Dossier : La géopolitique du pyromane

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Par Youssef Hindi

Liban, Iran, Émirats arabes unis, Israël

Le présent dossier est une enquête géopolitique visant à trouver le mobile et le ou les auteurs des crimes commis au Liban, en Iran, en Syrie et aux Émirats arabes unis. Les tenants et les aboutissants des événements qui ont eu lieu ces derniers mois au Proche-Orient ne peuvent être saisis séparément. Une interconnexion méthodique des faits, analysés dans une perspective géopolitique et historique forme une constellation dessinant le visage du coupable.

Introduction : le contexte géopolitique proche-oriental

Avant de démarrer l’enquête, posons le contexte géopolitique proche-oriental. La Syrie, que l’État juif voulait détruire, tient debout, et le président Assad, que les alliés occidentaux d’Israël ont tenté de faire tomber, est toujours au pouvoir. Dans cette guerre, la Syrie est soutenue par une grande puissance nucléaire, la Russie ; la plus grande puissance de la région, l’Iran ; sans parler du Hezbollah libanais et des Kataëb Hezbollah irakiens.

La destruction de l’Irak de Saddam Hussein en 2003 par l’armée américaine – provoquée par les dirigeants israéliens et leur lobby aux États-Unis – a laissé la voie libre à l’Iran, qui s’y est depuis implanté et s’est frayé un couloir stratégique passant par la Syrie, l’Irak, et jusqu’au Liban, au grand dam d’Israël, dont l’objectif initial était de faire sauter le verrou irakien empêchant son expansion.

La marge de manoeuvre d’Israël n’a cessé de se réduire, tout particulièrement depuis octobre 2015 avec l’engagement de l’armée russe sur le terrain en Syrie, et plus encore à partir du 17 septembre 2018, date à laquelle un avion russe a été abattu à cause d’une manoeuvre de l’aviation israélienne. Les relations russo-israéliennes se sont alors considérablement refroidies. Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, qui appela alors son homologue israélien pour le menacer, déclara dans un communiqué que « la responsabilité du crash de l’avion russe et de la mort de l’équipage repose entièrement sur la partie israélienne ». Le Kremlin a, dans la foulée, autorisé la livraison des missiles S-300 à la Syrie, limitant le champ d’action des avions de chasses de Tsahal.

En résumé, l’État hébreu est, pour le moment, dans une impasse géopolitique. La stabilité et la paix étant les ennemis d’Israël, sa seule issue est de provoquer un chaos régional.

Pour télécharger le dossier complet (3 euros), cliquez sur le lien ci dessous :

Une pensée sur “Dossier : La géopolitique du pyromane

  • 18 novembre 2020 à 3 h 03 min
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    Cher Mr Hindi, je suis un de vos grands fans et lecteurs. J’admire la profondeur de vos connaissances sur le moyen-orient, sur le judaisme et les autres religions abrahamiques ainsi que votre erudition incontestee. Cependant, apres lecture de votre dossier “La geopolitique du pyromane”, je me permets de vous dire que je ne suis pas du tout d’accord avec un point eseentiel dont vous parlez concernant l’explosion de Port de Beyrouth du 4 Aout. Vous dites que le nitrate d’ammonium etait stocke au port sans que le Hezbollah ne le sache et que Hassan Nasrallah n’etait pas au courant de la chose.

    Je suis libanais habitant en Europe et je peux vous dire avec certitude, que rien ne se passe au Liban sans que le Hezbollah ne soit au courant. Le Hezbollah est bcp plus puissant que l’armee libanaise qui coordonne ses actions avec lui, et controle le pays militairment et securitairement depuis au moins une dizaine d’annees. Il controle la securite a l’aeroport de Beyrouth, au Port de Beyrouth et les ministeres-clefs, y compris la securite et l interieur.

    C’est vrai qu’a l’epoque Michel Aoun et le Hezb n’etaient pas officiellement au pouvoir mais ca ne change rien a la donne, car deja a l’epoque le Hezb etait en controle total de la situation securitaire. Il est invraisembable qu’il n’ait rien su, surtout qu’il controle une partie du Port de Beyrouth avec le mouvement Moustaqbal de Hariri qui en controle une autre partie. D’autant plus que ces dernieres annees, certains directeurs ou sous-directeurs du Port ont envoye des lettres aux hauts responsables concernant ce nitrate d’ammonium et qui sont restees lettre morte.

    Nasrallah savait certainement et le nitrate d’ammonium etait peut etre destine comme fuel pour leurs roquettes ou fusees, et le port de Beyrouth est certainement egalement utilise pour entreposer et acheminer des armes venues d’Iran en parallele de la voie terrestre via Damas.

    Les israeliens veulent arracher le pays au controle du Hezbollah c’est vrai, et ils font tout pour le faire et pour mettre le Liban a genoux economiquement et tourner sa population contre le Hezbollah, mais il est egalement vrai qu’une MAJORITE de libanais en ONT MARRE d’etre pris dans des conflits regionaux qui les depasse et veulent qu’on laisse notre pays tranquille avec un statut neutre comme la Suisse en Europe. Une majorite de libanais n’est pas fan du Hezbollah et veut que l’armee reguliere et le gouvernement prennent le controle du pays et qu’on ne soit plus pris en otage de puissances exterieures, et de leurs agendas respectifs y compris l’Iran, dont le hezbollah est le bras arme au Liban. Or je ne vous vois nullepart dans votre analyse prendre cet angle en consideration.

    Amicalement,

    C.

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