau brûleur à partir d’un brûleur en action.

Recouvrez votre cafetière d’un manchon en acier. Une portion de tube d’évacuation de cheminée fait l’affaire. Ainsi vous maintenez la chaleur du brûleur de la cuisinière autour de votre cafetière. Complétez l’opération par un couvercle posé sur le manchon et vous gagnez quelques degrés, donc quelques secondes dans la préparation de votre café. Le gain peut être estimé à 20 secondes de gagnées sur les 3 minutes de chauffage standard nécessaires à une petite cafetière. 20 secondes par jour toute l’année représente une économie de gaz de 121 minutes rien que pour le café. 2 heures par an peuvent sembler un faible résultat, sauf que de petites économies accumulées peuvent représenter une somme importante à la fin de l’année, particulièrement en matière d’économies domestiques. Imaginez qu’il vous manque justement deux heures de gaz le soir du réveillon quand il faut cuire la dinde et que tous les magasins sont fermés ! Surtout cela ne coûte absolument rien. Il suffit de récupérer un tronçon de tube dans une poubelle, sur un chantier. Il suffit d’avoir l’œil. Ce genre d’opportunité arrive, même s’il sera plus facile de trouver ce genre d’objet dans le grenier d’un vieux pavillon de banlieue que dans un centre ville moderne. Par ailleurs, acheter un tel objet coûte presque rien dans un magasin de bricolage. Notez que ces 2 heures s’ajoutent aux 450 minutes sur 6 mois vues précédemment, sur le même poste « café ».

Vous pouvez aussi récupérer la poudre de café percolée et la réutiliser le lendemain. Vous obtiendrez un café un peu plus clair, qui ne satisfera sans doute pas les aficionados du « bon café », mais ne sera pas si désagréable que cela. Après tout, le café à la fin du repas est surtout un rituel. Si l’on fume des cigarettes électriques, il doit être possible de consommer du café déjà utilisé.

Cette pratique peut vous permettre de diviser votre budget café par 2, ce qui n’est pas rien, surtout en continuant à prendre son petit plaisir tous les jours.

Les meilleurs résultats s’obtenant par la radicalité, il est aussi possible de se passer complètement du rituel. La dépense du poste café passe à zéro…

L’eau potable

Impossible de se priver de boire de l’eau ou même de réduire significativement sa consommation. Malgré les critiques souvent faites à l’eau potable provenant du réseau urbain, l’eau du robinet à ses avantages par rapport à l’eau minérale en bouteille: trop chère, trop lourde à porter quand on fait les courses à pied. Oui, il y a encore des piétons qui vivent en ville. Il risque même d’y en avoir de plus en plus….

Si cette eau est très calcaire, il peut être recommandé de la filtrer. En ce cas, plutôt que d’utiliser les appareils filtrants proposés par le commerce, dont les filtres sont hors de prix, il est préférable d’investir dans l’achat d’un filtre de type Berkey. Cette marque est très chère, mais il existe l’équivalent fabriqué en Inde qui donne toute satisfaction pour un prix divisé par cinq. Après tout, il ne s’agit que de deux cylindres d’alliage léger superposés et d’un système de filtrage par cartouche de céramique. Le prix exorbitant du Berkey tient plus à sa renommée qu’à sa supériorité sur des appareils équivalents de provenance non américaine.

Au final, avec un filtre de type Berkey, vous avez de l’eau de bonne qualité pour moins cher que si vous la filtrez avec un filtre du commerce ou si vous achetez uniquement des bouteilles d’eau.

N’utilisez pas au quotidien votre type Berkey. Réservez-le pour des périodes de crise de longue durée, de plusieurs jours à plusieurs semaines, avec des perturbation du réseau. 4 cartouches de céramique donnent une capacité de filtrage entre 1 et 2 ans selon que l’on se limite à la marge basse d’utilisation 3 mois par cartouche ou haute 6 mois. Inutile d’utiliser leur potentiel si vous disposez toujours de l’eau du robinet et si celle-ci est toujours de bonne qualité.

