L’Italie face à la guerre : souveraineté ou dépendance ?
Par Cyrano de Saint Saëns
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Une marginalisation inquiétante et un gouvernement encore plus problématique
Dans le contexte d’une crise internationale marquée par l’escalade des tensions entre les
États-Unis et l’Iran, la position de l’Italie soulève de nombreuses questions qui concernent
l’ensemble du continent européen. Entre alliances historiques, contraintes diplomatiques et
questions de sécurité nationale, le rôle du gouvernement italien apparaît à la fois complexe et
controversé.
Les événements récents, en particulier les bombardements menés par les États-Unis et Israël,
ont mis en lumière une réalité préoccupante : l’Italie semble occuper un rôle marginal dans
les principales décisions géopolitiques, malgré son importance stratégique en tant que base
militaire en Europe. Cette situation invite à réfléchir à la réelle autonomie du pays sur la
scène internationale.
Un épisode en particulier a suscité de vives réactions dans l’opinion publique. Alors que les
opérations militaires étaient en cours, le ministre italien de la Défense, Guido Crosetto, se
trouvait à l’étranger, à Dubaï, sans avoir été informé à l’avance de l’imminence des attaques.
Cet élément, au-delà de son caractère presque paradoxal, révèle une réalité plus profonde :
l’Italie n’aurait été ni consultée, ni même avertie par ses principaux alliés. Une telle situation
remet en question le poids réel du pays dans les relations internationales et soulève une
question essentielle : quelle est la valeur d’une alliance si elle exclut ses propres partenaires
des décisions les plus cruciales ? Une question dont la réponse est déjà implicite.
Le manque de communication entre alliés ne peut être considéré comme un simple incident
diplomatique, mais reflète plutôt une hiérarchie implicite dans laquelle certains États
décident, tandis que d’autres se contentent de suivre. Dans ce contexte, l’Italie semble
reléguée à un rôle secondaire, voire passif. On sait d’ailleurs que Giorgia Meloni est l’une des
favorites aux yeux de la Maison Blanche, comme en témoignent déjà de nombreux épisodes
confirmant ce « privilège » américain.
Face à cette crise, le gouvernement italien a adopté une ligne prudente. Mme Meloni a
clairement affirmé que l’Italie n’avait pas l’intention d’entrer en guerre, une déclaration
visant à rassurer une opinion publique majoritairement opposée à une implication militaire
directe, et qui s’est avérée utile jusqu’au référendum constitutionnel des 22 et 23 mars, une
étape décisive pour la survie du gouvernement Meloni, qui continue de tenir grâce à un
travail de cohésion constante avec les politiques de l’opposition.
Le poids des accords internationaux
Cependant, cette position se heurte à une réalité plus nuancée. L’Italie s’est déclarée disposée
à autoriser l’utilisation de ses bases militaires par les États-Unis, à condition que cela se
limite à un soutien logistique. Cette distinction, bien que juridiquement fondée, reste fragile
sur le plan politique : dans un conflit moderne, la frontière entre logistique et intervention
militaire est souvent floue. Par ailleurs, le gouvernement entend apporter son aide aux pays
exposés à d’éventuelles représailles iraniennes, notamment par le déploiement de systèmes de
défense antiaérienne ou navale. Ces mesures, bien qu’inscrites dans une logique de défense,
contribuent néanmoins à l’effort global des alliés occidentaux, renforçant ainsi l’implication
indirecte de l’Italie dans le conflit.
La position italienne ne peut être comprise sans tenir compte des accords régissant la
présence militaire américaine sur son territoire. Depuis la signature du SOFA de l’OTAN en
1951 et des accords bilatéraux de 1954, mis à jour à plusieurs reprises, l’Italie héberge de
nombreuses infrastructures stratégiques américaines. Ces accords prévoient que toute
utilisation des bases à des fins offensives nécessite l’autorisation du gouvernement italien. En
théorie, Rome conserve donc un certain contrôle. Dans la pratique, cependant, la pression
politique et diplomatique exercée par un allié tel que les États-Unis limite considérablement
la marge de manœuvre nationale.
Par conséquent, la souveraineté italienne semble liée par des engagements internationaux qui,
bien qu’initialement pris librement, conditionnent aujourd’hui ses choix stratégiques.
Mais il y a autre chose. L’Italie occupe une position clé dans le dispositif militaire occidental.
