Eric Zemmour et la destruction de la culture française (par Malraux)sous de Gaulle – Nicolas Bonnal

De Gaulle était, dans ses goûts artistiques, un « ancien » ; il
écrivait comme Chateaubriand, goûtait la prose classique d’un
Mauriac bien davantage que celle torrentielle de son ministre de la
Culture ; il préférait Poussin à Picasso, Bach à Stockhausen. La
France était pour lui l’héritière de l’Italie de la Renaissance, et de la
conception grecque de la beauté. Malraux, lui, était un « moderne »
; hormis quelques génies exceptionnels (Vermeer, Goya,
Rembrandt), il rejetait en vrac l’héritage classique de la
Renaissance, et lui préférait ce qu’il appelait « le grand style de
l’humanité », qu’il retrouvait en Afrique, en Asie, au Japon, en
Amérique précolombienne. Il jetait pardessus bord la conception
gréco-latine de la beauté et de la représentation

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Une prière pour Zakhar

Après avoir tué l’été dernier la journaliste Daria Douguina(2), fille d’Alexandre Douguine, puis le blogueur Maxime Fomine (dit Vladen Tatarsky) le mois dernier, c’est cette fois-ci une figure encore plus iconique que les terroristes de l’Internationale bandériste ont cherché à éliminer en s’en prenant à l’écrivain-combattant Zakhar Prilepine.

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Heine et Balzac, prophètes d’Adolf Hitler – Nicolas Bonnal

Le nationalisme moderne a puisé ses sources les plus magiques dans le romantisme et ses matins de magicien. Ces révolutions nationales se heurtèrent toutes à la loi d’airain du capitalisme ou des bureaucraties impériales, mais elles inspireront de loin l’histoire du XXème siècle et son socialisme magique. L’appel à l’irrationnel est une donnée essentielle de ce mouvement.

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Romain Rolland : Un écrivain dont la pertinence est plus grande que jamais

Romain Rolland en 1933 :

« De même que dans les guerres de l’avenir, tous écoperont, et les civils, et les femmes, et les vieillards, les impotents et les enfants – de même dans la prison modèle du capitalisme international, chacun aura son numéro, on ne tolérera plus un seul indépendant… Oh ! sans violence ! Le mécanisme sera si parfait qu’il n’y aura de choix que de s’y soumettre ou de mourir de faim. Libertés de presse et d’opinion seront des chimères de l’ancien temps. Et plus un pays où échapper à l’oppression des autres. Les mailles du filet se resserrent peu à peu autour de la terre.i »

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Jack London et la menace des milliardaires écolo-humanitaires – Nicolas Bonnal

le coup de génie de Jack London. Il comprend que nos élites sont dangereuses car gentilles et humanitaires, missionnées et messianiques. Elles sont dans le même état moral que le Führer qui voulait interdire le tabac aux femmes, limiter les vitesses de voiture, libérer les Sudètes ou créer l’homme nouveau. Dans son Ozymandia, le libertarien Shaffer Butler indique que ses étudiants sont des gentils nazis sans le savoir (végétariens, écolos, zoophiles, anti-tabac, contrôleurs de tout, etc.) … Ils se jugent irremplaçables. D’autre part, la grande masse désespérée du peuple de l’Abîme s’enfonçait dans un abrutissement apathique et satisfait de sa misère.

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Adriano Scianca (Casapound) : « Ezra Pound, penseur libertaire, anticonformiste et excentrique, fut un exemple de noblesse spirituelle » [Entretien]

“Si un homme n’est pas prêt à affronter un risque quelconque pour ses opinions, ou bien ses opinions ne valent rien, ou bien c’est lui qui ne vaut rien.” Ezra Pound, auteur de cette lapidaire formule, s’éteignait à Venise il y a 50 ans. L’homme, engagé à réenchanter le monde, nous a laissé une œuvre foisonnante et à ce titre il est considéré, dans le monde anglo-saxon, l’un des artistes majeurs du XXe siècle. Nous avons interrogé Adriano Scianca, responsable culturel du mouvement italien Casapound, qui, comme son nom l’indique revendique son héritage et milite pour populariser les idées du poète maudit.

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Charles Henry Pearson, le gentleman australien qui prédisait l’entropie des blancs et la soumission sanitaire

Pearson voit où tout cela débouche : la fin de la volonté, du patriotisme, de la famille nombreuse, du génie et de la grandeur. Mais est-ce si grave ? Nous allons vers un monde sans substance (fibreless), faible et sans capacité de produire de grands changements, écrit-il. Evidemment, demande Pearson, qu’est-ce qu’une société qui n’a pas d’autre propos que de satisfaire les besoins du jour et d’en amuser la vacuité, et qui n’a rien à faire du terrible fardeau de la personnalité ?

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