A la ville, le consommateur est prisonnier du réseau. Il est impossible d’installer un récupérateur d’eau dans un appartement, et de détourner une gouttière pour l’alimenter. Toutefois, si vous disposez d’un petit jardin et de la possibilité de récupérer l’eau d’une descente, offrez vous un petit récupérateur d’eau de 300 litres. Ainsi vous serez autonome en cas de coupure prolongée du réseau urbain. Vous filtrerez cette eau avec votre type Berkey, après l’avoir faite bouillir, et l’avoir pré-filtrée avec un tamis disposé entre l’arrivée d’eau et l’entrée de votre cuve de récupération. Avec le temps, des algues peuvent s’installer, de la terre stagner au fond de celle-ci. Lavez-la régulièrement. Choisissez une cuve opaque de couleur sombre afin de limiter la photosynthèse. Filtrez à nouveau en sortie de robinet si vous constatez la présence de saletés. Interdisez aussi l’accès à votre cuve à tous types d’animaux: la découverte d’un cadavre de souris en décomposition à la surface n’est pas des plus agréable.

Gardez des packs d’eau en bouteille à la maison uniquement pour pallier à une possible coupure ou à des perturbations de courte durée polluant ou salissant l’eau du robinet. C’est une ressource si l’on n’a pas alimenté son type Berkey plusieurs heures avant de devoir l’utiliser.

Faire des économies et développer son autonomie passe avant tout par de la prévoyance et de l’anticipation.

L’eau de service

Un réducteur de jet est indispensable, c’est une amélioration courante de nos jours.

On peut utiliser une pédale pour alimenter en eau ses robinets de cuisine et de salle de bain. Le gain est significatif. Il est gênant d’éteindre le robinet quand on se lave les mains ou que l’on rince la vaisselle. On laisse couler l’eau qui est ainsi perdue inutilement. Les pédales du commerce coûtent cher. Si vous êtes seul et si le coût de l’eau est minime dans la commune où vous vivez, il est possible que le jeu n’en vaille pas la chandelle. La dépense ne serait amortie que sur plusieurs années. Faites le calcul. A chacun selon ses impératifs. L’investissement dans une pédale simple ou double (eau chaude/eau froide) peut se justifier si vous êtes nombreux ou si le prix de l’eau qui vous est facturé est élevé. Le gain peut être de l’ordre de 60% sur la vaisselle et 40 % sur le lavement des mains. Si vous êtes 4 ou 5, cela peut représenter une quantité d’eau non négligeable.

Vérifiez le prix de l’eau sur votre facture.

Notez votre consommation totale.

Évaluez la répartition des postes de dépense d’eau.

Déduisez le coût par poste de votre consommation propre.

Notez le prix des pédales trouvé sur Internet.

Considérez un gain de 60% en cuisine, 40% en salle de bain.

Calculez l’économie réalisable sur les deux postes cuisine et salle de bain et le coût des pédales nécessaires.

Vous obtiendrez la durée d’amortissement de votre achat et pourrez juger de l’utilité d’acheter des pédales ou pas selon votre contexte.

Récupérez l’eau de la cuisine et de la salle de bain grâce à un seau placé sous la bonde. Cette eau vous permettra de flusher vos toilettes. Un flush de toilette représente de 8 à 12L d’eau. Une seule personne flushe en moyenne 5 fois par jour. Soit 40 L par jour en option basse de 8 litres, soit 1200 litres d’eau sur 30 jours, uniquement pour les toilettes.

Cette technique impose de nettoyer régulièrement les seaux sous peine de mauvaises odeurs provenant des restes alimentaires mêlés à l’eau, malgré le liquide vaisselle qui permet un relatif auto-nettoyage partiel des seaux.

On peut aussi, plus facilement, utiliser une bouteille d’eau placée dans les toilettes pour nettoyer la cuvette après un petit pipi. 1.5 litres au lieu de 8.

Vous pouvez investir dans l’achat d’un mécanisme de chasse d’eau à double poussoir 3 et 6 litres. Entre 15 et 7O euros. Il existe certaines chasses activées par un robinet que l’on ouvre et ferme, contrôlant ainsi le débit nécessaire au plus juste.

Naturellement, on peut aussi utiliser au maximum les toilettes du lieu de travail ! C’est une option !

