Ukraine : que reproche-t-on exactement à la Hongrie ?

Alors, la petite Hongrie, qui a connu bien des malheurs ne serait-ce que durant les cent dernières années – deux Guerres mondiales perdues dans lesquelles elle a été embarquée contre son gré, une révolution bolchévique, des occupations allemandes et soviétiques, un dépeçage de son territoire historique par un traité déséquilibré et injuste, des destructions énormes et des déplacements de population, la révolte et la répression de 1956, … – n’a pas de leçon à recevoir lorsqu’elle tente de trouver la voie de sa survie dans la tempête. En particulier de l’Ukraine, État captif, pays jacobin qui n’a cure de sa minorité hongroise autochtone, dont le député Serhiï Melnitchouk menaçait en 2019 la Hongrie d’être envahie en deux heures par l’armée ukrainienne.

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La guerre est dans l’air (au moins comme une option)

Dans un scénario d’école, la désescalade de la guerre contre le COVID – de manière tout à fait fortuite – s’est transformée sans transition en escalade de la guerre en Ukraine, Vladimir Poutine remplaçant le Virus comme ennemi public « numéro un ». En particulier, nous avons assisté au cours des deux dernières semaines à un changement marqué dans les PSYOPS, qui sont passés de la domination de l’espace d’information par la narration libérale standard à quelque chose de plus sinistre : Des fabrications quotidiennes d’atrocités et de souffrances attribuées à l’armée russe qui suscitent une véritable frénésie d’indignation et de haine dans le public pour tout ce qui est russe, et par conséquent des demandes pour que l’Occident puni

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Interview de Sergueï Lavrov sur la situation en Ukraine

Ils (les occidentaux) (…) ont complètement perdu le contact avec le véritable art de la science politique Cela se répercute aujourd’hui sur de nombreuses situations, notamment sur la question essentielle de la sous-estimation colossale de ce qui se passe sur l’échiquier mondial où se constitue objectivement une véritable multipolarité, et de la surestimation colossale de leurs propres capacités et de leur renommée dans de nombreux pays.

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24 mars 1999: Le génocide des Serbes par l’OTAN… et Biden

l y a exactement 23 ans, le 24 mars 1999 les civils yougoslaves se sont réveillés des sirènes des raids aériens. L’OTAN bombardait Belgrade. Environ 5 000 personnes ont été tuées, plus de 10 000 ont été blessées. Un millier et demi d’infrastructures ont été détruites. Les bombardements se sont poursuivis sans interruption pendant 78 jours. Des armes à sous-munitions et des obus à l’uranium appauvri ont été utilisés. Aucun des dirigeants des États-Unis et des pays de l’OTAN n’a jamais été puni.

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Au sujet des pertes de l’armée russe en Ukraine

Comment l’armée russe, qui perd un bataillon par jour (ce qui signifie qu’elle a 3 à 4 fois plus de blessés) et qui domine complètement l’espace, le ciel, la mer et le sol (le truc multi-domaine, vous savez) avec une VSU déjà détruite de facto en tant que force organisée, a-t-elle pu accomplir tout cela ? Humm, quelque chose ne colle pas dans la comptabilité de l’OTAN. A ce jour, les Russes devraient être désintégrés. 15 000 morts et environ 50 000 blessés.

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CRISE AUTOUR DE L’UKRAINE : la réalité géopolitique derrière la guerre de communication

Les bases de l’OTAN avec des soldats américains et les éléments du bouclier anti-missile sont installées aux frontières de la Russie, tandis que les soldats russes restent cantonnés au territoire de la Russie. Cette asymétrie territoriale est à la base de la perception russe d’encerclement. La position de principe des membres de l’OTAN sur le libre choix des alliances ne contribue en rien à la sécurité européenne, car l’adhésion à l’OTAN , notamment de l’Ukraine et de la Géorgie, servirait précisément à poursuivre le refoulement territorial de la Russie, et parachever son encerclement progressif.
Pour inciter les membres de l’OTAN et les Etats-Unis à engager des négociations sérieuses et faire émerger une nouvelle architecture de sécurité qui prenne en compte ses intérêts, la Russie a fait des propositions adressées aux Etats-Unis et l’OTAN. La Russie estime qu’elle a été suffisamment patiente, et qu’il était temps de tracer ses lignes rouges face au refus des Etats atlantistes d’engager des négociations .

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Machiavel, toujours…

Il est du plus haut intérêt de constater combien de « journalistes » concluent des événements récents à l’isolement de la Russie. Les faits sont pourtant là, établis par les votes à l’ONU lors de la résolution condamnant la Russie, établis aussi par les déclarations des dirigeants. Si la Chine s’est opposée, l’Inde s’est abstenue, comme la Turquie elle-même, membre de l’OTAN. En Asie, quelques-unes des puissances montantes, comme le Vietnam peu suspect d’allégeance à la Chine, s’est également abstenu. Et le Mexique, comme l’Argentine, comme le Brésil, ont fait savoir leur opposition aux sanctions. Le calcul est vite fait ; ce sont des pays représentant plus des deux tiers de la population mondiale qui ont voté contre la condamnation de la Russie, ou se sont abstenus. Et ce sont des dizaines de pays qui entendent bien continuer à commercer avec la Russie, et le font savoir.

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Guerre Ukraine-Russie : la prophétie autoréalisatrice

La dégradation rapide de la situation aux frontières du Donbass a donc convaincu les Russes , que l’option d’une négociation substantielle était impossible et que la volonté des Etats-Unis, et leurs alliés européens était de poursuivre l’otanisation inexorable et accélérée de l’Ukraine. La préparation d’une offensive dans le Donbass était même à terme de plus en plus probable.

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La crise en Ukraine et l’émergence de l’Eurasie

Si les pays membres de l’OTAN et l’UE n’y prennent gare, cette crise en Ukraine pourrait bien être le catalyseur de la démondialisation occidentale et faire basculer le monde définitivement vers l’Eurasie.
Si les Européens de l’Ouest, en particulier la France et l’Allemagne ne cherchent pas à se reconnecter malgré tout avec la Russie, lorsque l’opération russe de neutralisation sera terminée, ils seront les vrais perdant de la nouvelle configuration.

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Ukraine, Russie, Syrie… Appréhender l’échiquier mondial – Claude Janvier

La Syrie posséderait les plus grandes réserves de pétrole off-shore en Méditerranée, avec 2,5 milliards de barils, soit les plus importantes de tous les voisins à exception de l’Irak. Les Occidentaux de ce fait, et derrière eux l’oligarchie financière mondiale « libérale », tentent par tous les moyens, depuis 2011, de faire tomber le régime syrien en multipliant les provocations, la guerre civile, les menaces, les mesures de rétorsion et les attaques sous faux drapeau. Voilà donc à quoi sert l’Ukraine : A tenter d’inféoder la Russie à l’oligarchie financière « libérale » et à la faire plier sur le dossier syrien. Voilà ce qui se négocie en sous main. Si c’est bien le cas, on le saura vite, soit par l’ouverture d’un nouveau conflit en Syrie, soit par par une impossibilité de solutionner le conflit Ukrainien.

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