Société ouverte vs Chine : le choc des globalismes (seconde partie – 2/2)

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Chine et gouvernance mondiale ; routes de la soie ; guerre hors limites ; géopolitique ; géosophie ; Tianxia et société ouverte.

Par Pierre-Antoine Plaquevent – juin 2021 – Ebook en deux parties. Première partie disponible ici.

Seconde partie (50 pages / 89 notes + cartes et documents)

Table des matières :

      III – Chine et gouvernance mondiale : intégration et confrontation

  • Xi Jinping une « menace contre la société ouverte » ?
  • L’influence chinoise au sein des institutions internationales
  • Bill Gates et le China Global Philanthropy Institute
  • Klaus Schwab et le Forum économique mondial félicitent Xi Jinping

       IV – Nouvelle route de la soie et basculement géoéconomique du monde

  • Sur la forme géoéconomique de l’ordre mondial contemporain
  • Le grand échiquier géopolitique mondial et le défi de l’intégration économique eurasiatique
  • Le projet OBOR et l’intégration économique continentale

       VI – Unité et scission de la gouvernance mondiale : approche « quantique » des relations internationales et réunion de « tout sous un même ciel ». Tianxia ou « société ouverte » ?

      VII – Occident vs Chine : gouvernance globale, guerre civile mondiale et guerre hors limites

  • Sur la forme politique de l’ordre mondial actuel
  • Première rupture : quel léviathan pour freiner la stasis globale ?
  • Guerre hors limites et guerre civile mondiale
  • Guerre hors-limites et guerre nucléaire ouverte ?

     VIII – Conclusion

III – Chine et gouvernance mondiale : intégration et confrontation

Xi Jinping une « menace contre la société ouverte » ?

Sur la nature et les raisons de l’ingérence de Soros en Birmanie, le journaliste birman Phyo Wai Win évoquait à ce sujet les propos de Zaw Aye Maung[1], ministre des affaires ethniques de l’État de Rakhine où vivent en majorité les Rohingyas et dont ils constituent près de la moitié de la population : « Je pense que l’une des craintes de Soros est que l’économie chinoise connaisse une croissance rapide. Le PIB crève le plafond. Il joue avec les finances. Il a tout intérêt à ce que les problèmes se poursuivent à Rakhine, afin que les « routes de la soie » ralentissent et que ses investissements soient protégés. Nous tous – gouvernement, citoyens, ethnies – devons faire preuve de prudence dans ce domaine. L’histoire montrera qui a raison et qui a tort. » [2]

George Soros avait lui-même qualifié Xi Jinping de menace pour la « société ouverte » lors du Forum économique mondial de son ami Klaus Schwab en janvier 2019. Soros avait alors expliqué que Xi Jinping était le « plus dangereux ennemi » des sociétés libres : « La Chine n’est pas le seul régime autoritaire du monde, mais c’est sans aucun doute le plus riche, le plus fort et le plus développé en matière d’intelligence artificielle (…) Cela fait de Xi Jinping le plus dangereux ennemi de ceux qui croient en des sociétés libres (…) Si ces entreprises en venaient à dominer le marché de la 5G, elles représenteraient un risque inacceptable pour la sécurité du monde. » [3]

L’influence chinoise au sein des institutions internationales

Plusieurs attitudes semblent ainsi coexister parmi les organes et institutions directrices de la gouvernance mondiale. Jusqu’ici celle d’une intégration poussée de la Chine au sein des institutions internationales a prévalu. Le meilleur exemple de cette tendance nous est donné par l’histoire de l’adhésion progressive au GATT puis à l’Organisation Mondiale du Commerce (…)

Pour télécharger la deuxième partie du dossier :


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