Récupérez l’eau de douche que vous perdez lors de la période de réchauffage. Pour cela, placez une bassine dans votre douche et utilisez l’eau récupérée pour un autre usage: arroser vos légumes sur le balcon, vous laver les mains plus tard, flusher les toilettes, etc.

Dans le même esprit, lavez vos légumes au dessus d’une bassine.

Utilisez deux bacs pour laver la vaisselle, un pour le lavage, l’autre le rinçage. Classique. Vous pouvez aussi simplement égoutter votre vaisselle et la rincer avec un chiffon, sans utiliser d’eau.

On peut utiliser un lave-vaisselle. Cette machine utilise de 15 à 20 litres d’eau là où il en faut 50 à la main avec un seul bac. Cependant, c’est un investissement, et il faut aussi tenir compte de sa consommation électrique. Comme toute machine elle peut être sujette à des pannes ou soumise à une obsolescence programmée.

La technique des deux bacs de lavage ou du rinçage avec un chiffon nous semble plus résiliente et moins coûteuse.

Et la radicalité dans tout ça ?

Déconnectez le chauffe-eau. Le chauffe-eau représente entre 25 et 30% de la consommation d’électricité d’un ménage moyen. C’est le poste de consommation électrique numéro un. Facile l’été, la douche froide en plein hiver n’est pas à la portée de tous le monde, il y faut un certain moral.

Mais quelle claque à la facture d’électricité !

Surtout si l’on cumule avec la déconnexion du réfrigérateur.

Il est possible de passer d’une facture moyenne tous les deux mois à une seule facture, minimale, par an. La plupart des fournisseurs d’électricité ne pouvant facturer en dessous d’un seuil minimal, ils vous proposeront une seule facture par an, ne pouvant attendre le seuil avant…

En plein hiver réchauffez un peu d’eau dans une casserole afin d’humidifier votre gant de toilette. La même eau sera utilisée pour, diluée d’un peu d’eau froide, se rincer. La quantité d’électricité quotidienne nécessaire à chauffer une casserole d’eau est sans commune mesure avec celle nécessaire pour le chauffe-eau qui se rallume régulièrement pour vous fournir 80 litres d’eau chaude en permanence. C’est cette permanence non nécessaire qui coûte un bras. La technique du gant de toilette et du lavage à la bassine ou à la casserole permet aussi de significatives économies d’eau et rend la toilette moins difficile dans une salle de bain non chauffée.

Ce mode opératoire peut sembler une torture à nos fragiles âmes contemporaines. Pourtant, les personnes qui ont vécu leur enfance à la campagne dans les années soixante / soixante-dix ou sont allées en vacances à la ferme à la même époque ont toutes connues le lavage au lavabo avec de l’eau pas toujours très chaude. Les Beatles chantaient Yellow submarine et les gens ne se sentaient pas défavorisés à faire ainsi leur toilette. Nous pensons vraiment que la « fête est finie », en tous les cas pour la classe moyenne, sauf improbable réveil politique des soi-disant citoyens. Il faut donc en tenir compte. C’est tout.

Se laver au gant, à l’ancienne, avec de l’eau tiède, participe de notre bonne résistance générale – physique et morale – à l’absence de chauffage. C’est un plus. Une aide significative. Plus votre corps et votre mental seront habitués à résister au froid, plus l’absence de chauffage sera facile à supporter. C’est un tout. Et cela multiplie les sources d’économies.

« Que signifie vivre ? Vivre – cela veut dire: rejeter sans cesse loin de soi quelque chose qui tend à mourir ; vivre – cela veut dire : être cruel et inexorable pour tous ce qui en nous n’est que faible et vieilli, et pas seulement en nous ». Nietzsche. Le gai savoir.

Sans chauffe-eau actif, vous n’aurez pas d’eau chaude pour la vaisselle. Réduire les fritures est un bon moyen pour n’avoir pas de soucis au moment de laver sa vaisselle à l’eau froide. Un petit truc utile : mijotez un morceau de viande pannée à feux très doux durant quelques minutes et à couvert, éventuellement en papillote. N’ajoutez qu’un filet d’huile sur les deux faces à la fin de la cuisson pour frire le panage. Vous utiliserez beaucoup moins d’huile. Utilisez des gants de vaisselle pour vous protéger de l’eau qui ne sera pas froide en hiver, mais glacée.