Elle abrite plusieurs bases américaines, notamment à Sigonella, Aviano et Ghedi, ainsi que
des ports stratégiques comme Naples et Gaeta. Ces installations jouent un rôle central dans
les opérations militaires et logistiques des États-Unis en Europe et au Moyen-Orient. Il s’agit
d’une langue de terre au milieu de la mer Méditerranée, c’est-à-dire ce qu’il y a de plus
avantageux sur le plan militaire pour contrôler le carrefour d’une mer qui relie pas moins de
trois continents.
La base de Sigonella, en particulier, a récemment attiré l’attention en raison de
l’intensification du trafic de drones et d’avions militaires. Officiellement, ces activités se
limitent à des missions de surveillance et de soutien logistique, mais, comme chacun sait, leur
importance stratégique souligne le rôle de l’Italie en tant que plate-forme avancée des
opérations occidentales.
Cette situation comporte également des risques. La présence d’infrastructures militaires
étrangères fait du territoire italien une cible potentielle en cas de représailles. Les autorités
ont d’ailleurs renforcé les mesures de sécurité autour des sites sensibles, conscientes des
menaces terroristes croissantes dans un contexte de conflit international.
Quelle souveraineté ?
L’ensemble de ces éléments conduit à une réflexion plus large sur la souveraineté nationale.
Peut-on vraiment parler d’indépendance lorsque les décisions les plus importantes sont prises
ailleurs ?
L’Italie semble se trouver dans une position paradoxale : d’un côté, elle affirme ne pas
vouloir participer à la guerre ; de l’autre, elle met à disposition des infrastructures essentielles
au déroulement des opérations militaires de ses alliés. Cette dualité reflète une tension
constante entre volonté politique et contraintes géopolitiques. Plus profondément encore, elle
révèle une difficulté à s’affirmer comme un acteur autonome sur la scène internationale.
L’absence de consultation préalable à un moment aussi critique que le déclenchement d’un
conflit armé illustre cette faiblesse structurelle.
Une autre question se pose ensuite : si l’Italie accepte de s’engager directement dans le
conflit, ou si elle devient la cible d’une contre-attaque militaire iranienne, qu’adviendra-t-il
du reste de l’Europe ? Cela entraînera-t-il une extension du conflit sur le continent ? Ces
questions semblent rhétoriques, mais elles ne le sont pas du tout.
S’il est vrai que l’Italie joue un rôle stratégique de premier plan sans pour autant disposer
d’une influence proportionnelle dans les décisions internationales, il est tout aussi vrai que sa
position et sa participation aux affaires politiques de l’UE sont suffisamment importantes
pour que le conflit puisse s’étendre à l’ensemble du continent.
La question reste donc ouverte : l’Italie peut-elle encore affirmer pleinement sa souveraineté,
ou est-elle condamnée à rester un acteur secondaire dans les grandes décisions mondiales ?
Dans un monde où dominent les rapports de force, l’indépendance politique ne se proclame
pas : elle se démontre.


L’Italie et l’ASPEN Institute ou, « la vérité est ailleurs »
Les membres italiens de l’« Aspen Institute » ont été, ou sont encore : Giorgia Meloni (première femme à la présidence du Conseil des ministres italien en octobre 2022), Luciano Benetton (homme d’affaires italien, cofondateurs de la marque d’habillement Benetton) ; Francesco Cossiga (Président de la République de 1985 à 1992) ; Romano Prodi (ex-Président de la Commission Européenne de 1999 à 2004) ; Silvio Berlusconi (homme d’affaires et homme d’État italien, président du Conseil des ministres de 1994 à 1995, de 2001 à 2006 et de 2008 à 2011) ; l’ancien « Rockefeller » italien et patron de la multinationale FIAT, Gianni Agnelli ; Giuliano Amato (homme d’État italien, vice-président du Conseil et ministre du Trésor en 1987 puis président du Conseil des ministres de 1992 à 1993 puis de 2000 à 2001, Ministre pour les Réformes institutionnelles, ministre de l’Intérieur entre 2006 et 2008, juge à la Cour constitutionnelle en 2013), Carlo Scognamiglio (Ministre italien de la Défense en 1998 et 1999, Président du Sénat de la République de 1994 à 1996 ; comme Romano Prodi, entre autres, il a fait ses études à la « London School of Economics ». Soulignons que l’entreprise la plus importante des membres de la « Fabian Society », fut la fondation, sous la haute autorité de Sydney Webb, de la London School of Economics en 1894. George Soros ainsi que Louis Dreyfus, homme de médias et principal financeur de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron sont d’anciens élèves de cette école), pour ne citer que ceux-là.
