Le Maroc, l’Occident et Israël

Le présent dossier retracera à grands traits l’histoire ethnique, territoriale et géopolitique de l’empire marocain, avant de se focaliser sur l’époque contemporaine qui se caractérise, à partir du début du XIXe siècle, par une chute de puissance, une décadence politique, un dépeçage par les puissances coloniales et une amputation par ces dernières d’une partie des territoires historiques du Maroc.

Les alliances du royaume chérifien, que l’on peut juger comme étant contre nature, sont l’héritage de cette histoire précoloniale, coloniale et post coloniale, ainsi que de la période de guerre froide.

Ce sont ces évolutions historiques des XIXe et XXe siècles qui permettent également de saisir la nature complexe, fraternelle et conflictuelle de la relation algéro-marocaine.

La seconde partie du dossier analysera la stratégie et le comportement des israéliens – et de leurs relais – vis-à-vis du Maroc et du reste du monde arabo-musulman. Nous verrons que la reconnaissance, par Donald Trump, du Sahara marocain, obtenue par le lobby pro-israélien, risque d’être éphémère, et que ceux qui la remettent d’ores et déjà en question sont également de fidèles serviteurs d’Israël au Sénat et dans l’appareil d’État américain. Cela n’est guère surprenant lorsque l’on connaît la vision du monde, les valeurs et les méthodes du lobby juif sioniste, coutumier du double jeu, ce que le Maroc pourrait apprendre à ses dépends.

Lire la suite

L’administration Trump demande à l’ONU de supprimer l’avortement de son plan contre le coronavirus

Cette nouvelle friction entre l’administration Trump et l’Organisation des Nations unies illustre une fois de plus l’un des axes de la doctrine Pompeo en matière de politique étrangère, à savoir la volonté de promouvoir une orientation libérale-conservatrice au sein des institutions internationales tout en freinant l’utilisation de ces institutions par les rivaux géostratégiques des États-Unis. On notera la tonalité conservatrice et pro-vie du discours de l’USAID, traditionnellement l’un des instruments privilégiés du gouvernement américain pour appuyer les changements de régimes politiques via l’humanitaire et les révolutions de couleur partout dans le monde. Une parfaite illustration de la “révolution trumpienne” en matière de relations internationales.

Lire la suite