Plus classique et moins extrême, pour ceux qui ne se sentent pas une destinée de spartiate, dès votre installation dans un appartement, isolez le ballon de chauffage. Cela lui permettra de maintenir plus facilement l’eau chaude à l’intérieur. Le gain est minime, surtout par rapport à la technique précédente, mais un petit pas est déjà mieux que rien. A chacun selon ses capacités et ses contraintes.

Placer une pièce de monnaie ajourée dans la poire de douche réduit significativement la dépense. Une douche représente 16 litres par minutes. La piécette réduit le flux de moitié. La réduction du flux ne gêne absolument pas quand nous prenons notre douche en été ; l’hiver étant réservé au lavage au gant, à l’ancienne. Si vous ne disposez pas d’une perceuse ainsi que d’un petit étau pour tenir la pièce, deux outils rares en appartement, demandez au serrurier de votre quartier, il a tout ce qu’il faut. Fournissez la pièce… Une jaune à 10 centimes fera l’affaire. Un seul trou de 2mm suffit.

La santé

Urbain, salarié à petits revenus, locataire, vous multipliez les handicaps pour une bonne santé. Vous êtes la victime privilégiée du stress, de la promiscuité, du besoin constant d’argent pour payer vos factures. Vous avez peu de temps à vous et vos moments de détente sont de qualité au mieux médiocres: on a tous connus les piscines surpeuplées du soir ou du dimanche matin, les parcs urbains bétonnés, le footing sur l’avenue au milieu du trafic, les cours de gym à la musique criarde. Les repas pris sur le pouce au kebab du coin n’arrangent rien.

Le meilleur moyen de retrouver la pleine santé est de cesser d’agresser notre corps et notre psychisme. A la ville, ce n’est pas facile. Qu’est-il possible de faire pour limiter les dégâts ?

Le physique

S’il est vrai que l’on creuse sa tombe avec ses dents, remplacer un plat par un jus de légume est excellent pour notre santé. On obtient ainsi des nutriments directement assimilables en économisant notre estomac et nos intestins, trop sollicités dans le mode de vie alimentaire urbain.

Manger cru le plus souvent possible est excellent pour la santé. Cela permet de grosses économies d’énergie – on évite la cuisson – de temps de préparation des plats et de vaisselle. On gagne sur tous les tableaux. C’est souvent le cas quand on pratique régulièrement ce mode de vie axé sur la sobriété.

La pratique du jeûne améliore considérablement la santé. Perte de kilos en trop, restauration d’organes fatigués (estomac, intestins, foie, artères), effacement progressif de fatigue chronique… Les résultats ne tiennent pas seulement au jeûne, mais en grande partie grâce à cette merveilleuse pratique.

A chaque fois que vous en ressentez le besoin – problème dentaire, fièvre, état grippal, etc – faites un jeûne.

Essayez de pratiquer avec une certaine régularité, au moins trois fois par an. Même sans être malade, une petite séance nettoie le corps et améliore la santé.

D’aucun débutent par le jeune à l’allemande, avec bouillons clairs et tisanes. Ce type de jeune est très difficile à suivre malgré les apparences. Le corps ne passe pas sur le mode autophagie et attend avec impatience l’heure du bouillon. Les journées sont des tortures. Ce jeune est assez long car il demande au moins cinq jours de jeune précédés de deux jours de réduction alimentaire et est suivi de deux à trois jours de reprise douce. Au total, près de 10 journées assez pénibles, qui sont de surcroît difficiles à caser dans un emploi du temps actif. Et si l’on ne se repose pas durant le jeûne, le bénéfice est moindre et la probabilité de craquer bien plus grande.

Plus efficace est de pratiquer le jeune intégral sec pendant trois jours. sans manger, ni boire, ou très peu si besoin. Ce mode de jeune est paradoxalement beaucoup plus facile à suivre. Le corps passe rapidement en mode autophagie et nous n’avons ni faim ni soif. Les journées passent plus vite, plus agréablement et il est plus facile de caser trois jours dans un emploi du temps actif, sur un long week-end par exemple, en commençant le jeune le vendredi matin et le en clôturant en douceur le lundi, de retour au travail, avec déjeuners et dîner légers pour notre reprise alimentaire.

