La probabilité de crises : sur quelques facteurs de vulnérabilité majeure à court ou long terme…

Pays par pays, on tend plutôt à conclure que les États-Unis partent dans des conditions plutôt robustes (mais cela peut être tempéré par leurs profondes divisions internes) ; que l’Europe, en outre hétérogène, est beaucoup plus exposée ; la Chine éventuellement aussi, mais pour d’autres raisons ; et l’Afrique là encore mal partie. Le cas de l’Inde (et des autres pays) paraît moins évident, avec des forces et des faiblesses.

Cela conduirait en conséquence à rendre plausible ou du moins pas si absurde un néo-isolationnisme américain, face aux éventuels désastres extérieurs ; la tentation d’un nouvel interventionnisme pouvant néanmoins subsister.

Lire la suite

Le tsar se rebiffe

L’Occident-compulsif est donc aller voir de quel bois les Russes se chauffent. C’est brûlant. Pour autant, ont-ils appris quelque chose, les gens d’Occident ? Oui et non. Sur le fond, ils restent persuadés qu’ils sont les plus beaux, les plus moraux, les plus justes, et puis aussi, dirais-je un peu gênés, – les plus forts, – mais là, il y a comme un doute qui s’est infiltré dans la pensée dominante. Qu’importe : ils sont tellement ce qu’ils sont qu’à mon compte, je pense qu’ils oublieront une partie de la leçon et tiendront avant tout à ne pas perdre la face… Mais comment faire ? Comment reculer un peu sans reculer du tout en affirmant qu’on avance ?

Lire la suite

« La finance n’est rien d’autre que le business de la dette » – Anice Lajnef

La crise de 2008 devait sonner le glas de notre système monétaire fondé sur la dette avec intérêts. La crise dite des subprimes, soit l’effondrement du château de cartes des crédits immobiliers américains, a provoqué à son tour l’effondrement d’un château de cartes bien plus grand : celui de la finance internationale…

Lire la suite

Comment la CIA et le MI6 ont créé ISIS

Étant donné qu’ISIS-K se dresse actuellement contre la Chine, l’Iran et la Russie – en d’autres termes, les principaux adversaires de l’empire américain – il convient de revenir sur les origines du groupe « parent ». Apparu apparemment de nulle part il y a un peu plus d’une décennie, avant de dominer les grands titres des médias et la conscience publique occidentale pendant plusieurs années avant de disparaître à nouveau, le groupe a occupé à un moment donné de vastes pans du territoire irakien et syrien, déclarant un « État islamique », qui émettait sa propre monnaie, ses propres passeports et ses propres plaques d’immatriculation.

Lire la suite

Les États-nations, c’est fini ?

l’idéaliste peut toujours rêver de souveraineté nationale, mais le réaliste sait que, pour se libérer de la domination américaine (qui est en fait, de plus en plus, une domination israélienne), l’Europe n’a pas mieux à faire que de s’allier à la puissance impériale russe, porteuse de valeurs civilisationnelles saines. Le réaliste ne renonce pas à l’Europe, mais il fait le pari que l’entente avec la Russie et son projet de multipolarité sera plus favorable à la renaissance d’une civilisation et d’une souveraineté européennes que la domination américaine. Enfin, le réaliste admet que l’Allemagne, et non la France, reste le leader naturel de la civilisation européenne, comme elle l’a toujours été. L’Europe ne pourra renaître en tant que civilisation que si l’Allemagne trouve la force de résister au racket de Washington et s’allie durablement à la Russie.

Lire la suite

Le modèle romain de notre empire ploutocratique – Nicolas Bonnal

La ploutocratie totalitaire induit une gouvernance impériale-globale sur les masses. C’est pourquoi actuellement les élites et leurs journalistes choisissent l’empire ; il en était de même dans l’Antiquité, comme l’explique l’historien Fustel De Coulanges dans son infinie Cité antique, livre le plus indispensable au monde.

Lire la suite