Le Moloch éternel – La nouvelle normalité entre Le Bon et Platon

Dans un texte désormais classique datant de 1895, La psychologie des foules, Gustave Le Bon argumente la différence qualitative entre les actions de l’homme individuel et celles des masses, dictées par des stimuli élémentaires, des passions aussi fugaces qu’instables, le goût de l’excès, la suggestibilité adolescente. l nous semble qu’à notre époque, l’individu a tendance à agir, même s’il est isolé et mène une vie déconnectée de la société dont il fait partie, comme s’il était dans la foule : il vise l’immédiat, réagit à des stimuli induits de manière primitive, suit des mots d’ordre simples et déglingués savamment orchestrés par d’autres, sans jamais s’ériger en élément critique capable de distinguer ce qui est pertinent et fondamental de ce qui est imposé avec art comme essentiel par ce que l’on peut appeler des “persuadeurs cachés”.

Lire la suite

De Platon à Packard : de la gestion du troupeau humain par les élites et le bio-contrôle.

Dean Arnold évoque la conspiration des élites à travers les âges ; en vérité nous en sommes toujours au même point. Il y a un troupeau et un berger qui veut en réduire le nombre ou en corriger le comportement. Ce berger s’entoure de gardiens (les phulakes de Platon). Il est aujourd’hui aidé par l’ingénierie sociale massifiée et industrialisée. et l’apparition du bio-contrôle, nouvelle science du contrôle des processus mentaux, réactions émotionnelles et perceptions sensorielles par des signaux bioélectriques.

Lire la suite