Jeûne, chauffage modéré, douches froides, vous pouvez dire adieu à vos angines régulières, maux de gorge récurrents et rhumes de longue durée. Vous oubliez un peu l’existence des pharmaciens et médecins, ce qui à notre époque est en train de devenir un pur bonheur.

Dès lors que les assurances ne remboursent plus les gros frais dentaires et si l’on ne craint pas de tomber gravement malade ou d’avoir un accident, financer une mutuelle est-elle vraiment utile ? A chacun d’envisager ses risques. A notre avis, il est légitime de se poser la question et d’envisager concrètement de se passer de mutuelle comme d’assurance-vie.

Le psychique

Nous croyons profondément qu’il est essentiel de décrocher de l’emprise de la technologie sur notre rythme intérieur. Diminuez votre présence devant les écrans. Faites ce que vous avez à faire sur Internet et ne prolongez pas inutilement à la recherche de la nouvelle excitante ou de la vidéo amusante. Il est excellent d’éteindre les appareils électriques tôt, au moins une heure avant de se coucher. On peut utiliser cette heure pour lire de vrais livres.

Des gens vivent en ville sans portable, sans en éprouver de besoin. Nous en avons rencontré. Suite à une directive européenne les banques imposent désormais d’avoir un accès aux SMS pour acheter sur Internet ou simplement accéder à son compte bancaire en ligne. Pour les derniers réfractaires, la solution est de passer régulièrement consulter l’état de son compte sur un distributeur, et ne plus acheter sur le net, ce qui est parfois compliqué, mais encore possible en ville : vous pouvez faire commander les produits désirés en magasin.

Passez à Linux. Vous vous épargnerez les incessantes alertes de sécurité de Windows, les updates quasi permanents, l’alourdissement en programmes inutiles qui mènent à l’obsolescence de votre système et à l’achat d’un nouvel ordinateur tous les cinq ans, au mieux.

Guy Debord évoque cette question dans ses Commentaires sur la société du spectacle: ils vous mettront la pression par des innovations technologiques permanentes auxquelles vous serez contraints de vous adapter constamment, devenant des prolongations de la machine. Au lieu que celle-ci ne vous simplifie la vie, elles vous la rendra sans cesse plus complexe. Vous n’aurez plus le temps de penser. Vous n’aurez que le temps de vous adapter. Nous citons de mémoire. Ce texte date de 1988, un peu avant la révolution de l’ordinateur pour tous, de l’Internet et des téléphones intelligents (6).

A noter que l’installation et l’utilisation de Linux sont beaucoup plus simples que ne le laisse croire les imbuvables tutoriaux sensés nous expliquer comment faire. Ne vous laissez pas troubler par le jargon et lancez-vous. Vous pouvez télécharger le programme et l’installer vous même sans l’aide d’un informaticien. Par la suite vous découvrirez un système assez simple. Resteront certains passages obligés (installation d’imprimante par exemple) où il vous faudra passer par les « aides » accessibles sur le net. Bon courage, mais vous aurez fait le plus important par vous-même sans avoir eu à subir le sabir geek.

Faite de la méditation. Il est tout à fait possible de méditer chez soi, sans se sentir obligé de ressortir le soir ou se lever plus tôt pour aller dans un club. L’important étant de maintenir une posture ferme « royale et détendue». Ne se trouver ni rigide, ni avachi. Il faut se sentir bien, être capable de tenir la posture et s’élever déjà physiquement avant que d’entrer pleinement en méditation. Nietzsche ne dit pas autres chose quand il conseille de « ne pas se laisser aller. Il est d’une importance décisive que la culture commence au bon endroit (et pas par l’âme comme le voulait la funeste superstition des prêtres et demi-prêtres) : le bon endroit, c’est le corps, l’apparence physique, le régime, la physiologie – et le reste suit de lui-même… » Le crépuscule des idoles.

Nous n’entrons pas dans les détails des techniques de méditation, d’autres en parleraient beaucoup mieux que nous.

