Le Moloch éternel – La nouvelle normalité entre Le Bon et Platon

Dans un texte désormais classique datant de 1895, La psychologie des foules, Gustave Le Bon argumente la différence qualitative entre les actions de l’homme individuel et celles des masses, dictées par des stimuli élémentaires, des passions aussi fugaces qu’instables, le goût de l’excès, la suggestibilité adolescente. l nous semble qu’à notre époque, l’individu a tendance à agir, même s’il est isolé et mène une vie déconnectée de la société dont il fait partie, comme s’il était dans la foule : il vise l’immédiat, réagit à des stimuli induits de manière primitive, suit des mots d’ordre simples et déglingués savamment orchestrés par d’autres, sans jamais s’ériger en élément critique capable de distinguer ce qui est pertinent et fondamental de ce qui est imposé avec art comme essentiel par ce que l’on peut appeler des « persuadeurs cachés ».

Lire la suite

Virgile et le cheval de Troie : ou comment comprendre leurs guerres hybrides – Nicolas Bonnal

Quatre fois le cheval heurta le seuil de la porte, et quatre fois son ventre rendit un bruit d’armes. Cependant nous continuons, sans nous y arrêter, aveuglés par notre folie (instamus tamen inmemores caecique furore), et nous plaçons dans le haut sanctuaire ce monstre de malheur (monstrum infelix). Même alors la catastrophe qui venait s’annonça par la bouche de Cassandre ; mais un dieu avait défendu aux Troyens de jamais croire Cassandre…

Lire la suite

La dictature de Bruxelles et le retour du Herrenvolk (race des seigneurs) – Nicolas Bonnal

La commission de Bruxelles veut donc priver le bas peuple (99 ou 99.9% de la population) de tout véhicule à moteur thermique. Même Gérard Carreyrou a râlé. Pas folle, l’élite sait que bien que le moteur ou le véhicule électrique sont des leurres (cf. les bus en panne de Wiesbaden) ; seuls donc les yachts, les jets et les bagnoles de luxe (vendues dit-on à moins de mille exemplaires) auront le droit de faire le plein de carburant polluant. Le reste pourra crever ou aller tranquille à bicyclette en s’éclairant à l’éolienne. Etre milliardaire ne leur suffit pas : il faut que la masse n’ait rien ou qu’elle ne soit plus.

Lire la suite

Un match entre oligarques octogénaires

Soros est un idéologue. Il a défini le monde en des termes qui sont incompatibles avec la nature humaine. Et il est en train de perdre. C’est pourquoi il veut plus d’engagement pour tuer les méchants Russes qui refusent de manger des insectes, d’être stérilisés et d’être rayés de l’histoire. C’est ce qu’il s’est efforcé de faire en Ukraine au cours des huit dernières années en dépensant des milliards.

Lire la suite

Entretien de Mgr Viganò avec l’Avocat Reiner Füllmich du « COMITÉ D’ENQUÊTE CORONA ». Seconde partie

L’erreur du Concile Vatican II, d’abord déguisée pour cacher son caractère subversif – était précisément celle de penser que nous pouvions préserver la Foi intacte dans un hyperuranium, considérant obsolète et trop difficile de demander aux fidèles de l’embrasser dans sa totalité ; et dans le domaine moral, préserver la Morale comme modèle abstrait, en laissant les catholiques choisir selon leur convenance quels principes suivre et lesquels ne pas suivre. Cette attitude relâchée est révélatrice d’une vision humaine de l’Eglise qui, selon eux, devrait s’adapter dans la pastorale à la mentalité du monde, en maintenant dans le magistère l’enseignement du Christ, comme dans une sorte d’archive que personne ne consultera jamais parce qu’on le considère comme utopique et irréaliste. Une façon de faire taire la conscience en préservant le depositum fidei mais pour seconder les convoitises et le péché en légitimant les déviations doctrinales et morales.

Lire la suite

La commission européenne et la « démocratie totalitaire » (Jouvenel) – Nicolas Bonnal

« La « démocratie totalitaire » est un type de démocratie par laquelle un pouvoir instaure une société totalitaire. Le terme de « démocratie totalitaire » est utilisé pour la première fois par Bertrand de Jouvenel, c’est le titre du chapitre XIV de son livre Du Pouvoir (1945). Il rappelle que « le Pouvoir est commandement, et tous ne peuvent commander. La souveraineté du peuple n’est donc qu’une fiction et c’est une fiction qui ne peut être à la longue que destructrice des libertés individuelles. » Le peuple est souverain et se croit au pouvoir ; le piège des mots s’est depuis refermé. On bute alors sur Huxley : « La dictature parfaite aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader. Un système d’esclavage où grâce à la consommation et au divertissement les esclaves auraient l’amour de leur servitude. »

Lire la suite

L’étrange dilution européenne de l’Ukraine … dans la Pologne

Pourquoi s’ennuyer à faire formellement entrer l’Ukraine, comme pays, dans l’Union européenne, quand on peut tranquillement laisser la Pologne s’emparer du territoire ? C’est exactement ce dont parle Patrushev, le Secrétaire du Conseil de sécurité russe au sujet des dernières démarches « d’intégration » / dilution de l’Ukraine dans la Pologne.

Lire la suite

Si vous admettez que les gouvernements occidentaux considèrent que les citoyens sont leurs ennemis alors tout devient clair.

Dans le cadre de leur révolution, l’État élabore des plans pour empêcher toute protestation ou dissidence. Le soi-disant projet de loi sur la sécurité en ligne n’est rien de moins qu’une toute nouvelle façon d’assurer la censure et le silence de quiconque contesterait l’entrave de nos droits et libertés, notre rassemblement comme du bétail vers un esclavage numérique

Lire la suite

La présidence Macron et la dé-civilisation française – Nicolas Bonnal

L’Etat romain dégénéré a créé le citoyen idiot (tonto) dont a parlé Ortega Y Gasset dans sa rébellion des masses. Ces masses sont d’ailleurs des créations de l’Etat moderne : c’est le dernier homme de Nietzsche et le citoyen transformée en turc dont parle Tocqueville, qui ajoute qu’on lui ôtera au citoyen moderne le trouble de penser et la peine de vivre, l’euthanasie mentale précédant l’autre. Et ce peuple nouveau pour parler comme l’autre semble content de son sort puisqu’on le voit revoter Macron (je sais, il y a des abstentions…) aux législatives sans oublier Mélenchon. Ces deux individus sont des émanations du PS, le parti fourre-tout et catho de gauche qui a aujourd’hui gangréné tous les partis : le PS c’était le parti fonctionnaire, le parti totalitaire à la française qui aura tout créé même ses milliardaires : c’est le parti de la gauche caviar et de la bourgeoisie sauvage.

Lire la suite