Le conflit permanent contre l’Europe

Source: geopolitika.ru – 9 juillet 2026 – Daniele Perra

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En campagne électorale, Donald J. Trump avait affirmé qu’il mettrait fin au conflit en Ukraine dans le mois suivant son élection. Aujourd’hui, près de deux ans plus tard, la situation est bien différente. Ou, ce qui est  beaucoup plus probable, Trump mentait en toute connaissance de cause, comme à son habitude. Le conflit en Europe de l’Est est en effet fonctionnel aux plans de «reconstruction» industrielle des États-Unis. Plus précisément, les Américains, selon Trump et le secrétaire général de l’OTAN, vont se «contenter» de produire des armes que les Européens (contraints de porter leurs dépenses militaires à 5% du PIB) devront payer, avant d’en céder une partie à l’Ukraine.

Evidemment, l’objectif est aussi de provoquer la désindustrialisation de l’Europe ; une stratégie qui a été amorcée dès le début des années 2000 et a été révélée en son temps par Edward Snowden. Celui-ci a en effet mis en lumière comment la NSA a pu espionner toutes les communications internes de l’entreprise allemande Volkswagen, afin d’obtenir des avantages compétitifs pour l’industrie automobile américaine (la fameuse « Opération Dragonfish »). C’est assez curieux si l’on pense que les États-Unis accusent constamment la Chine d’espionnage industriel.

Quoi qu’il en soit, ce processus s’est poursuivi avec le démantèlement de la relation économique entre les ressources énergétiques russes et le potentiel industriel de l’Europe occidentale: conflit ukrainien, sabotage du Nord Stream à la clé, et réarmement allemand en accord avec les plans de Palantir, qui vise à utiliser l’Allemagne en tant qu’outil anti-russe (voir « The Technological Republic » d’Alex Karp). La diffusion de la russophobie, en ce sens, est essentielle pour insister sur le réarmement européen et maintenir en vie le complexe militaro-industriel américain; revitaliser la «rust belt» et achever de détruire également l’industrie automobile européenne.

Aujourd’hui, nous assistons à une nouvelle phase d’aggravation du conflit, que la Russie continue de gagner territorialement (mais très lentement), mais de perdre sur le plan sensationnaliste et propagandiste (même si les attaques ukrainiennes sur le territoire russe posent désormais de graves problèmes à Moscou). Un conflit, à mon sens, désormais dépourvu de sens, surtout pour l’Europe qui, si elle n’était pas gouvernée par une élite corrompue et servile, devrait tout faire pour y mettre fin avant qu’il ne soit trop tard.

Une pensée sur “Le conflit permanent contre l’Europe

  • 15 juillet 2026 à 10 h 52 min
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    Le mode opératoire habituel si caractéristique chez les globalistes : la subtile mais perverse « gestion des contraires ».
    Julius Evola disait qu’une des tactiques favorites de la « guerre occulte » est d’attirer « toute l’attention de l’adversaire sur des éléments qui ne sont que partiellement ou secondairement responsables » de la Subversion. « Toute la réaction se décharge alors sur ces éléments, devenus des boucs émissaires », ou, comme il l’écrit ailleurs, des « faux objectifs ».
    « Le communisme soviétique a été l’œuvre de très hautes sociétés secrètes. Est-ce à dire que ce régime politique constitue leur objectif dernier, l’état définitif dans lequel elles abandonneraient le monde, comme si elles bornaient là leur ambition ? Certainement pas. Malgré la menace de le voir se retourner contre elles, elles ne voient en lui qu’un instrument de désorganisation du vieux monde, et de l’Occident en particulier, pour organiser sur ses ruines leur gouvernement mondial. » (Pierre Virion, « Les forces occultes dans le monde moderne », 1965)
    « Ce qu’il faut retenir dans le cas de la Russie, c’est que ce n’est pas le chef de l’État qui gouverne le pays, mais les entités privées, les grandes entreprises, la clique des oligarques qui contrôlent l’économie nationale, en premier lieu les ressources énergétiques et le système bancaire. Ils ne sont pour la plupart pas russes, mais forment le réseau d’influence israélien, qui a également placé ses hommes partout dans les structures de l’État et dans la machine de propagande du Kremlin, “les médias”. Le mythe de Poutine comme personnalité puissante, comme dictateur, n’est qu’un écran de fumée pour ce régime oligarchique et xénocratique qui usurpe le pouvoir en Russie aux dépens du peuple russe. Ne confondons pas le théâtre politique avec l’acte de décision, le spectacle pour le grand public avec le pouvoir politique réel. » (Youri Rochka interviewé par Edward Slavsquat le 11/01/2026)
    De plus, bien que figure centrale de l’exécutif de la nation Russe depuis 1999, notons qu’une commission parlementaire britannique a publié en mai 2018 un rapport alertant sur le fait que la « City » de Londres (Épicentre du séisme instigateur du « Nouvel Ordre Mondial ») serait devenue un centre de blanchiment d’argent pour les hommes d’affaires russes et pour Vladimir Poutine et son entourage, ce qui a valu à la capitale britannique le surnom de « Londongrad ».
    Profitons-en, au passage, pour faire remarquer qu’en hâtant l’effondrement de l’empire américain, entraînant le chaos dans tout l’Occident dans son sillage, Donald Trump, à l’instar de M. Gorbatchev en URSS dans les années 1980, agit comme un allié objectif des intérêts globalistes de la « City » dont le seul objectif est l’avènement d’un gouvernement mondial. Car précisément, le gouvernement mondial ne pourra voir le jour que sur les décombres des États, tout empires soient-ils.
    Petit à petit, les aigles pygargue et bicéphale font le nid de l’Oligarchie…
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/introduction-livres-de-femmes.html

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