Rencontrez vos amis, pas trop tard, pas trop longtemps. Préférez passer souvent de courts moments ensemble, plutôt que de longues soirées épuisantes. N’oubliez jamais votre horloge intérieure et la nécessité d’adopter un mode de vie le plus régulier, le plus doux possible. Sans verser dans le chochotisme contemporain.

Et respectez vos heures de sommeil. Chose difficile en ville, particulièrement à l’époque d’Internet, mais in-dis-pen-sa-ble. Se coucher tôt, se lever tôt.

Toilette, ménage et vaisselle

Il est loisible de se laver au savon de Marseille, éventuellement parfumé, pour les plus délicats ou ces dames. Ce sera moins cher et tout aussi efficace que des savonnettes plus sophistiquées.

Le rasage revient moins cher avec du savon de Marseille humidifié passé directement sur le visage. Un petit savon de Marseille vous fera l’année sans problème. Calculez la différence avec les onéreuses bombes de mousse à raser. Un rasoir traditionnel s’affûte, coupe mieux, et ne s’encrasse pas comme les rasoirs jetables qui coûtent cher pour une durée d’utilisation assez faible.

Une bonne paire de ciseaux longs assortie d’un nettoyage au rasoir suffit à assurer, pour les messieurs, une coupe propre et correcte sans débourser des fortunes chez le coiffeur.

Coupez votre shampooing avec de l’eau 50/50. Vous agresserez moins vos cheveux avec un produit trop concentré et économiserez la moitié de votre budget sur le poste.

Idem avec le produit vaisselle et les produits de nettoyage du sol.

Il fut un temps où une célèbre marque de produit de nettoyage WC à bec verseur à subrepticement doublé la taille de l’orifice du bec, doublant ainsi ses bénéfices et votre consommation. Qui s’est aperçu de la supercherie ? Les gens dits normaux peuvent croire à la bienveillance de la majorité, il en est certains qui songent en permanence à mieux tondre le mouton.

N’achetez que des contenants de 5 litres et choisissez en fonction du prix au litre ou au kilo.

L’électricité

Nous avons vu plus haut les deux moyens les plus efficaces pour réduire sa consommation électrique: couper chauffe-eau et réfrigérateur. Radical et diablement efficace.

Au delà, les autres techniques et procédures sont plus anecdotiques, quoique utiles : utiliser des led pour l’éclairage, éteindre la lumière en sortant d’une pièce, désactiver le mode veille des appareils électroniques, utiliser un ordinateur portable moins consommateur qu’un fixe …refrains connus.

Réduire sa présence sur le net ou devant la télévision (7), pour ceux qui regardent encore, accordera vie familiale, santé, économies d’énergie, gain de temps et retrouvailles avec soi-même.

Loisirs, vacances, culture, restauration

Divertissements et vacances apparaissent comme des incontournables de la vie contemporaine. Que dire, sinon que les personnes qui vivent une vie agréable, dans un environnement qui leur convient, occupés à des tâches qui les élèvent n’ont que peu besoin de se « divertir » (faire diversion à leur vie ennuyeuse) ou de prendre des vacances (dans le sens d’échapper à la chiourme, découvrir les plaisirs du voyage et du dépaysement est une autre chose).

La culture de propagande progressiste telle qu’elle nous est assénée depuis la triomphale instauration d’un ministère dédié est tout à fait anecdotique (en tant que culture, pas comme instrument idéologique…) et dispensable. La vraie culture se trouve aisément à qui sait chercher.

Quand à la restauration elle est un superflu dont il est aisé de se passer quand on n’a pas d’argent. Une pizza faite maison, un petit rosé, sur son balcon au soleil, en charmante compagnie, est tout aussi agréable, sinon plus, que le restaurant.

Pour conclure

On peut constater qu’une action dans un domaine peut être bénéfique dans un autre. Les effets positifs se complètent. On se soigne par le jeune, on fait aussi des économies. Se doucher à l’eau froide renforce notre santé, nous aide à supporter le fait de ne pas chauffer notre logement et participe à de significatives économies de gaz et d’électricité, ainsi que de consultations médicales et d’achat de médicaments.