L’« Aspen Institute for Humanistic Studies » naquit en 1949 dans le Colorado, grâce à Robert M. Hutchins, haut dignitaire de la maçonnerie britannique, président de l’université Rockefeller de Chicago, directeur de la Fondation Ford dans les années cinquante, qui fut impliqué dans les années Soixante dans un trafic de drogue. En effet, Hutchins était en rapport avec Aldous Huxley avec lequel il collabora activement en entreprenant un programme pour l’étude des effets des drogues.
Sous le prétexte d’« études humanistes » et sous la direction savante des « initiés » du R.I.I.A. (« Royal Institut of International Affair » (R.I.I.A.), plus connu sous le nom de « Chatham House » ; équivalent, pour les Britanniques, du C.F.R.) et de la « Fabian Society », bastions des mondialistes (le « fabianisme » né en 1884, est mouvement radical basé à Londres dans le but de renverser l’ordre existant et d’établir un gouvernement mondial socialiste contrôlé par ses dirigeants et par les intérêts financiers qui leur sont associés), l’Aspen a réussi à coopter des personnalités du monde politique et industriel pour les orienter vers des analyses et des prospectives « globales », des lois mondialistes au sens technocratique, pour ensuite les faire insérer dans les programmes de gouvernement de leurs pays respectifs, réussissant ainsi à constituer un réseau qui relie à l’échelle internationale les classes dirigeantes des différents pays. Le chef de l’Aspen Institute a été longtemps Robert O. Anderson, ancien secrétaire au Trésor américain, l’un des directeurs du C.F.R. (Council on Foreign Relations ; véritable « gouvernement de l’ombre » des États-Unis), membre du Bilderberg et de la « Commission Trilatérale » (fondée en 1973 par David Rockefeller), et dirigeant de la multinationale du pétrole Atlantic Richfield Corporation (A.R.C.O.).
Concernant le « Groupe Bilderberg », rappelons qu’au début de 1954, Joseph Retinger, un socialiste polonais basé à Londres, membre de la « Round Table », promoteur de l’Atlantic Union Movement (d’où sortiront l’Institut Atlantique et l’OTAN), et proche collaborateur de la « Fabian Society », proposa à ses amis l’idée d’organiser des réunions de personnalités influentes en Europe et en Amérique pour leur donner l’occasion de discuter et de chercher des solutions aux problèmes d’actualité. C’est en mai 1954 que se tint la première conférence de la « Fabian Society » sous la présidence du prince Bernhard des Pays-Bas. Ce fut une réussite. Dès lors, les réunions devinrent annuelles et prirent le nom de « groupe Bilderberg », en relation avec le nom de l’hôtel d’Oosterbeek (Pays-Bas) dans lequel se déroula la première conférence de ce lobby.
Les thèmes obligés de l’Aspen Institute, jusqu’à il y a quelques années, étaient : l’Union Européenne, les financements pour les pays de l’Est et l’ex-Union Soviétique, propositions et solutions pour conférer un plus grand pouvoir aux Nations Unies et à ses organismes.
