Mort de Frederick Wiseman, immense documentariste qui filmait ses semblables sans jamais les juger

Auteur de films-fleuves dont l’ensemble constitue un passionnant portrait des États-Unis, le réalisateur bostonnais documentait selon ses propres règles, à l’instinct et sans artifice. Frederick Wiseman est mort ce lundi 16 février, à l’âge de 96 ans.

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Variations sur Sacha Guitry – Nicolas Bonnal

Le cinéma de Guitry est bien sûr de droite, mais il fait presque trop bourgeois, à l’inverse de son tricheur si moderne (parce que justement pas bourgeois ; les bourgeois sont partis, les tricheurs sont restés). , mais le vrai Guitry n’est pas là. Il est dans cette folie un peu noire, un peu pointue, bien acérée et nihiliste, qui fouille tout et dénonce tout. Dans ce regard sur soi un peu glacé et qui attend la mort.

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Douglas Sirk et le génie médiéval du mélo américain – Nicolas Bonnal

Douglas Sirk est l’auteur des plus grands mélos de l’histoire du cinéma. Né en Allemagne de parents danois, il quitte son pays, mais en 1937 seulement. Il tournera des films de toutes sortes, assez oubliés. Curieusement sa carrière, comme celle d’autres cinéastes, ne stupéfie vraiment l’amateur de grand cinéma que durant quelques années. Il s’agit de cinq à six ans, pendant les merveilleuses années Eisenhower qui sont pour moi comme un dernier rayon de soleil cinéphilique ; il s’agit donc de mélos traitant de sujets domestiques et assez féminins, avec entre autres deux acteurs fétiches, Jane Wyman, deuxième femme de Reagan, et Rock Hudson, alors au sommet de sa virile beauté et de sa fragilité cachée. Après, Sirk ne fera plus rien ou presque ; comme Hudson, Ford ou Walsh. Comme Hitchcock ou comme Hawks vieillissant. La fin d’Eisenhower, c’est la fin du cinéma doré américain.

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 Audiard et ses tontons flingueurs contre la France moderne – Nicolas Bonnal

J’ai un faible pour trois opus majeurs dans l’œuvre disons polémique et politique d’Audiard : les tontons, les vieux de la vieille et Vive la France. Le cave ne tient pas la route en la matière malgré cette envolée de Gabin qui nous précise à quelle sauce CBDC les banquiers centraux nous mangeront. Leur kolkhoze fleuri anti-carbone aura tôt fait de nous régler notre compte. Dans les vieux de la vielle, le trio infernal des pépés qui vont vers une EHPAD encore tenu par des bonne sœurs (au début du gaullisme il y avait encore des bonnes sœurs, quand on vous dit que le gaullisme c’est notre hyper-modernité dont d’ailleurs tous se réclament)

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Sur Michel Audiard et son antigaullisme – Nicolas Bonnal

Le 18 juin c’est le début d’un culte et d’une escroquerie à laquelle tous nos politiciens se sont ralliés, surtout les euro-mondialistes. On aura aussi diabolisé toute une partie (l’essentiel en fait) des Français promus collabos depuis le départ du Général.

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Orson Welles et la nostalgie des origines – Nicolas Bonnal

La nostalgie de Welles s’est étendue à sa vie. Il est venu vivre en Espagne, dans l’Espagne franquiste qui enchante alors Hollywood et où même on laissa réaliser le très marxiste Spartacus (voir mon livre sur Kubrick où je décortique cette acrobatie). Après Franco il dira tel quel que la démocratie a détruit l’Espagne.

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Le dernier safari et les fourmis blanches – Nicolas Bonnal

« Les « Hommes-Fourmis », c’étaient tous ceux qui achètent et vendent jusqu’au jour de leur mort où on les met au cimetière, en rangées, parmi les autres « Hommes-Fourmis » morts avant eux. Les seuls indigènes qu’ils connaissent, les « Hommes-Fourmis », ce sont leurs cuisiniers, bien que peu d’entre eux soient même capables de leur parler seulement. »

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Orson Welles et sa fonction US très spéciale – Nicolas Bonnal

Je ne veux pas déboulonner une idole, mais simplement rappeler des faits. Je sais que je pourrais choquer, mais comme je ne lis jamais les commentaires… De toute manière je considère que l’individu génial, baroque, était plus intéressant par sa culture, ses facéties, son côté gauchiste caviar et Pantagruel d’opérette que le cinéaste

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