Le tout renforce notre psychisme et préserve notre compte en banque. Ce faisant on s’offre des marges de manœuvres, financières et mentales, qui peuvent nous aider significativement à échapper à un destin de victime.

Faites ce que vous pouvez. Si vous choisissez les options les plus radicales, vous obtiendrez d’impressionnants résultats. On peut réduire par 5 une facture d’électricité, par 3 une note de chauffage. On peut améliorer sa santé et mettre de coté l’argent nécessaire à un investissement qui nous tient à cœur, ou simplement survivre avec très peu d’argent quand on vit seul, sans famille pour nous soutenir, que l’on a perdu son emploi et que l’on subit de plein fouet le prix de la gestion de caste de nos sociétés.

Courage. Le confort affaiblit. Le chemin d’apparence le plus difficile est toujours celui de la liberté et de l’épanouissement.

Au final, paradoxalement, il s’avère plus facile de combattre que de subir.

« ..la lutte est le règne perpétuel d’une justice cohérente et sévère, liées à des lois éternelles… conception admirable puisée à la source la plus pure de la civilisation grecque ». Nietzsche. La philosophie à l’époque tragique des grecs.

Sans doute cette voie n’est-elle pas à la portée de tout le monde. Les peuples occidentaux raffolent du développement personnel indolore, sans effort, sans se faire violence. Ils rêvent de vivre éternellement dans le sur-confort. Ils aiment à se croire purs esprits l’espace d’une séance de yoga ou de méditation. Ce que nous proposons n’est pas du même tonneau. Il ne s’agit pas de s’effacer dans une béatitude artificielle tarifée par la sécurité sociale mais de lutter au quotidien pour (sur)vivre.

Survivaliste minimaliste

Notes

(1) Abel bonnard Les modérés « Quand nous parlons d’un temps dramatique, ce mot à un sens précis: Il veut dire que nous sommes pris dans une alternative qui ne nous permet plus d’exister médiocrement; il nous faut vivre plus puissamment, ou bien disparaître, nos surpasser ou nous abolir… Les crise ne font jamais que nous sommer d’être nous-mêmes »

(2) Grand soir que nous considérons comme déjà advenu – quand les gilets jaunes étaient aux portes de Élysée – et qui risque de ne pas se représenter de sitôt, le pouvoir ayant eu trop peur pour se laisser à nouveau surprendre. Nous pouvons nous tromper. Après tout, l’histoire événementielle n’est pas linéaire. Pour le reste, l’évolution générale des sociétés humaines indique plutôt un accomplissement totalitaire. Henry de Monfreid voyait en la termitière l’avenir de l’humanité.

(3) Catégorie fantasmée qui n’existe évidemment pas. Pas un être humain ne choisit de vivre dans la misère.

(4) Retrouvons une utilité à l’indigente presse écrite française.

(5). Un balcon ou mieux une terrasse solide. Il faut tenir compte du poids de la terre et de l’eau. Nous avons vu qu’une enseigne alimentaire discount met en vente des tours à pommes de terre. Comme quoi, si certains rêvent encore, les grandes entreprises, elles, ne perdent pas le nord.

(6) Il est rassurant de constater que l’intelligence se cache quelque part dans ce bas monde…

(7) La logorrhée radiophonique participe de notre point de vue de la même emprise à fuir absolument.

2 pensées sur “Comment vivre en ville avec le moins d’argent possible

  • 7 janvier 2023 à 13 h 12 min
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    Ceux qui vivent en ville?
    Sont-ce ceux qui votent pour les mêmes enculés depuis des décennies?
    Que “ceux qui vivent en ville” y restent et aillent se faire mettre…

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  • 24 janvier 2023 à 17 h 28 min
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    L’insulte comme unique argument se retourne contre son auteur;
    à Ursus :quels que soient vos griefs vis-à-vis des citadins (qui n’ont pas tous le choix pour des raisons professionnelles) réfléchissez à un exode massif vers la campagne qui créeraient les mêmes problèmes que vous dénoncez (promiscuité, chômage, aides sociales envers des populations hétérogènes) finie la tranquillité !
    Considérez que vous avez de la chance si vous pouvez éviter ces “inconvénients”…
    Pour finir, ce n’est pas le propos de l’article.

    Répondre

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