Autres membres de l’Aspen Institute : Thierry Breton (Commissaire Européen au Marché intérieur depuis 2019), Robert McNamara (ancien secrétaire d’État à la Défense des États-Unis d’Amérique, celui qui ordonna le bombardement massif du Vietnam, et ancien président de la Banque Mondiale, membre également du C.F.R., de la Commission Trilatérale, du « groupe Bilderberg » et du « Lucis Trust », puissante association reconnue par l’ONU, et dont dépendent les mouvements pseudo spiritualistes du « New Age »), Jacques Delors (ministre de l’Économie et des Finances de 1981 à 1984 dans les gouvernements de Pierre Mauroy, sous la présidence de François Mitterrand ; il initie le « tournant de la rigueur » ; président de la Commission européenne de 1985 à 1995 : il contribue ainsi à la mise en place de l’euro, de l’Acte unique européen, de l’accord de Schengen), Samuel Huntington (membre du CFR), Zbigniew Brzezinski (créature de David Rockefeller, il est le véritable théoricien et architecte de la « Commission Trilatérale », il fut aussi l’un des artisans principaux de la révolution informatique et l’« instructeur » du personnage Jimmy Carter dont, après son élection à la présidence des USA, il fut un proche conseiller. Membre des plus fameux cercles mondialistes, il est présent au Bilderberg, au CFR, à l’Institut Atlantique, à l’Institut International d’Etudes Stratégiques, aux Conférences permanentes bilatérales russo-américaines de Darmouth, et à l’Institut des Affaires Internationales italien comme personnage de confiance des potentats d’Outre-Atlantique. Il agit en étroite liaison avec son coreligionnaire Henry Kissinger à l’intérieur d’un cercle exclusif de la Georgetown University, l’un des grands Think-Tank de l’Establishment, le groupe de pouvoir américain), Henry Kissinger (l’Institut Tavistock est une ex-clinique psychiatrique créée en 1920 en Angleterre dans le cadre de recherches sur les psychoses traumatiques par bombardement sur des rescapés de la première guerre mondiale. L’Institut Tavistock, qui se développera comme le centre par excellence des recherches psychiatriques, changera son nom en 1947 en « Tavistock Institute of Human Relations ». Financée principalement par la « Rockefeller Foundation », le « Tavistock Institute », sous la direction de John Rawlings Rees, deviendra une véritable agence de guerre psychologique du service de renseignements britannique. Précisons encore que J.R. Rees, qui était psychiatre, eut pour étudiant un personnage, réfugié d’Allemagne, qui devait faire aux États-Unis une brillante carrière : Henry Alfred Kissinger. Notons au passage que cette institut qui hébergeait depuis 1989 le « Gender Identity Development Service » ou GIDS, s’est compromis dans un scandale autour de la question transgenre pour adolescents, dénoncé en 2018. Les méthodes du « Tavistock » ont été employées en Angleterre et aux États-Unis pour manipuler les masses, en se servant non seulement de la presse, mais aussi de la radio et du cinéma. On peut, à présent, qualifier ces méthodes utilisées pendant des décennies de lavages de cerveau.) ou Georgij A. Arbatov (lié aux Rockefeller, a défini un jour le Fonds Monétaire International comme des « néobolcheviques qui aiment exproprier l’argent des autres peuples, en leur imposant des règles de gestion économique et de politique étrangères et non démocratique et en étouffant toute liberté économique) Georgij A. Arbatov était du cercle restreint des anciens conseillers de M. Gorbatchev (pour infos : « Gorbatchev, en 1992, voyageait avec le jet privé du directeur de la revue “Forbes” En avril 1993 il était devenu président mondial de la Croix Verte avec la bénédiction du vice-président Al Gore… et de Maya Angelou, la poétesse gourou de Clinton. » voir Pierre Faillant de Villemarest, « la lettre d’information », n°4/1995)
NB : Les hommes dits politiques (ou les « Jézabel » modernes, ces femmes faibles et « perdues » qui les suivent et se font leurs complices) n’ont rien de « politique », ils sont des « hommes de paille », des « hommes-liges », interchangeables et, surtout, de véritables courroies de transmission des « puissances d’argent », réels donneurs d’ordres.
Bien plus prompts à réprimer rapidement et dans le sang un mouvement émancipateur comme celui des « Gilets Jaunes », que de lutter contre le chômage, la pauvreté, la bêtise, la corruption, les trafics de drogues, d’armes et d’organes ou les paradis fiscaux… c’est-à-dire, en fait, tout ce qui permet à la ploutocratie apatride et supranationale de continuer à se maintenir en place et à s’enrichir, les dirigeants politiques sont choisis pour leur faiblesse morale, leur capacité à mentir, à suivre les ordres, à se soumettre au chantage ou leur volonté de faire avancer le plan de l’oligarchie. Le parti auquel ils appartiennent n’a aucune importance. Au-delà d’une boulimie d’argent et de pouvoir, certains sont aussi les produits d’une vie qui peut inclure la pédophilie, le trafic et la consommation de drogue, la pornographie enfantine, la bestialité, etc. Aussi, ils leur sont donnés de nombreuses occasions de se livrer à leurs vices, ce qui assure leur obéissance et leur solidarité. Et le public ayant une confiance enfantine en ses dirigeants, en particulier les présidents, l’accusation selon laquelle ils pourraient s’adonner à de telles activités reste pour lui quelque chose d’inconcevable.
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